cx-slav1.gif (990 octets)

Pages Orthodoxes La Transfiguration

cx-slav1.gif (990 octets)

 

Nous répondons aux questions de nos visiteurs

 

PRÉSENTATION

ATTENTION !

Cette page étant très volumineuse, ne pas interrompre le téléchargement de la page si vous voulez accéder à la page entière (le téléchargement sera complet lorsque Internet Explorer affichera « Terminé » sur la barre inférieure, à gauche). Vous pouvez consulter cette présentation, ainsi que l'index des sujets qui la suit, pendant que le téléchargement se poursuit.

Depuis l'inauguration des PAGES ORTHODOXES LA TRANSFIGURATION le 6 août 1997, nous avons répondu à de nombreuses questions de nos visiteurs. Croyant que nos réponses sauraient être de quelque utilité à d'autres visiteurs à nos pages, nous avons créé un recueil regroupant l'essentiel de nos réponses, qui sont présentées ici selon le sujet général traité. L'index des sujets est suivi de nos réponses, sous forme d'informations, de commentaires et de références.

Afin de simplifier la préparation et la mise à jour de cette page, nous n'avons pas revue en détail le texte entier, et nous prions nos visiteurs de nous pardonner si on y trouve des coquilles, des lapsus de composition etc. Avisés d'erreurs éventuelles, nous les corrigerons aux futures mises à jour.

Dernière mise à jour : 27 septembre 2007.

RECHERCHE DANS CETTE PAGE

Nous suggérons trois façons d'effectuer une recherche dans cette page :

1. UTILISEZ L'INDEX DES SUJETS ICI-BAS

Cliquez sur l'étoile [*] qui suit le nom du sujet pour atteindre l'entrée principale.

2. UTILISEZ LA COMMANDE « RECHERCHER »
DE VOTRE NAVIGATEUR INTERNET

Dans Microsoft Internet Explorer, cliquez sur ÉDITION, puis sur  RECHERCHER (DANS CETTE PAGE)  et tapez le mot-clé que vous recherchez. Cliquez sur SUIVANT.

3. UTILISEZ LA FONCTION DE RECHERCHE DES PAGES ORTHODOXES

Ceci effectuera une recherche du site entier, et non seulement de cette page, de vos mots-clé. Cliquez ICI pour accéder à la formulaire de recherche.

 


SUJETS

Cliquez sur l'étoile [*] qui suit le sujet pour atteindre l'entrée principale.

ABRAHAM : VA VERS TOI-MÊME *
ACATHISTE *
ACÉDIE / DÉCOURAGEMENT – VOIR AUSSI PASSIONS *
AFRIQUE – ORTHODOXIE *
AGNEAU (DE LA LITURGIE) *
ÂME APRÈS LA MORT *
ÂME APRÈS LA MORT + LES " POSTES DE PÉAGE " *
AMOUR DES ENNEMIS – VOIR PARDON *
ANAMNÈSE *
ANGES *
ANGES – NEPHILIMS *
ANGES – URIEL *
ANIMAUX *
ANTIOCHE – PATRIARCAT *
APOCRYPHES – Voir BIBLE – LIVRES DEUTÉROCANONIQUES *
APOPHTEGMES – Voir PÈRES DU DÉSERT *
ARGENTI – P. CYRILLE ARGENTI *
BAPTÊME – CATÉCHUMÈNES *
BAPTÊME – INITIATION CHRÉTIENNE *
BELGIQUE – ORTHODOXIE *
BÉNÉDICTIONS DE MAISONS *
BÉNÉDICTIONS DIVERSES *
BIBLE ET TRADITION *
BIBLE – TRADUCTIONS *
BIBLE – COMMENTAIRES *
BIBLE – ACCÈS INTERNET *
BIBLE – LIVRES DEUTÉROCANONIQUES *
BIBLE ET SALUT *
BIOÉTHIQUE *
BRÉSIL – ORTHODOXIE *
CALENDRIER LITURGIQUE *
CATÉCHÈSE ORTHODOXE *
CHANT LITURGIQUE *
CHAPELET *
CHINE – ÉGLISE ORTHODOXE *
CITATIONS DES PAGES ORTHODOXES *
COMMUN DES JOURS DE SEMAINE *
COMMUNION – VOIR AUSSI EUCHARISTIE *
COMMUNION – NON-ORTHODOXES *
CONCILES ŒCUMÉNIQUES – VIIIe *
CONCORDANCE *
CONFESSION *
CONFESSION – FORMULES DU PÉNITENT *
CONFLITS DANS L’ÉGLISE *
CANONS – ANGE GARDIEN ET PÉNITENTIEL *
CONVERSION/REPENTANCE *
COULEURS LITURGIQUES *
CRAINTE DE DIEU *
CROIX ORTHODOXE *
DÉCOURAGEMENT – VOIR ACÉDIE *
DÉMONS – PUISSANCES DES TÉNÉBRES – MAGIE VAUDOU *
DEVENIR ORTHODOXE *
DIPTYQUE *
DISCIPLES D’EMMAÜS *
DIVORCE *
DORMITION DE LA MÈRE DE DIEU *
ÉGLISE ASSYRIENNE *
ÉGLISES CANONIQUES ET NON-CANONIQUES *
ÉGLISE DE DIEU *
ÉGLISE LOCALE *
ÉGLISES NATIONALES *
ÉGLISES ORTHODOXES ORIENTALES *
ÉGLISE ORTHODOXE RUSSE – CONCEPTION SOCIALE *
ENCENS *
ÉNERGIES DIVINES *
ÉPREUVES *
ESCHATOLOGIE *
ESPRIT SAINT – PRIÈRES *
ÉTHIQUE MÉDICALE *
ESPAGNE – ORTHODOXIE *
ÊTRE ORTHODOXE ISOLÉ *
EUCHARISTIE – PRÉSENCE RÉELLE / ADORATION *
ÉVANGILE SELON THOMAS *
ÉVANGÉLISTES *
ÉVANGÉLIAIRE *
FILIOQUE *
FEMME DANS L’ORTHODOXIE *
FÊTES LITURGIQUES *
FOI – DOUTES ET QUESTIONS *
FRANCS-MAÇONS *
GENÈVE – ORTHODOXIE *
GOURMANDISE – VOIR PASSIONS *
HÉSYCHASME *
HUILE SAINTE *
HYMNE DES CHÉRUBINS - signification *
HYMNE DES CHÉRUBINS - texte *
ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU " AUX TROIS MAINS " *
ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU DE KAZAN *
ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU " EN TOI SE RÉJOUIT " - SAINT SÉRAPHIM DE SAROV *
ICÔNES DE LA MÈRE DE DIEU – ÉTOILES SUR SON MANTEAU *
ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU – LA GRANDE PANAGIA *
ICÔNE DE LA VIERGE DE TENDRESSE *
ICÔNE DE LA VIERGE DE VLADIMIR *
ICÔNE DE LA VIERGE DU BUISSON ARDENT *
ICÔNE DE LA RENCONTRE DE SS. JOACHIM ET ANNE *
ICÔNES – BÉNÉDICTION *
ICÔNES – DISCIPLES D’EMMAÜS *
ICÔNES – IMAGES *
ICÔNE – SAINT JEAN BAPTISTE *
ICÔNES – QUÉBEC *
ICÔNES – SAINTS OCCIDENTAUX *
ICONOGRAPHIE *
IC-XC *
IMAGES SUR INTERNET *
IMMACULÉE CONCEPTION *
INFAILLIBILITÉ DE L’ÉGLISE *
INTERCOMMUNION *
ISLAM *
ITALIE – ORTHODOXIE *
JUGEMENT DERNIER *
JEÛNE *
JEÛNE ET PRIÈRE *
KÉNOSE *
LAÏQUE/LAÏC *
LUC 16, 1-13 : L’INTENDANT MALHONNÊTE *
KONDAK *
LANGUES LITURGIQUES – SLAVON *
" LE CHEMIN " (REVUE) *
LITURGIE – ÉGLISE ORTHODOXE *
LITURGIE – RÉFÉRENCES *
LITURGIE – COMMUNION *
LITURGIE DE SAINT BASILE LE GRAND *
LITURGIE – VERSION " CONCERT " *
LITURGIES *
LIVRES LITURGIQUES *
LIVRES LITURGIQUES – SPOUTNIK *
" LUMIÈRE DU THABOR " *
MACCABÉES *
MAGES *
MALADIE *
MARIAGE *
MARIAGE – CLERGÉ (MATOUSHKA – PRESBYTERA) *
MARIAGE – DATES *
MARIAGE MIXTE *
MARIAGE – RÉFÉRENCES *
MATTHIEU 23, 1-12 *
MÉDIATION *
MÉDITATION *
MELKITES *
MÈRE DE DIEU – DOGMES *
MÈRE DE DIEU – ICÔNES ET FÊTES *
MÉTANOÏA – VOIR " REPENTIR " *
MIRACLES *
MONACHISME *
MONASTÈRE SAINT-JEAN-LE-BAPTISTE (ANGLETERRE) *
MORT *
NATIVITÉ DU CHRIST – ICÔNE/CRÈCHE *
NATIVITÉ DU CHRIST - NOËL *
NÉOCALENDRISTES *
NOËL ORTHODOXE *
NOM DE DIEU *
NORMANDIE – ORTHODOXIE *
NOTRE PÈRE – SLAVON *
OFFICES BYZANTINS *
OFFICES – PRIÈRE DES HEURES *
ONCTION DES MALADES *
ONCTION D’HUILE *
ORDINATION *
ORTHODOXIE *
ORTHODOXIE – CATHOLICISME *
ORTHODOXIE CONTEMPORAINE *
ORTHODOXIE–LECTURES *
ORTHODOXIE-PROTESTANTISME *
PAGES ORTHODOXES LA TRANSFIGURATION - ORIGINE *
PAGES ORTHODOXES LA TRANSFIGURATION - MISES À JOUR *
PAGES ORTHODOXES LA TRANSFIGURATION – PUBLICITÉ *
PAPE DE ROME *
PÂQUES – DATE *
PÂQUES – SEMAINE SAINTE : OFFICES *
PARACLISIS – ORIGINE *
PARDON – AMOUR DES ENNEMIS *
PASKA *
PASSIONS - ACÉDIE *
PASSIONS – GOURMANDISE *
PATERNITÉ SPIRITUELLE *
PATRIARCAT DE CONSTANTINOPLE *
PÊCHE MIRACULEUSE (JEAN 21, 1-11) *
PÉCHÉ ORIGINEL *
PÈLERIN RUSSE *
PÈRES DU DÉSERT *
PÈRES SPIRITUELS *
PÈRE TOUT-PUISSANT *
PERSONNE – INDIVIDU *
PORTER SA CROIX *
PORTES *
POUVOIRS DU CHRÉTIEN *
PRÉSENTATION DE LA MÈRE DE DIEU AU TEMPLE (21 NOVEMBRE) *
PRIÈRE CONTINUELLE *
PRIÈRE DE JÉSUS *
PRIÈRE DE JÉSUS – QUÉBEC *
PRIÈRE DE JÉSUS – SLAVON *
PRIÈRE AUX SAINTS ET POUR LES DÉFUNTS *
PRIÈRE D’INTERCESSION *
PRÈRES DE LA TABLE ET AU DÉBUT D’UNE ENTREPRISE *
PROPHÉTIES DE L’ANCIEN TESTAMENT *
PROSCOMÉDIE *
PSAUME 33/34 *
PSAUMES - CHANTS *
PSAUMES ET ÉVANGILES *
PSAUMES – LECTURE *
PSAUMES – TRADUCTIONS *
PSYCHOTHÉRAPIE ORTHODOXE *
QUÉBEC – ORTHODOXIE *
QUÉBEC (VILLE) – PAROISSES ORTHODOXES *
QUÉBEC – RESSOURCES ORTHODOXES *
QUESTIONS MORALES – SEXUALITÉ, CONTRACEPTION, AVORTEMENT ET EUTHANASIE *
RAWDON *
" REGARDS ORTHODOXES " *
RÉINCARNATION *
RELIGIONS NON-CHRÉTIENNES *
RELIQUES *
REPENTIR *
" RENCONTRE AVEC L’ORTHODOXIE " *
RÉSURRECTION DU CHRIST *
RETRAITES *
REVUE 3e MILLÉNAIRE *
ROUES DE FEU ET TÉTRAMORPHES *
RUBRIQUE *
SABAOTH *
SACREMENTS DANS L’ÉGLISE ORTHODOXE *
SACREMENTS HORS DE L’ÉGLISE ORTHODOXE *
SAINT JEAN CHRYSOSTOME – ŒUVRES *
SAINTETÉ *
SAINTE JÉRUSALEM – SAINTE SOPHIE ET SES ENFANTS *
SAINTS OCCIDENTAUX *
SAINTS – QUESTIONS DIVERSES *
SAINTS – RELIQUES *
SAINT NECTAIRE D’ÉGINE – ÉCRITS *
SAINT SILOUANE L’ATHONITE *
SAUVÉ *
SCHISME – SÉPARATION DES ÉGLISES 1054 *
SECTES DANS L’ORTHODOXIE *
SEXUALITÉ – MASTURBATION *
SIGNE DE CROIX *
SLAVON TRANSLITTÉRÉ *
SOUFFRANCE – RÉCONFORT *
SOUS TA MISÉRICORDE – SUB TUUM *
STARETS *
TEMPS LITURGIQUES – OCCIDENT/ORIENT *
TITRES RELIGIEUX *
THÉOPHANE LE RECLUS *
THÉOLOGIE – FOI *
THÉOLOGIE MYSTIQUE *
THÉOLOGIE – RÉFÉRENCES *
TRANSFIGURATION – RÉFÉRENCES *
TRANSFIGURATION – LUMIÈRE INCRÉÉE *
TRINITÉ – ÉGLISE ORTHODOXE *
TRINITÉ *
TYPIKON *
VASSULA RYDEN *
VÊTEMENTS LITURGIQUES – ÉVÊQUE *
VIE APRÈS LA MORT *
VIE SPIRITUELLE *
VIGILES *
VIOLENCE DANS LA BIBLE *
ZÉON - ORIGINE *


RÉPONSES

 

 

ABRAHAM : VA VERS TOI-MÊME

En ce qui concerne " Abraham : L’appel vers soi ", il me semble que l’auteur de ce titre à bien saisi l’appel de Dieu dans Genèse 12, 1, car il s’agit d’un retournement vers nos profondeurs, comme vous le dites, ces énergies potentielles en nous qui demandent d’être apprivoisées et converties en lumière : c’est la réalisation de notre vocation, symbolisé par l’exil d’Abram de son pays d’origine pour aller vers la terre promise par Dieu. Si vous ne connaissez pas déjà le travail d’Annick de Souzenelle, je vous recommande ses livres, en particulier Résonances bibliques, paru en 2001, en quelque sorte le sommet de son œuvre. Elle traduit l’appel de Dieu à Abram : " Va vers toi-même ! ". Dans un premier temps vous pouvez consulter le site dévoué à Annick de Souzenelle au : http://souzenelle.ovh.org/.

ACATHISTE

Voici une page qui contient une explication et des liens vers a grand nombre d’acathistes :
http://www.orthodoxwiki.org/Akathist#Relating_to_the_Theotokos .

ACÉDIE / DÉCOURAGEMENT – VOIR AUSSI PASSIONS

Il serait peut-être utile d’essayer de découvrir, en toute tranquillité d’esprit, les raisons de cette perte d’intérêt. Est-ce que ceci vient surtout de facteurs extérieurs (engagements professionnels et familiaux, environnement désintéressé ou hostile à la vie spirituelle, manque d’encadrement…) ou intérieur (soucis quotidiens, doutes au niveau de la foi, découragement par le manque de " progrès ", conflits entre traditions spirituelles…). La persévérance est très importante dans la vie spirituelle, car c’est souvent seulement à long terme qu’on obtient les vraies bénéfices de nos pratiques. Pour cette raison il est important de fixer en accord (avec son père spirituel ou seul), une " règle de prière " convenable, qui ne soit pas trop onéreuse que nous sommes facilement tenter de l’abandonner. On peut toujours en faire plus que la " règle ", et éventuellement l’augmenter, mais on ne doit jamais faire moins que la règle. La " règle " peut comporter des prières fixes et variables, ainsi que la lecture spirituelle, en particulier le Nouveau Testament. Une courte lecture du Nouveau Testament chaque jour est souhaitable. Dans votre situation, une lecture et une méditation de la parable du semeur (Matthieu 13, 1-23) pourrait être utile.

--------------------------------------------------------------

Je comprends bien le doute qui vous tracasse concernant la prière de Jésus – oui, c’est une forme d’acédie qui cherche à te déstabiliser, premièrement par rapport à l’utilité de réciter la prière pendant le jour, puis sans doute dans un deuxième temps, l’utilité de la prière tout court, et dans un troisième temps, l’utilité de toute forme de prière.

Vous trouverez dans la Philocalie beaucoup de références à l’acédie, mais assez éparpillés, ici et là. Aussi, un des degrés de l’échelle de saint Jean Climaque est consacré à l’acédie – no. 13, p. 148.

Comme " remèdes " à l’acédie, les Pères recommandent la pratique de la patience ou la persévérance, l’espérance, le repentir, la " mémoire de la mort ", la " crainte de Dieu ", le travail manuel, et bien sûr la prière. Je vous enverrai un texte spécialement sur l’acédie.

Je pense que la persévérance est très importante dans la vie spirituelle, car c’est souvent seulement à long terme qu’on obtient les vraies bénéfices de nos pratiques. Pour cette raison il est important de fixer, en accord avec son père spirituel, une " règle de prière " qui ne soit pas trop onéreuse que nous sommes facilement tenter de l’abandonner. On peut toujours en faire plus que la " règle ", et éventuellement l’augmenter, mais on ne doit jamais faire moins que la règle.

Je dois souligner que dans la Tradition orthodoxe, la pratique de la prière de Jésus est intégrée dans un ensemble de pratiques spirituelles qui constituent la vie spirituelle des fidèles. Parmi ces pratiques la plus importante est la fréquentation régulière des sacrements, en particulier l’Eucharistie. D’autres sont le jeûne, la participation à d’autres offices liturgiques, la lecture spirituelle – et la recherche de conseils auprès de son père spirituel.

--------------------------------------

Comme vous le savez sans doute, chez les Pères et dans les écrits ascétiques, l’acédie est une des " passions " ou des " maladies " de l’âme. Voici des définitions de ces deux termes :
Acédie (n.f.) : (du grec akedia) Rupture de l’ascèse et de la vigilance, état de négligence intérieure, de découragement ou perte de l’élan pour les choses spirituelles, d’où la recherche du " divertissement " sous toutes ses formes.
Passion (n.f.) : (du latin, patior, " souffrir ") Dans le langage ascétique, la passion est un état pécheur, ou une maladie de l’esprit, profondément ancrée dans l’âme et résultant d’une suite de consentements données à de mauvaises pensées. Les Pères identifient généralement huit passions principales : gourmandise, avarice, fornication, colère, tristesse, acédie (paresse ou oisiveté spirituelle), vaine gloire et orgueil, cette dernière étant considérée la " reine des passions ".

Les origines de la description des passions et de leur maîtrise remontent aux Pères du désert, par exemple dans les écrits d’Évagre le Pontique (+399), en particulier son texte Praxis (voir Praxis et gnosis d’Évagre le Pontique ou la guérison de l’esprit, présenté par Jean-Yves Leloup (Albin Michel). Les passions sont traitées d’une façon plus détaillée dans les écrits de saint Jean Cassien, en particulier dans ses Institutions cénobitiques. De nos jours, il y le livre du père Alphonse et de Rachel Goettmann, Guérison des maladies spirituelle; Ces passions qui nous tuent : Diagnostic et remèdes (Presses de la Renaissance, 1998). L’acédie y est présentée aux pages 156 à 171.

Se basant sur les Pères, on recommande comme " remèdes " à l’acédie -

J’ajoute quelques mesures concrètes :

 

AFRIQUE – ORTHODOXIE

C’est le Patriarcat d’Alexandrie qui est responsable des églises orthodoxes en Afrique. Voici les coordonnées :

His Beatitude, PETROS, Pope and Patriarch of Alexandria and All Africa
THE CHURCH OF ALEXANDRIA
Greek-Orthodox Patriarchate of Alexandria
POB 1307, 2006 , Alexandria, Egypt
tel +20.3.482.2890 (from Alexandria) tel +20.2.510.3516 (from Cairo)
email goptalex@tecmina.com Website http://www.greece.org/gopatalex

AGNEAU (DE LA LITURGIE)

La définition qui paraît dans le lexique est bien correcte : " Agneau : Dans la Liturgie, la parcelle centrale, de forme carrée, découpée de la prosphore pendant la Proscomédie et portant l’inscription IS XS - NIKA (Jésus Christ Vainqueur), représentant l’Agneau de Dieu, le Christ immolé en sacrifice. L’Agneau est sanctifié pendant l’anaphore pour servir à la communion. "

Cependant, cette définition n’est pas tout-à-fait complète, car il y a aussi les parcelles de commémoration de la Mère de Dieu, des saints, des vivants et des défunts, préparées à même les autres parties de la prosphore pendant la Proscomédie. Dans la pratique slave, ces parcelles, de même que les parcelles prélevées des prosphores offertes par les fidèles avec leurs diptyques, ne sont pas ajoutées au calice pour la communion des fidèles, qui ne contient donc que les morceaux de l’Agneau lui-même. Plutôt, ces parcelles sont versées dans la coupe après la communion des fidèles et sont consommées par le diacre ou le prêtre, selon le cas, après la Liturgie ; elles sont ajoutées au moment où le diacre dit : " Lave, Seigneur, par ton Sang précieux et les prières de tes saints, les péchés de ceux dont il a été fait mémoire ici. "

Dans la pratique grecque (aussi chez les arabes), les parcelles de commémoration sont ajoutées au calice avant la communion des fidèles, qui peuvent donc communier à un morceau de l’Agneau ou à une parcelle de commémoration. De même que le vin est considéré sanctifié par son contact avec l’Agneau consacré préalablement qui sert à la Liturgie des saints dons présanctifiés, ici les parcelles de commémoration ajoutées au calice après la consécration sont sanctifiées par leur contact avec le vin et les morceaux de l’Agneau déjà consacrés.

Les autres parties de la prosphore (ou des prosphores – chez les grecs, ce sont de véritables pains), servent pour l’antidore, qui est béni pendant le Liturgie, mais non consacré, et distribué aux fidèles ayant communiés (pratique slave) ou après la Liturgie (pratique grecque et slave).

ÂME APRÈS LA MORT

C’est un sujet concernant le quel je dirai qu’on ne peut pas fournir des réponses définitives. Les Pères anciens ont certainement donné des enseignements, souvent très précises, sur l’expérience de l’âme après la mort, enseignements souvent basés sur des expériences et des visions, mais est-ce que cela nous permet vraiment de généraliser pour tous ?

Saint Jean Maximovitch résume ainsi l’enseignement traditionnel des Pères concernant l’expérience de l’âme pendant les deux premiers jours après la mort : " Pendant deux jours l’âme jouit d’une liberté relative et peut visiter des lieux qui lui étaient chers sur la terre, mais la troisième jour elle se déplace vers des sphères différentes ". C’est dans ce contexte que certains Pères enseignent que les âmes des défunts sont conscients de la présence de parents et d’amis auprès de leur dépouille mortel, mais bien sûr ne peuvent communiquer avec ces personnes.

Concernant votre deuxième question (" Comment peuvent-ils [les morts] se détacher facilement des attachements terrestres ? "), on peut imaginer, comme le suggère la citation de saint Jean Maximovitch, que la liberté des âmes des défunts n’est pas sans limites, et qu’elles sont contraintes de quitter les lieux et les personnes qui leur sont chers pour s’engager plus profondément dans un processus d’après la mort qui est soit universel, soit personnel.

Concernant la troisième question (" Si non, à quoi ça sert de se déplacer et de voyager pour aller inhumer la dépouille?? Est-ce par respect, ou pour rendre hommage?? "), oui par respect et pour rendre hommage au défunt, mais aussi pour prendre congé définitivement de lui (ce qui est plus difficulté en l’absence du corps, par exemple si le corps a déjà été incinéré), et ce qui est peut-être plus important, de prier pour le défunt. La prière pour les défunts est une pratique très ancienne dans le christianisme et est en quelque sorte une obligation des vivants, un témoignage de l’amour qui existe toujours pour le défunt. Car l’amour ne disparaît pas avec la mort, mais doit nécessairement prendre une autre forme que lorsque la personne était vivante. La forme la plus haute de cet amour est sans doute celle de la prière, parce que par la prière nous continuons à manifester notre amour pour le défunt et à l’aider en quelque sorte, d’une façon connue de Dieu seul.

Pour conclure, les vivants ne doivent pas prendre d’initiative de contacter ou de communiquer directement avec les défunts : cela ne fait entrer dans des pratiques ésotériques qui ne sont pas chrétiennes. Si nous sentons qu’un être cher a communiqué avec nous après sa mort, par exemple dans un songe, on doit l’accepter humblement, mais sans y attacher une grande importance, à cause de l’incertitude concernant l’origine de ce genre de communication.

Je vous recommande de lire en particulier les textes suivants à la section " Souffrance, mort et résurrection " des Pages Orthodoxes La Transfiguration  :

Souffrance, Mort et Résurrection : Introduction

 

De la mort et de la résurrection par Mgr Kallistos Ware

" La mort est vaincue " : les fins dernières selon les Pères de l’Église par Père Placide (Deseille)

La prière pour les défunts

 

Office de la Pannychide - Acathiste pour les défunts

 

ÂME APRÈS LA MORT + LES " POSTES DE PÉAGE "

Ce que j’avais en vue en disant que certains théologiens orthodoxes contestent l’enseignement des " postes de péage " est la controverse à l’intérieur de l’Église orthodoxe russe hors-frontières il y a quelques années autour du livre du Père Séraphim Rose, " The Soul after Death " (The Soul After Death, Contemporary After-Death Experiences in the Light of the Orthodox Teaching on the Afterlife, by Father Seraphim Rose, Saint Herman of Alaska Brotherhood, PO Box 70, Platina, CA 96076 USA). Le livre n’a pas été édité en français, mais des extraits sont disponibles sur le site des " VCO ", dans le bulletin " Orthodoxie " : http://perso.club-internet.fr/orthodoxie/table.htm . Je ne connais pas la brochure du Monastère Orthodoxe St Michel 47 230 Lavardac : " L’Âme après la Mort " : serait-ce le même texte ?

Vous trouverez quelques textes critiquant le livre du Père Séraphim Rose au site " New Ostrog " à l’adresse : http://www.new-ostrog.org/toll_main.html. La " réponse " du Père Séraphim Rose est aussi disponible en ligne : http://www.orthodoxinfo.com/death/critic.htm.

Dans son article " La mort est vaincue ", Père Placide écrit que les " postes de péage " sont l’enseignement des Pères de l’Église – le but de son texte – mais il ne fait pas de commentaire sur cet enseignement. Mgr Kallistos ne les mentionne pas dans son article " De la mort et de la résurrection ".

 

Les espérances terrestre et à la mort pour un chrétien : Ce sont des questions assez vastes ! On trouve des indications, sous différentes formes, dans les Évangiles et les Épîtres, ainsi que dans les enseignements des Pères de l’Église et la vie des saints de tous les temps. Par où commencer ? Un bon point de départ est sûrement le " Sermon sur la montagne " de Jésus dans l’Évangile de Matthieu (chapitres 4 à 6). On trouve dans ce texte les " Béatitudes ", qui peuvent s’appliquer dans cette vie mais aussi dans la vie future. Car dans l’enseignement de l’Église, le Royaume de Dieu n’est pas seulement dans la vie prochaine, mais aussi dans la vie présente. C’est ainsi que la Divine Liturgie n’est pas seulement la commémoration d’évènements passés, ni une image de la Liturgie céleste ou future, mais une participation réelle au Royaume dès maintenant.

Pour ce qui est de l’après-mort, le christianisme enseigne la nature éternel de l’âme, la résurrection des morts et un " jugement ", généralement un jugement particulier, après la mort, et un jugement général or dernier, à la fin des temps. Le Christ parle du jugement général ou dernier dans l’ Évangile de Matthieu, 25, 31-46, où il y aura séparation des " brebis " des " boucs ". Je vous envoie ci-joint un article de Mgr Kallistos Ware sur " la mort et la résurrection " qui pourrait vous aider à ce sujet. Vous trouverez d’autres informations à la section Souffrance, Mort et Résurrection : Introduction des Pages Orthodoxes La Transfiguration .

AMOUR DES ENNEMIS – VOIR PARDON

ANAMNÈSE

Concernant l’Anamnèse (n.f.) : (du grec anamnesis " souvenir, action de rappeler à la mémoire ") Acte rendant actuel un événement passé ou même - paradoxalement - à venir, en le rappelant non seulement à la mémoire des hommes mais aussi à celle de Dieu. Dans la Liturgie, prière après les paroles de l’Institution qui rappelle et rend présent l’œuvre du salut que Dieu a accompli pour nous, les mystères du Verbe incarné. Ce rappel est fait " en souvenir " du précepte du Seigneur : Faites ceci en mémoire de moi (Lc 22,19). Dans la Liturgie de saint Jean Chrysostome, il s’agit de la prière suivante : " Commémorant donc ce commandement salutaire et tout ce qui a été fait pour nous : la Croix, le Tombeau, la Résurrection au troisième jour, l’Ascension au ciel, le Siège à la droite, le second et glorieux Nouvel Avènement, Ce qui est à toi, le tenant de toi, nous te l’offrons en tout et pour tout ".

ANGES

Les chérubins et les séraphins : Les principaux ordres des anges, selon les hiérarchies hébraïques et chrétiennes, notamment selon saint Denys l’Aéropagite, dans son livre l’Hiérarchie céleste. Les séraphins sont mentionnés deux fois dans la Bible (Isaïe) alors que les chérubins le sont 61 fois, tous dans l’Ancien Testament, sauf une référence dans Hébreux. On dit que certains anges mentionnés par nom dans la Bible, notamment Michel et Gabriel, sont des séraphins et non pas des archanges, comme on les désigne couramment, les archanges étant un ordre inférieur dans l’hiérarchie.

ANGES – NEPHILIMS

Les " nephilims " sont mentionnés brièvement dans la Genèse :

" Lorsque les hommes commencèrent d'être nombreux sur la face de la terre et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu trouvèrent que les filles des hommes leur convenaient et ils prirent pour femmes toutes celles qu'il leur plut. Yahvé dit : " Mon esprit ne demeurera pas dans l'homme, puisqu'il est chair ; sa vie ne sera que de cent vingt ans. " Les Nephilim étaient sur la terre en ces jours-là (et aussi dans la suite) quand les fils de Dieu s'unissaient aux filles des hommes et qu'elles leur donnaient des enfants ; ce sont les héros du temps jadis, ces hommes fameux. " (Gn 6,1-4).

L’origine de ces références doit plus à la mythologie du Proche-Orient à l’époque de la composition de la Genèse, qu’à des " faits historiques ", ou même à des récits qui peuvent être édifiants pour la foi. De nos jours, c’est surtout dans des milieux ésotériques et occultistes qu’on s’intéresse à cette question.

Voici ce qu’en dit une note de la Bible de Jérusalem (3e édition) :

" Tout n'est pas clair pour nous dans ce bref épisode de tradition yahviste, mais l'auteur reprend sans doute des éléments d'une tradition populaire à caractère mythologique. La difficulté vient d'abord de l'identité des " fils de Dieu " (cf. Dt 32 8+), puis de la relation qu'il peut y avoir entre leur union avec les filles des hommes et les nephilîm du v. 4. On pourrait penser que ces derniers (on songe ici à Ez 32 17-32 où l'on parle précisément de ceux qui sont " tombés ", signification de nephilîm, et qui ont été placés ou sont couchés, malgré leur vaillance, parmi les victimes de l'épée, de même que dans le mythe classique des Titans) sont le résultat de l'union des " fils de Dieu " avec les filles des hommes, mais le texte dit seulement que les nephilîm habitaient sur la terre à ce moment-là. Ils pourraient être les Géants (ou Titans) sémitiques, mais ailleurs on les nomme " fils d'Anaq " ou Anagîm (cf. 13 28.33 ; Dt 1 28+). Sans se prononcer sur la valeur de cette croyance et en voilant son aspect mythologique, il rappelle seulement ce souvenir d'une race insolente de surhommes, comme un exemple de la perversité croissante qui va motiver le déluge. Le Judaïsme postérieur et presque tous les premiers écrivains ecclésiastiques ont vu des anges coupables dans ces " fils de Dieu ". Mais, à partir du IVe siècle, en fonction d'une notion plus spirituelle des anges, les Pères ont communément interprété les " fils de Dieu " comme la lignée de Seth et les " filles des hommes " comme la descendance de Caïn. " (Bible de Jérusalem, note (c), p. 45).

Je pense que ceci résume bien la situation en ce qui concerne l’Église : on ne doit pas accorder beaucoup d’importance à cette question.

Vous trouverez des textes de différentes sources – bibliques, études philologiques et mythologiques, catholiques, ésotériques etc. - aux pages suivantes (en anglais) :

http://www.mystae.com/restricted/streams/scripts/nephilim.html

http://www.mystae.com/restricted/streams/scripts/watchers.html

L’enseignement de l’Église ne va pas plus loin que les informations que je vous ai envoyés. Bien que certains Pères ont fait des commentaires sur l’épisode dans Genèse 6,1-4, il ne s’agit aucunement de question de doctrine, mais plutôt d’une référence de l’Ancien Testament qui reste mystérieuse, surtout qu’elle est fondée sur des mythes communs chez les peuples du Proche-Orient à l’époque. Il n’est donc pas possible d’affirmer avec certitude qu’il s’agit d’un fait historique. C’est dans ce sens qu’on ne peut pas répondre à votre question, à savoir du sort des anges qui auraient participé aux unions avec des femmes. Il y a d’ailleurs un problème de non-sens, du point de vue de la tradition chrétienne concernant les anges : comme le suggère la note de la Bible de Jérusalem (BJ), les Pères tardifs (après le IVe siècle !) ont enseigné que les anges sont des êtres personnels mais incorporels, qui ne sont pas sujet aux pulsions de la chair comme les humains : comment auraient-ils pu s’unir aux femmes ? Aussi Jésus lui-même dit que les anges ne sont ni masculin ni féminin (cf. Mt 23,30 : À la résurrection, en effet, on ne prend ni femme, ni mari, mais on est comme des anges dans le ciel).

En ce qui concerne la chute d’une partie des anges, les Pères tardifs enseignent que ceci étaient causé par une faute même avant la création du monde – le Satan apparaît, par exemple, dans le Paradis avant la chute d’Adam. C’est cette chute des anges qui, selon l’interprétation des Pères, est évoquée dans le livre d’Isaïe, 14, 3-21 ; par exemple :

 

Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l'aurore! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations! Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, A l'extrémité du septentrion; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut. Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse. (Bible Louis Segond)

Comme le suggère la note de la BJ, certains des premiers Pères attribuaient la chute des anges à leurs actions suggérées dans Genèse 6. Ainsi, Irénée de Lyon (IIe siècle) dans Contre les hérésies (CH) réfère à " tout le mélange du mal qui se déchaîna avant le déluge par suite à l’apostasie des anges " (CH, V,29,2) ; et il dit par rapport au déluge : " depuis que les anges rebelles s’étaient mêlés à eux… [la race d’hommes au temps de Noé] (CH IV,36,4). Mais les Pères ultérieurs ont attribué la chute des anges devenus démons à une faute de l’esprit (notamment l’orgueil), ce qui est plus conforme à leur nature, plutôt qu’à une faute charnelle.

ANGES – URIEL

Deux remarques d’ordre général concernant Uriel :

1. Le fondement biblique du nom de l’archange Uriel n’est pas très ferme : on le trouve seulement dans Esdras 2, un  livre qui n’est pas considéré canonique ni par les Protestants, ni par l’Église catholique, mais qui se trouve dans les Bibles grecques et slavonnes (voir l’extrait de Esdras 2, le dernier texte ici-bas).

2. On attribue, dans les traditions juives et chrétiennes, toutes sortes d’actions à l’archange Uriel, mais ces attributions à Uriel n’ont pas de fondement dans l’Écriture. Par ailleurs, Uriel semble avoir été " adopté " par des milieux ésotériques qui sont généralement assez éloignés de la tradition chrétienne et ces sources et références doivent donc être approcher avec discernement.

ANIMAUX

Les Pères disaient que les animaux ont une " âme sensible " comme nous, car ils ressentent le plaisir et la douleur des sens. Mais ils n’ont pas d’ " âme intelligible " comme nous, ils ne sont pas des " personnes " au sens théologique. Il est certain que nous avons des responsabilités envers les animaux, comme envers toute la création : c’est également à cause de la chute de l’homme que la souffrance et la mort font partie de toute la création, et l’homme a le devoir de sanctifier toute la création (voir à ce sujet saint Paul dans Romains 8, 19-22).

Nos responsabilités s’étendent à une bonne et modeste utilisation de la création, à alléger les souffrances des créatures, en particulier les animaux, à cause justement de leur sensibilité. Mais le respect de la vie ne doit nous priver de l’utilisation des animaux et autres créatures pour notre propre survie – voir à ce sujet les paroles de Dieu à Adam dans la Genèse (Gn 1, 28-31).

L’enseignement chrétien à ce sujet n’est jamais allé aussi loin que certains religions orientales, qui disent que nous devons éviter de tuer toute créature vivante, même les insectes, et que notre alimentation doit être exclusivement végétarienne. Il n’y a rien de mal dans ces perspectives en soi, mais il ne faut pas condamner les autres si tous ne suivent pas ces idées. Saint Paul le dit bien à propos de ceux qui ne mangent pas de viande : " Tel croit pouvoir manger de tout, tandis que le faible ne mange que les légumes ; que celui qui mange ne méprise pas l’abstinent et que l’abstinent ne juge pas celui qui mange ; Dieu l’a bien accueilli. " (Rm 14,2-3).

Pour ce qui est de la prière pour les animaux et la présence des animaux au paradis, je pense qu’aucune prière n’est perdue, mais en même temps il ne faut pas exagérer : le Christ est venu sauver l’humanité et c’est à l’homme de veiller sur le reste de la création, en lui démontrant un respect approprié. Certains saints – on pense à saint François d’Assise et Saint-Séraphim-de-Sarov, mais les vies des saints nous en parlent de beaucoup d’autres qui n’étaient pas agressés par des animaux normalement féroces – étaient amis des animaux et certains ont dit qu’il faut aimer tous les animaux (par exemple saint Isaac le Syrien, qui mentionne spécifiquement les serpents). Mais je ne connais pas d’exemple de saint qui a dit qu’il faut prier pour eux. Est-ce qu’il y aura des animaux au Paradis ? On n’en sait rien, mais j’ai un souvenir qu’on a écrit quelque part que les animaux auront la parole et les plantes la sensibilité – une sorte de rehaussement des niveaux de conscience de la création. Mais il s’agit la sans doute d’une opinion personnelle, dont je ne me souviens pas de la référence.

J’espère que ces réflexions, assez personnelles d’ailleurs, vous seront utiles.

ANTIOCHE – PATRIARCAT

La situation des Églises ayant comme siège Antioche (en réalité, Damas), porte certainement à confusion, car deux " Églises d’Antioche " ont comme patriarches actuels un " Ignace " :

Cette dernière ne semble pas avoir de site web, bien que certains de ses diocèses (USA, Allemagne) en ont. Le site du diocèse de l’Allemagne inclut une liste de diocèses, dont voici les informations pour l’Europe :

Erzdiözese von Mitteleuropa und Benelux - Metropolit: Mor Julius Yeshu' Cicek
Erzdiözese von Deutschland (Patriarchalvikariat) - Metropolit: Mor Dionysius Isa Gürbüz
Source : http://www.gwdg.de/~grabo/sok/diozese.htm

 

APOCRYPHES – Voir BIBLE – LIVRES DEUTÉROCANONIQUES

APOPHTEGMES – Voir PÈRES DU DÉSERT

ARGENTI – P. CYRILLE ARGENTI

P. Cyrille Argenti (né Argentis). Il n’y a pas de " biographie " en tant que telle dans le livre N’aie pas peur (Cerf/le sel de la terre, 2002), mais il y des éléments de biographie dans l’introduction par Olivier Clément, qui l’a bien connu, et dans une " autobiographie spirituelle " du père Cyrille, dans le même livre. Voici quelques informations sur père Cyrille Argenti  :

Le livre N’aie pas peur (378 pages) contient 29 articles sur divers sujets. La plupart ont été publié dans le bulletin paroissial Orthodoxes à Marseille, d’autres dans Contacts, le SOP et d’autres revues.

BAPTÊME – CATÉCHUMÈNES

En ce qui concerne votre question concernant le baptême, il n’est pas possible de vous donner une réponse claire, seulement quelques indications générales. Si vous n’avez pas été baptisé dans l’Église orthodoxe, il est certain que vous ne serez pas considéré comme orthodoxe, même un orthodoxe non-pratiquant. La chrismation sert souvent et typiquement de rite d’admission dans l’Église orthodoxe pour ceux qui viennent d’autres confessions chrétiennes, pourvue qu’on est satisfait que les exigences minimales du baptême ont été accomplies. En cas de doute, et selon la pratique locale, on peut demander à un catéchumène, ou le catéchumène lui-même peut demander, à recevoir le saint baptême. La pratique varie beaucoup d’une Église ou juridiction orthodoxe à une autre. Ce qui est essentiel, cependant, c’est d’être activement associé à une paroisse ou communauté orthodoxe, car un fidèle orthodoxe fait toujours partie d’une Église locale. Si vous n’êtes pas en contact avec une paroisse, vous pouvez entrer en communication avec une paroisse proche de chez vous et c’est le prêtre qui vous indiquera plus précisément la démarche à suivre pour être intégrer à l’Église orthodoxe. Trois juridictions sont bien représentées en Amérique du Nord : l’Archidiocèse grec (http://www.goarch.org/access/), l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)( http://www.oca.org/), et l’Église d’Antioche (http://www.aaron.org/).

BAPTÊME – INITIATION CHRÉTIENNE

Habituellement, on baptise un enfant dans sa propre paroisse, car le baptême, même des bébés, est l’initiation dans la communauté des croyants et les parents s’engagent à élever l’enfant selon les pratiques de l’Église dans laquelle il a été baptisé. Il s’agit donc plus qu’une question de rite, mais aussi d’engagement. Dans l’Église orthodoxe, l’initiation chrétienne comprend normalement les trois sacrements du baptême, de la chrismation et de la communion, les enfants et même les bébés étant admis à la communion.

L’Église orthodoxe admet donc les enfants, même les bébés, à la sainte Communion ; la " compréhension " de l’acte de communion n’est pas considérée comme un obstacle à la pleine participation des enfants à la vie sacramentelle de l’Église. En avançant en âge, ils apprennent peu à peu à réaliser la signification de la Liturgie et de la Communion. L’Église orthodoxe invoque aussi des motifs pastorales pour permettre aux enfants de participer à la Communion : l’obligation de l’Église de nourrir ses fidèles non seulement des paroles de vie, mais du " Pain de Vie ", qu’ils soient adultes ou enfants.

Je vous recommande le livre du Père Alexandre Schmemann, " D’eau et d’Esprit " (Desclée de Brouwer) pour une explication de la théologie et de la signification spirituelle des sacrements d’initiation chrétienne d’une perspective orthodoxe.

BELGIQUE – ORTHODOXIE

Un orthodoxe fait partie d’une communauté de fidèles, pour les laïcs, habituellement une paroisse locale. Il y a à Bruxelles plusieurs paroisses orthodoxes de juridictions différentes et utilisant des langues liturgiques selon les communautés : le français, le néerlandais, le slavon, le grec etc. Si vous cherchez surtout une communauté d’expression française, je vous suggère de communiquer avec la paroisse suivante :

Paroisse des Saints-Silouane-l’Athonite-et-Martin-de-Tours (BRUXELLES)
Rue de Bosnie 75, B-1060 Bruxelles.
Recteur : Prêtre Bartélémy D’Huyvetter.
Tél. et fax : 02/534 04 49.
Site web : http://ibelgique.ifrance.com/silouane/

 

C’est une paroisse vivante, active, engagée, chaleureuse. Je suis certain que vous serez bien accueilli. N’hésitez pas de prendre contact avec le Père Bart.

BÉNÉDICTIONS DE MAISONS

La bénédiction des maisons (ou d’appartements) se fait normalement dans l’Église orthodoxe par le prêtre de paroisse des personnes habitant la maison. Souvent cette bénédiction a lieu le jour de la Théophanie ou baptême du Christ, le 6 janvier, ou peu après, utilisant l’eau qui a été bénie pendant la célébration de cette fête, en quelque sorte comme un prolongement de la fête. Mais la bénédiction peut avoir lieu aussi à d’autres moments de l’année, à la demande des paroissiens. Si vous êtes membre ou en lien avec une paroisse orthodoxe ou d’une autre Église d’Orient, vous pouvez vous adresser au prêtre de la paroisse.

Je vous envoie ci-joint un document Word qui inclut les prières de bénédictions d’habitations qui se trouve dans l’Euchologe et aussi un petit office de bénédiction que certains prêtres utilisent ici au Québec.

Je ne connais pas l’histoire de ce rite, mais c’est possible qu’il soit très ancien, puisque la Théophanie est un des plus anciennes fêtes de l’Église. Vous pouvez peut-être trouver des textes pertinents en anglais en cherchant avec les mots : " blessing house orthodox " ou d’autres semblables.

BÉNÉDICTIONS DIVERSES

Il y a dans l’Euchologe du rite byzantin (le livre qui contient les offices des sacrements, sauf l’Eucharistie, et d’autres offices de l’Église orthodoxe) un grand nombre d’offices ou de formules de bénédiction de personnes pour diverses circonstances et de lieux et objets. En pratique, seulement quelques-unes de ces bénédictions sont utilisées de façon régulière – par exemple, la bénédiction des maisons des fidèles, qui traditionnellement a lieu le jour de la Théophanie (6 janvier) ou peu après. Pour ce qui est de votre question précise, il y a une " prière pour l’enfant qui va entrer à l’école " et même un petit " office d’intercession pour le début et la fin des études scolaires " : on demande la bénédiction des personnes (dans ces cas, les enfants ou étudiants), plutôt que les objets servant aux études !

BIBLE ET TRADITION

L’exégèse biblique dans le sens moderne du mot, surtout tel que pratiqué par les savants allemands et anglais du 19e siècle, n’est pas une discipline très développée dans le monde orthodoxe. En fait, les orthodoxes ont tendance à se tourner vers les Pères de l’Église des premiers siècles en ce qui concerne l’interprétation des textes bibliques et de rester fidèles à cette tradition. Ceci reflète en partie la place de la Bible dans l’Église orthodoxe : la Bible fait partie de l’Église et de la Tradition, elle n’est pas au-dessous de l’Église, et d’autres aspects de la Tradition de l’Église d’Orient, tels que les textes liturgiques, les décisions des sept Conciles œcuméniques (325-787) et d’autres conciles majeurs, les icônes, les écrits des Pères et l’exemple de la vie des saints de tous les temps, sont également importants pour la révélation de la foi et pour la vie du chrétien.

La Bible, en particulier bien sûr le Nouveau Testament et les Psaumes, a un rôle très important dans la vie liturgique et spirituelle orthodoxes. Les textes bibliques font partie de tous les offices orthodoxes, la lecture priante et méditative de la Bible est fortement recommandée et les homélies aux Divines Liturgies sont généralement basées sur le texte évangélique du jour. Pour des commentaires facilement accessible des textes liturgiques, notamment ceux des dimanches et des grandes fêtes, je vous recommande le livre par le " Moine de l’Église d’Orient ", le Père Lev Gillet, L’An de grâce du Seigneur : Un commentaire de l’année liturgique byzantine (Cerf, 1988). Des extraits de ce livre figurent aux Pages Orthodoxes La Transfiguration, dans la section des grandes fêtes liturgiques.

BIBLE – TRADUCTIONS

Il n’existe pas encore de traduction " orthodoxe " de la Bible en français. Les orthodoxes utilisent plusieurs traductions différentes de la Bible, notamment la Bible de Jérusalem et la Traduction œcuménique de la Bible (TOB), ainsi que des traductions protestantes, par exemple Louis Segond. La troisième édition de la Bible de Jérusalem est accessible au site des Éditions du Cerf : http://bibliotheque.editionsducerf.fr/html/Corpus/Frame_bible.htm. et le " TOB " au site : au http://www.tradere.ord/biblio/index.htm. La traduction de Louis Segond est également disponible sur l’internet, au : http://www.gospelcom.net/bible?language=Français.

La Bible de Jérusalem et la TOB comprennent la plupart des livres " deutérocanoniques " qui sont acceptés par l’Église orthodoxe, quoique avec quelque hésitations. L’Église orthodoxe reconnaît quelques livres deutérocanoniques qui ne sont acceptés par l’Église catholique. Les protestants ne reconnaissent aucun des livres deutérocanoniques.

La version du Nouveau Testament utilisée aux offices liturgiques orthodoxes est généralement celle de l’Évangéliaire et de l’Apôtre édités par la Diaconie Apostolique, avec la traduction de Denis Guillaume (qui a traduit la plupart des livres liturgiques orthodoxes en français). Il existe plusieurs traductions " orthodoxes " des Psaumes (les traductions des Psaumes de la Bible de Jérusalem et la TOB ne sont pas bien adaptées pour usage liturgique) :

P. Placide Deseille, Les Psaumes : Prières de l'Église, Ymca-Press, 1979.
Livre des psaumes. Abbaye Saint Michel de Bois-Aubry, F-37120 Luzé, 1993.

Pour usage personnel, je recommande la nouvelle version (3e édition) de la Bible de Jérusalem, en partie à cause de ses amples notes et références.

Il y a une importante différence d’approche entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique en ce qui concerne la traduction de l’Ancien Testament. L’Église orthodoxe considère la traduction grecque de la Bible juive dite des " Septante " comme le textus receptus de l’Ancien Testament et que les traductions en langues modernes doivent être basées sur cette version ancienne, la version connue et citée par les Apôtres (notamment Saint Paul), les Evangélistes et la plupart des Pères de l’Église. En pratique, il n’est possible de nos jours d’ignorer la Bible hébraïque, mais l’Église orthodoxe accorde néanmoins la priorité à la Bible des Septante, qui est elle-même vue comme étant inspirée par l’Esprit Saint. Un cas important est la traduction d’Isaïe 7, 14 : Le texte hébreux se lit : La jeune fille est enceinte… (Bible de Jérusalem), alors que la Septante se lit : La vierge est enceinte… C’est cette dernière version qui est contenue dans la citation de la prophétie d’Isaïe en Matthieu 1, 23, et toute l’exégèse et la piété chrétienne dès les premiers siècles considèrent la prophétie d’Isaïe comme une annonce de la naissance du Christ de la Vierge Marie.

Source : http://users.hrnet.fr/~dupuypas/Lexique/commentaire_isaie_7-14.htm

 

Commentaire de Jérôme sur Isaïe 7, 14 : " C'est pourquoi le Seigneur vous donnera lui même un signe. Voici que la vierge concevra et mettra au monde un fils et tu lui donneras le nom d'Emmanuel. "

Extrait du commentaire de Jérôme. [du Supplément au Cahiers Evangile N° 104- pages 50 - 51]

"[...] Quand le texte dit: le Seigneur vous donnera lui même un signe, ce doit être quelque chose d'inouï et d'étonnant. Or si c'est une jeune fille ou une jeune femme qui enfante, comme le veulent les juifs, et non une vierge, de quel signe pourra-t-on parler, puisque ce nom concerne l'âge, non l'intégrité physique ? Et à la vérité, pour nous mesurer pied à pied avec les juifs et ne pas leur fournir, en tirant sur la corde de la dispute, occasion de rire de notre incompétence, une "vierge" en hébreu se dit bethula, qui n'est pas écrit dans le présent passage, mais au lieu de ce mot il y a alma, que toutes les versions, hormis les Septante, ont traduit par "jeune adolescente". Au surplus alma chez eux est un terme ambivalent: il veut dire en effet "jeune adolescente" et "cachée". D'où dans le titre du psaume 9 où il y a en hébreu alamoth, toutes les versions ont traduit par "l'adoslescence", ce que les Septante ont interprété "pour ceux qui sont cachés". Nous lisons aussi dans la Genèse, là ou Rébécca est dite alma, qu' Aquila a traduit non par "jeune adolescente" ou "jeune femme" mais "cachée".

Donc on appelle alma non seulement une jeune femme ou une vierge, mais avec extension de sens une vierge cachée et retirée qui n'a jamais été exposée aux regards des hommes mais a été l'objet d'une garde attentive de ses parents [...]. Et autant que je puisse faire l'effort de mémoire, je crois n'avoir jamais lu le mot alma pour une femme mariée mais pour une vierge, et qui est non seulement une vierge mais une jeune vierge dans ses années d'adolescence. Il peut en effet arriver qu'une vierge ait un certain âge, mais cette vierge-ci était dans les années de sa jeunesse, non pas une fillette qui ne pourrait encore connaître un homme, mais une vierge déjà nubile. [...]"

Sur la conception virginale, qui repose sur le grec parthenos, la vierge, de la traduction des Septante, la polémique est ancienne avec les juifs dont les versions grecques récentes traduisaient l'hébreu alma par neanis, la jeune femme. Jérôme reprend d'abord à son compte l'argument que, de Justin et Irénée jusqu'à son époque, la tradition leur opposait : où serait le signe s'il s'agissait d'une naissance normale ? Mais lui qui prônait le retour à l'hébreu comme au texte authentique de l'Écriture ne pouvait s'en tenir là : d'où la minutieuse discussion sémantique sur la valeur exacte du mot hébreu, qui s'efforce de montrer que l'interprétation traditionnelle s'accorde avec l'hebraica veritas.

Vous dites que vous êtes " navrée de voir qu’avec le temps l’Église a laissé tombé plusieurs livres inspirants, comme le Siracide et la Sagesse. " Ceci s’applique surtout aux confessions protestantes, car les Églises orthodoxe et catholique incluent ces livres, avec les autres livres " Deutérocanoniques ", parmi les livres de l’Ancien Testament. Siracide est aussi appelé " Écclésiastique ".

BIBLE – COMMENTAIRES

En fait plusieurs Pères de l’Église ont commenté systématiquement les livres du Nouveau Testament. Je crois que la meilleur façon de déterminer ce qui est disponible des écrits des Pères de l’Église sur les Épîtres ainsi que sur Isaïe est de consulter un livre tel que Lire les Pères de l’Église, de Sœur Gabriel Peters (DDB), qui fournit un aperçu des écrits des Pères. Pour déterminer lesquels ont été traduits en français, vous pouvez faire une recherche des catalogues des grandes bibliothèques, en particulier celle de la Bibliothèque nationale de France, qui peut être consulté en ligne. Puis la dernière étape… trouver les livres dans une bibliothèque religieuse ou universitaire près de chez vous.

BIBLE – ACCÈS INTERNET

La Bible de Jérusalem et la TOB sont accessible en ligne au : http://www.tradere.ord/biblio/index.htm et la traduction de Louis Segond au : http://www.gospelcom.net/bible?language=Français.

Je recommandons aussi la "Bible virtuelle", avec le texte complet de la version Louis Segond et un puissant logiciel de consultation et de recherche. Le fichier compressé (.zip - 4,5Mb) et autoexécutable est accessible gratuitement au site : http://www.geocities.com/Athens/Delphi/5909/index.htm.

Vous avez raison, l’adresse de Online Bible n ‘est plus valable. Essayez plutôt :

http://www.geocities.com/Athens/Delphi/5909/index.htm (version française – des versions du module de base plus récentes existent en anglais). Fouillez les liens suivants pour télécharger gratuitement des modules que vous pourrez installer:

www.online-bible.com

OnlineBible.org

 

Modules pour Windows, Dos et Mac

 

Fichier en vrac pour Windows

Fichiers en vrac pour Mac

ONLINE BIBLE Software.

BIBLE – LIVRES DEUTÉROCANONIQUES

Je ne connaissais pas le Concile de Jérusalem de 1672, mais j’ai trouvé une référence sur internet, un texte qui discute de la question du Canon biblique. Vous trouverez la version française à l’adresse :  Apocrypha http://mb-soft.com/believe/tfs/apocryph.htm . Mais attention, il s’agit d’une traduction " automatisée " du texte anglais et on a intérêt à lire l’original anglais : http://mb-soft.com/believe/txs/apocryph.htm. Le site contient beaucoup de documents : Site BELIEVE : http://mb-soft.com/believe/

Je pense que la référence suivante est exacte en ce qui concerne l’Église orthodoxe : " Pour l'église orthodoxe orientale, le synode de Jérusalem (1672 A.D.) a affirmé la validité de Canon plus long ; cependant, une décision conciliaire liante universellement n'a pas été prise, et par conséquent une diversité d'opinion existe toujours. "

---------------------------------------

Je pense que vous avez bien fait le tour de la question du " canon biblique orthodoxe ". Comme vous pouvez apprécier, l’Église orthodoxe ne se concerne pas beaucoup de " légiférer " sur bien des questions et le " canon " biblique en est une : de nos jours, il y a des petites différences d’usage entre les Bibles publiées par certaines Églises orthodoxes. Et puisqu’il n’existe pas de " Bible orthodoxe " en français, la question reste ouverte pour les orthodoxes d’expression française…

Mais on doit reconnaître que les différences entre les versions " orthodoxes " de la Bible sont minimes : toutes les Bibles publiées dans les pays de tradition orthodoxes contiennent tous les livres de la Bible hébreu, ainsi que les livres deutérocanoniques reconnus par l’Église catholique. Pour les autres livres deutérocanoniques, je pense que le texte suivant est correct (ci-joint l’article au complet) :

"The Eastern Orthodox Churches recognize several other books as authoritative. Editions of the Old Testament approved by the Holy Synod of the Greek Orthodox Church contain, besides the Roman Catholic Deuterocanonical books, 1 Esdras, Psalm 151, the Prayer of Manasseh, and 3 Maccabees, while 4 Maccabees appears in the Appendix. Slavonic Bibles approved by the Russian Orthodox Church contain besides the Deuterocanonical books, 1 and 2 Esdras (called 2 and 3 Esdras), Psalm 151, and 3 Maccabees."

Deux mises en garde sont nécessaires. Premièrement, l’Église orthodoxe en général accepte les livres dites " deutérocanoniques " comme faisant partie de la Bible, mais sans pour autant reconnaître qu’ils ont le même degré d’inspiration et la même autorité que les autres livres. Deuxièmement, seulement quelques-uns de ces livres et ajouts sont utilisés aux offices de l’Église : à ma connaissance, il s’agit notamment du livre de la Sagesse (dont des extraits sont souvent lus aux vêpres), de la prière de Manassé (qui fait partie des Grandes Complies) et des ajouts à Daniel 3 (en particulier les cantiques d’Azarias et des trois jeunes gens ; Daniel 3, 1-88 constitue la quinzième et dernière lecture du Samedi saint à vêpres).

Comme vous, je n’ai pas trouvé de traduction française des livres du " troisième canon ", à l’exception de la prière de Manassé, qui figure au commun des Grandes Complies. On les trouve facilement en anglais, notamment dans la NRSV, même sur internet. Si vous connaissez ou vous trouvez des versions françaises de ces livres, je serais très intéressé d’en avoir les références.

Le Nouveau dictionnaire biblique, à la fin de la rubrique " Apocryphes ", dit que le commentaire le plus étendu des apocryphes est celui de Fritzsche et Grimm (Leipzig 1851-1860), puis on ajoute : " Trad. franç. dans la Bible de Reuss. Plus récemment : L. Randon, Les livres apoc. de l’A.T., Paris 1909 ". Peut-être on trouverait des traductions françaises des écrits du " troisième canon " dans l’un ou l’autre de ces références.

________________________________

Certains livres et certains passages figurent à la Bible des Septante qui ne sont pas contenus dans la Bible hébraïque. Ces livres et ces ajouts " deutérocanoniques " aux livres " canoniques " sont :

L’Église orthodoxe en général accepte les livres dites " deutérocanoniques " comme faisant partie de la Bible, mais sans pour autant reconnaissant qu’ils ont le même degré d’inspiration et la même autorité que les autres livres. Pour l’Église catholique, ces textes ont la même autorité doctrinale que les autres livres. Les confessions issues de la Réforme rejettent ces livres et les qualifient d’apocryphes. Voici ce qu’en dit Mgr Kallistos Ware dans son livre L’Église orthodoxe :

" La version hébraïque de l’Ancien Testament est formée de 39 livres. La Septante contient, en plus de ceux-là, dix autres livres connus dans l’Église orthodoxe comme les ‘livres deutérocanoniques’. Ils ont été adoptés par les conciles de Jassy (1642) et de Jérusalem (1672) comme ‘part authentique des Écritures’ ; cependant la plupart des érudits orthodoxes contemporains, suivant en cela l’exemple d’Athanase et de Jérôme, estiment que ces livres, tout en faisant effectivement partie de la Bible, ne sont pas au niveau du reste de l’Ancien Testament " (p. 274).

 

BIBLE ET SALUT

Le nom " Christ " vient du grec hristos, qui veut dire " l’oint ". C’est dans ce sens qu’il est utilisé dans le Nouveau Testament, car Jésus est " l’Oint de Dieu ", le Christ. Dans la théologie orthodoxe (et aussi catholique, ainsi que pour beaucoup de protestants, mais pas tous), le Christ est le Verbe de Dieu, la seconde Personne de la Sainte Trinité, co-éternel et égale à Dieu le Père, comme l’affirme le 2e article du Symbole de Foi de Nicée-Constantinople :

" (Je crois en) un seul Seigneur Jésus Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait. "

Vous n’acceptez les remarques de " Nathanaël " puisqu’" ils rejètent tout ce qui n’est pas exactement comme ce qui est écrit dans la Bible, tout ce qui ne correspond pas exactement à son enseignement ". Cette attitude semble être celle d’une interprétation littérale de la Bible, une approche qui n’est pas celle de l’Église orthodoxe, mais qui caractérise en particulier certaines communautés fondamentalistes issues de la Réforme protestante. Dans la Tradition orthodoxe, la Bible peut être interprétée dans plusieurs sens et les fidèles doivent être guidés par les enseignements de l’Église, notamment les Pères de l’Église, concernant la Bible. La Bible n’est pas la seule source de la foi, car la Bible elle-même fait partie de la Tradition de l’Église, qui comprend d’autres sources de la foi, tels que les décisions des sept Conciles œcuméniques entre 325 et 787, les écrits des pères de l’Église, la Liturgie, les icônes, les vies des saints de tous les temps etc.

Vous dites bien que l’approche quelque peu rigide peut convenir à certaines personnes, car l’Esprit Saint sait travailler de différentes façons, selon les besoins et possibilités de chacun, en vue de leur salut.

Lorsque vous écrivez : " je crois que la divinité se trouve en toute chose ", vous exprimez ce qu’on peut appeler l’" immanence " de Dieu : Dieu est le Créateur et c’est par lui et en lui que toute chose existe. Mais on ne doit séparer cette conception de Dieu de sa " transcendance " : Dieu existe en tant que Personne au-delà de toute chose créée. Identifier Dieu exclusivement au monde est une forme de panthéisme, c’est dire que le monde existe de lui-même, il est inexplicable en soi. Dans la théologie de Pères, ou plus particulièrement l’" anthropologie ", l’homme est le somment de la création, fait à " l’image de Dieu ", comme l’exprime la Genèse. Cette image est manifestée surtout dans l’existence personnelle de l’homme et la liberté : l’homme a le pouvoir de choisir, notamment entre ce qui le mène vers Dieu et ce qui l’éloigne de Dieu. Comme l’a écrit saint Irénée de Lyon (2e siècle), " la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant ". Mais l’homme a une vocation qui dépasse celle d’être l’" image " de Dieu, c’est d’ être la " ressemblance " de Dieu, de vivre selon les caractéristiques de Dieu lui-même, la Bonté, l’Amour etc. et d’entrer une pleine union ou communion avec Dieu.

Vous exprimez par la phrase : " Hors du Christ, point de salut ", ce qui vous entendez des propos de " Nathanaël ". Souvent, cette phrase est exprimée " Hors de l’Église, point de salut ", expression qui vient des Pères. Certains interprètent cette expression comme impliquant qu’on ne peut être " sauvé " qu’en faisant partie de telle ou de telle Église ou communauté. Mais une compréhension plus juste de cette expression est de voir l’Église, le Corps du Christ, comme dit saint Paul, comme le rassemblement en Christ des justes de tous les temps et de tous les lieux, depuis la fondation du monde jusqu’à la fin. Saint Paul lui-même dit à ce propos : " Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes " (Romains 2, 14-16).

BIOÉTHIQUE

Je peux vous référer au Diacre Cyprian Hutcheon (Paroisse orthodoxe du Signe de la Théotokos à Montréal), qui a des connaissances dans ce domaine, cependant sans y être un spécialiste. Vous pouvez communiquer avec lui à l’adresse : rhutcheon@hotmail.com.

BRÉSIL – ORTHODOXIE

Voici deux sites orthodoxes au Brésil :

http://openlink.br.inter.net/ortodoxia / Courrier : ortodoxia@openlink.com.br

 

http://www.diocese.com.br/Apresn.htm Courrier : nectario@diocese.com.br

 

CALENDRIER LITURGIQUE

Le calcul de la date de Pâques est assez complexe ! Pour simplifier les choses, toutes les Églises orthodoxes, à quelques exceptions près, célèbrent Pâques en même temps, car la date de Pâques est fixée selon le calendrier julien en ce qui concerne la détermination de la date du début du printemps. Les exceptions sont l’Église de la Finlande, qui a adopté le calendrier occidental pour la date de Pâques, et aussi quelques petites Églises en Europe occidentale qui ne sont pas rattachées à la famille des Églises orthodoxes en communion avec l’Église de Constantinople.

Bien sûr, la date de Pâques est calculée longtemps à l’avance. Voici les dates entre 2001 et 2015 :

 

ANNÉE PÂQUES ORTHODOXE PÂQUES OCCIDENTAL
2001 15 avril 15 avril
2002 5 mai 31 mars
2003 27 avril 20 avril
2004 11 avril 11 avril
2005 1 mai 27 mars
2006 23 avril 16 avril
2007 8 avril 8 avril
2008 27 avril 23 mars
2009 19 avril 12 avril
2010 4 avril 4 avril
2011 24 avril 24 avril
2012 15 avril 8 avril
2013 5 mai 31 mars
2014 20 avril 20 avril
2015 12 avril 5 avril

 

------------------------------

Je comprends bien votre confusion sur cette question de calendrier ! En plus des deux calendriers, il y deux " cycles de fêtes ", les fêtes à date fixe (exemple, Noël) et le cycle pascal (variable, selon la date de Pâques) – la même distinction se fait en Occident. Le texte suivant vous aidera peut-être :

" En fait, l’année liturgique est composée est de deux cycles de fêtes qui s’entrecroisent tout au long de l’année, les fêtes fixes et les fêtes mobiles. La date des fêtes fixes, par exemple la Nativité du Christ le 25 décembre, est la même chaque année, alors que la date de fêtes mobiles, qui correspondent au cycle pascal, est déterminée en fonction de la date de Pâques. La date de Pâques, établie d’après le calendrier lunaire juif, est fixée au premier dimanche qui suit la pleine lune du printemps, après la célébration des trois premiers jours de la Pâque juive. Cette date peut donc être la même que la date de Pâques en Occident - par exemple en l’an 2001 - ou encore Pâques peut tomber une, quatre ou cinq semaines plus tard.

" Deux calendriers sont en usage dans l’Église orthodoxe, le calendrier grégorien (le " nouveau calendrier ", qui est le calendrier civil mondial), et le calendrier julien (l’" ancien calendrier ", qui est décalé de treize jours par rapport au calendrier grégorien). Les Églises des pays slaves utilisent l’ancien calendrier, alors que les Églises des autres pays de tradition orthodoxe suivent généralement le nouveau calendrier. Dans les pays de la diaspora, le choix de calendrier est souvent décidé par le diocèse ou la paroisse. Le choix de calendrier détermine la célébration des fêtes fixes. Certaines Églises et paroisses célèbrent Noël, par exemple, le 25 décembre du calendrier grégorien, alors que d’autres le célèbrent le 7 janvier (le 25 décembre selon le calendrier julien). Par contre, tous les orthodoxes célèbrent Pâques le même jour ; donc, toutes les fêtes du cycle pascal, qui comprennent également tous les dimanches, sont célébrées en même temps dans les différentes Églises orthodoxes. "

Pour répondre à vos questions :

1) Ce que vous appelez "Pâques occidental" est-ce basé sur le calendrier grégorgien ?: OUI

Ce que vous appelez "Pâques orthodoxe" est-ce basé sur le calendrier julien ? OUI

2) Dans l'article sur le mont Athos, j'avais cru comprendre qu'il y avait des dates de Pâques différentes en fonction des choix opérés par les Eglises orthodoxes de divers pays :

" En 1923, les Églises de Constantinople, de Grèce et de Chypre, suivies de l’Église de Roumanie en 1924, ont adopté le calendrier grégorien (calendrier civil) [le texte aura bien pu préciser : " pour les fêtes liturgiques à date fixe "]. Certains moines athonites, surnommés "Zélotes", s’opposant au nouveau calendrier, coupèrent les relations spirituelles avec le Patriarcat œcuménique et avec les monastères et moines qui acceptaient de rester en communion avec les "Églises officielles" (Constantinople et l’Église de Grèce) qui adoptèrent le nouveau calendrier.

Cette controverse ne touche pas les Églises slaves, toujours au calendrier julien). "

La controverse touche seulement la date des fêtes fixes : Est-ce qu’on célèbre la Nativité du Christ le 25 décembre du calendrier civil (= " nouveau calendrier " ou calendrier grégorien) ou le 7 janvier du calendrier civil (=25 décembre du calendrier julien) ?

Le cycle pascal n’est pas affecté par l’adoption du " nouveau calendrier ", car toutes les Églises orthodoxes (à quelques exceptions près) utilisent le calendrier julien pour déterminer la date de Pâques.

Maintenant que c’est clair… voici une énigme qui décrit le rapport entre les deux calendriers, julien et grégorien, en usage dans l’Église orthodoxe, et les deux cycles de fêtes, les fêtes fixes et les fêtes mobiles :

" Les fêtes fixes sont mobiles et les fêtes mobiles sont fixes. "

----------------------

Malheureusement, il n’y a pas de calendrier orthodoxe sur l’internet à imprimer – le calendrier liturgique est, en fait, assez complexe et il change chaque année, en fonction de la date de Pâques. Vous trouverez un calendrier jour par jour sur le site du monastère des Saints Élie et Élisée :
http://monastere-orthodoxe.chez.tiscali.fr/pages/frameset.html

Aussi, il y a en anglais un calendrier que vous pouvez installer sur votre ordinateur, le " Menalogion " :
http://saintjohnwonderworker.org/menologion.htm

La question du calendrier liturgique est très complexe dans l’Orthodoxie. Je suis tout-à-fait d’accord qu’il est souhaitable que les différentes confessions chrétiennes suivent le même calendrier liturgique, afin de restaurer au moins un semblant d’unité chrétienne.

La détermination des dates des fêtes suit des règles assez précises, surtout en ce qui concerne la date de Pâques, qui détermine les dates des autres fêtes " mobiles ", ainsi que tout le cycle des dimanches. En fait, l’année liturgique est composée est de deux cycles de fêtes qui s’entrecroisent tout au long de l’année, les fêtes fixes et les fêtes mobiles. La date des fêtes fixes, par exemple la Nativité du Christ le 25 décembre, est la même chaque année, alors que la date de fêtes mobiles, qui correspondent au cycle pascal, est déterminée en fonction de la date de Pâques. La date de Pâques, établie d’après le calendrier lunaire juif, est fixée au premier dimanche qui suit la pleine lune du printemps, après la célébration des trois premiers jours de la Pâque juive. Cette date peut donc être la même que la date de Pâques en Occident - par exemple en l’an 2001, 2004, 2007 etc. - ou encore Pâques peut tomber une, quatre ou cinq semaines plus tard. En 2003, Pâques tombe le 27 avril, ce qui permet de déterminer la date de toutes les autres fêtes du cycle pascal.

Deux calendriers sont en usage dans l’Église orthodoxe, le calendrier grégorien (le " nouveau calendrier ", qui est le calendrier civil mondial), et le calendrier julien (l’" ancien calendrier ", qui est décalé de treize jours par rapport au calendrier grégorien). Les Églises des pays slaves utilisent l’ancien calendrier, alors que les Églises des autres pays de tradition orthodoxe suivent généralement le nouveau calendrier. Dans les pays de la diaspora, le choix de calendrier est souvent décidé par le diocèse ou la paroisse. Le choix de calendrier détermine la célébration des fêtes fixes. Certaines Églises et paroisses célèbrent Noël, par exemple, le 25 décembre du calendrier grégorien, alors que d’autres le célèbrent le 7 janvier (le 25 décembre selon le calendrier julien). Par contre, presque tous les orthodoxes célèbrent Pâques le même jour ; donc, toutes les fêtes du cycle pascal, qui comprennent également tous les dimanches, sont célébrées en même temps dans les différentes Églises orthodoxes (seule l’Église de Finlande et, en France, l’Église catholique orthodoxe de France, suivent la pratique occidentale pour la détermination de la date de Pâques).

Le calendrier des fêtes orthodoxes le plus utilisé en France est le Calendrier Liturgique Orthodoxe, édité chaque année par la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale (55, rue du Chatou, 92700 Colombes, tél. 01 47 82 46 43).

CATÉCHÈSE ORTHODOXE

Dans l’Église ancienne, la catéchèse était destinée avant tout à l’enseignement de la foi à ceux qui devaient être baptisés – adultes et aussi enfants de chrétiens – pendant la célébration pascale. Nous avons les textes catéchétiques de plusieurs Pères de l’Église, par exemple, Clément d’Alexandrie, Basile de Césarée, Grégoire de Nysse, Cyrille de Jérusalem, Jean Chrysostome, Augustin d’Hippone, Ambroise de Milan… La plupart de ces textes sont disponibles en français dans la collection " Sources chrétiennes " aux Éditions du Cerf. Si au début l’accent de l’enseignement était plutôt sur l’histoire du salut (Ancien Testament et Nouveau Testament), le contenu de la foi, notamment tel qu’exprimé dans le Symbole de foi de Nicée-Constantinople, et les mystères ou sacrements de l’Église, par la suite on a plutôt eu tendance à mettre en valeur l’enseignement moral en rapport avec la vie chrétienne.

Il faut souligner qu’il n’existe pas de " Catéchèse orthodoxe " systématique et universellement acceptée, telle qu’il existe dans l’Église catholique et les Églises issues de la Réforme. Plusieurs écrivains orthodoxes ont écrit des catéchismes, notamment entre le 17e et le 19e siècles, sous des influences théologiques occidentales, mais ceux-ci ne représentent que les vues de leurs auteurs et aucun n’a jamais été accepté comme représentant l’enseignement de toute l’Église orthodoxe. Certains contiennent mêmes des erreurs manifestes, ayant été copiés ou calqués sur des catéchismes de l’Église catholique ou d’Églises protestantes. D’ailleurs, il n’existe pas dans l’Église orthodoxe d’autorité qui pourrait sanctionner un catéchisme pour toute l’Église.

Dans l'Église orthodoxe, plutôt que de " catéchisme ", dans le sens d’exposé systématique et définitive de la foi, on réfère plutôt aux sources de la foi ou de la Tradition. Or, la Tradition est fondée sur plusieurs sources principales : les Saintes Écritures ou la Bible ; les décisions des sept conciles œcuméniques ; , les écrits des Pères de l'Église ; la liturgie (comprise dans son sens large de tous les offices et rites de l'Église orthodoxe, et non exclusivement la Divine Liturgie) ; les icônes ; et la vie et les écrits des saints de tous les temps. Bien sûr, toutes ces sources n'ont pas la même valeur et un certain discernement est nécessaire ; c'est sous l'inspiration de l'Esprit Saint que la vérité de la Révélation est assurée dans l'Église. La tradition est donc vivante et elle se manifeste continuellement sous différentes formes, par exemple par les vies de personnes habitées de l'Esprit Saint, les "théophores", même de nos jours.

Ceci dit, une " catéchèse " d’un écrivain orthodoxe que je connais sur internet est une traduction d’une catéchèse de l’évêque serbe Nicolas Vélimirovich (récemment canonisé par l’Église orthodoxe serbe), sous le titre : LA FOI DES SAINTS. Il s’agit d’une présentation schématique suivant le modèle bien connu de question-réponse. Mais son catéchisme doit être vu à la lumière des autres sources de la foi et peut s’avérer être plus ou moins utile de nos jours. Je ne l’ai pas lu attentivement, mais il me paraît être plus catégorique sur certaines questions que l’on trouve habituellement dans la tradition orthodoxe. On peut comparer, par exemple, son commentaire sur le Symbole de foi de Nicée-Constantinople avec celui de Vladimir Lossky et l’Archimandrite (maintenant évêque) Pierre l’Huilier dans le Bulletin " Lumière du Thabor ", nos. 9-13 (à compléter, section " Archive du Bulletin " aux Pages Orthodoxes La Transfiguration ), du père Lev Gillet (Pages Orthodoxes La Transfiguration, section " La foi orthodoxe ") ou encore celui du père André Borrely (à l’adresse http://www.orthodoxa.org/FR/orthodoxie/theologie/credo1.htm).

Vous trouverez la Catéchèse de saint Nicolas Vélimirovich sur le site " VCO ", dans le Bulletin " Orthodoxie ", à partir du numéro 100 , à l’adresse : http://perso.club-internet.fr/orthodoxie/bul.htm . Il y a aussi sur ce site des textes qui s’adressent aux enfants plutôt qu’aux adultes.

Il y a aussi plusieurs excellents livres de " Catéchèse orthodoxe ", notamment par exemple la collection qui porte ce nom publiée aux Éditions du Cerf. Plus récent, il y a le livre de l’évêque Hilarion Alfeyev, Le mystère de la foi : Introduction à la théologie dogmatique orthodoxe (Cerf, 2001), une excellente exposée des principaux éléments de la foi orthodoxe.

CHANT LITURGIQUE

De fait, le chant joue un rôle très important dans le liturgie de l’Église orthodoxe, en particulier la célébration de la Divine Liturgie, qui se déroule en dialogue continue entre le prêtre et la chorale , qui représente le peuple. Si vous avez la possibilité d’écouter l’émission " Regards orthodoxes " (Radio Ville-Marie, Montréal 91,3 fm à 15h00 les dimanches), vous entendrez plus chants liturgiques, en français et en d’autres langues à chaque émission.

Il y a une vingtaine de paroisses orthodoxes à Montréal, où l’on peut assister à la célébration de la Divine Liturgie dans différentes langues : slavon, grec, roumain, arabe, ukrainien, anglais… et français. Mais la paroisse francophone, Saint-Benoît-de-Nursie, est très petite et le chant n’est pas très perfectionné. Une des meilleurs chorales orthodoxes à Montréal est celle de l’Église SS " Pierre et Paul (rue Champlain, coin de René-Lévesque). On y célèbre la Vigiles chaque samedi soir de 18h00 à 20h00 environ et la Divine Liturgie chaque dimanche de 10h00 à 12h00 environ. La chorale est vraiment excellente.

Il y a plusieurs enregistrements de chants liturgiques orthodoxes en français ; je vous envoie ici-bas un résumé, avec une indication des prix pour ceux que je vends moi-même. Écrivez-vous de nouveau si ceux-ci vous intéresse.

Pour le chant liturgique, je vous suggère d’effectuer une recherche auprès des moteurs de recherche suivants :

http://www.mylinea.com/vco/ - Moteur français contenant beaucoup de sites orthodoxes en anglais. Regardez dans la rubrique " Chant ".

http://www.theologic.com/links.html - Moteur anglais le plus complet pour l’Orthodoxie. Regardez dans la rubrique " Music ".

-------------------------

En ce qui concerne la musique (" country " ou autre) pour accompagner la Divine liturgie, la tradition orthodoxe préconise avant tout une grande solennité dans la musique liturgique : le chant doit supporter la prière, sans devenir une distraction. Seule la voix humaine est permise dans la chant liturgique, aucun instrument. Certaines compositions liturgiques par des grands compositeurs, surtout russes, sont d’une grande beauté, mais ont leur place dans les salles de concert plutôt que dans les églises. Cela dit, l’idée même d’un " comité de liturgie paroissial " ne correspond pas à la tradition orthodoxe : on n’a pas à " inventer " la liturgie, mais à bien la célébrer, dans la limite des ressources disponibles. Le chant y est très important et varie selon les traditions nationales des paroisses. Pour avoir une idée de la gamme de ces traditions musicales à Montréal, le CD : " Nous te chantons " présente les chants de sept paroisses ou regroupements de chantres de Montréal :

 

Nous te chantons : Chorales orthodoxes de Montréal. Ce CD, fait par nos soins, compte 78 minutes de chants liturgiques représentatifs des traditions musicales, des communautés et des langues liturgiques utilisées par les paroisses orthodoxes de Montréal : chants en grec, slavon, roumain, ukrainien, anglais et français. Un CD unique qui témoigne de la Tradition vivante de l’Orthodoxie dans le " Nouveau Monde ". Production Éditions Orthodoxes La Transfiguration. 22,00$. Prix avec livraison (Canada) : 24,00$

CHAPELET

Le chapelet orthodoxe, appelé " tchotki " par les slaves et " komvoskhinion " (" cordon à nœuds ") par les grecs, est formé de nœuds en laine. Son utilisation principal est pour la récitation de la Prière de Jésus, soit seul (plus typique) ou parfois en communauté. Le chapelet le plus répandu a cent nœuds, mais il en existe aussi à 33 nœuds, formant une sorte de bracelet, et à 300 nœuds, plus typiquement monastique. Celui de cent nœuds peut être divisé en groupes de 50, 25 ou même 10 nœuds, utilisant des perles (souvent de plastique !) pour séparer les groupes.

Ni le chapelet ni même de décompte du nombre de prières ne sont nécessaires à la pratique de la Prière de Jésus, mais le chapelet aide à la concentration. Pour plus de renseignements sur la Prière de Jésus, je vous réfère la section sur la Prière de Jésus aux Pages Orthodoxes La Transfiguration.

CHINE – ÉGLISE ORTHODOXE

La situation canonique de l’Église orthodoxe en Chine n’est pas très claire : elle est réclamée par le Patriarcat œcuménique et par l’Église de Russie. Quoiqu’il en soit, il y a peut-être un prêtre orthodoxe en Chine, mais il ne semble pas avoir de paroisse ou de mission fonctionnelle en Chine actuellement, sauf bien sûr à Hong Kong, siège de la très active (en sud-est de l’Asie) Orthodox Metropolitanate of Hong Kong and South East Asia :
http://www.cs.ust.hk/faculty/dimitris/metro/hkmetropolis.html

Voici quelques références sur l’histoire de l’Orthodoxie en Chine :

Orthodox Church: Autonomous Churches – Orthodox Church of China :
http://www.cnewa.org/ecc-china.htm

Orthodoxy in China  by Avgerinos : http://www.cs.ust.hk/faculty/dimitris/metro/orth_china.html

 

The Orthodox Church of China :
http://philtar.ucsm.ac.uk/encyclopedia/christ/east/occhi.html

On trouve des références assez courantes (dont une du 9 septembre 2004) sur deux sites, une en Russie, l’autre en Chine même :

ORTHODOXY IN CHINA : http://www.chinese.orthodoxy.ru (dessin unique de la Dernière Cène : le Christ et les apôtres figurés comme des chinois).

Page d’accueil en anglais : http://www.chinese.orthodoxy.ru/english/chinaE.htm

On y trouve un article intéressant par le prêtre Dionisy Pozdniaev  - THE ORTHODOX CHURCH IN CHINA ITS PROBLEMS AND PROSPECT
http://www.chinese.orthodoxy.ru/english/problems.html

Il écrit notamment :

More than 250 orthodox ?????????? (descendants of the Russian refugees) lived in Peking and its vicinities. Farther Alexander De feeds them spiritually. They repeatedly addressed to local authorities asking to register the community and permit to worship. However, the authorities gave negative answer. Farther Alexander De was rewarded by Patriarch ALEXY II with the church order of St. Innocent, II degree. The representative of the ROC has handed the high church reward to him during their visit on October 25, 1998.

Il y aussi deux adresses de courriel : Write to address china@orthodoxy.ru  
Web-master dip@mrezha.ru   

L’autre site a une adresse " cn ", qui indique la Chine. C&