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SUJETS
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ABRAHAM : VA VERS TOI-MÊME *
ACATHISTE *
ACÉDIE / DÉCOURAGEMENT VOIR AUSSI PASSIONS *
AFRIQUE ORTHODOXIE *
AGNEAU (DE LA LITURGIE) *
ÂME APRÈS LA MORT *
ÂME APRÈS LA MORT + LES " POSTES DE PÉAGE " *
AMOUR DES ENNEMIS VOIR PARDON *
ANAMNÈSE *
ANGES *
ANGES NEPHILIMS *
ANGES URIEL *
ANIMAUX *
ANTIOCHE PATRIARCAT *
APOCRYPHES Voir BIBLE LIVRES DEUTÉROCANONIQUES *
APOPHTEGMES Voir PÈRES DU DÉSERT *
ARGENTI P. CYRILLE ARGENTI *
BAPTÊME CATÉCHUMÈNES *
BAPTÊME INITIATION CHRÉTIENNE *
BELGIQUE ORTHODOXIE *
BÉNÉDICTIONS DE MAISONS *
BÉNÉDICTIONS DIVERSES *
BIBLE ET TRADITION *
BIBLE TRADUCTIONS *
BIBLE COMMENTAIRES *
BIBLE ACCÈS INTERNET *
BIBLE LIVRES DEUTÉROCANONIQUES *
BIBLE ET SALUT *
BIOÉTHIQUE *
BRÉSIL ORTHODOXIE *
CALENDRIER LITURGIQUE *
CATÉCHÈSE ORTHODOXE *
CHANT LITURGIQUE *
CHAPELET *
CHINE ÉGLISE ORTHODOXE *
CITATIONS DES PAGES ORTHODOXES *
COMMUN DES JOURS DE SEMAINE *
COMMUNION VOIR AUSSI EUCHARISTIE *
COMMUNION NON-ORTHODOXES *
CONCILES CUMÉNIQUES VIIIe *
CONCORDANCE *
CONFESSION *
CONFESSION FORMULES DU PÉNITENT *
CONFLITS DANS LÉGLISE *
CANONS ANGE GARDIEN ET PÉNITENTIEL *
CONVERSION/REPENTANCE *
COULEURS LITURGIQUES *
CRAINTE DE DIEU *
CROIX ORTHODOXE *
DÉCOURAGEMENT VOIR ACÉDIE *
DÉMONS PUISSANCES DES TÉNÉBRES MAGIE VAUDOU *
DEVENIR ORTHODOXE *
DIPTYQUE *
DISCIPLES DEMMAÜS *
DIVORCE *
DORMITION DE LA MÈRE DE DIEU *
ÉGLISE ASSYRIENNE *
ÉGLISES CANONIQUES ET NON-CANONIQUES *
ÉGLISE DE DIEU *
ÉGLISE LOCALE *
ÉGLISES NATIONALES *
ÉGLISES ORTHODOXES ORIENTALES *
ÉGLISE ORTHODOXE RUSSE CONCEPTION SOCIALE *
ENCENS *
ÉNERGIES DIVINES *
ÉPREUVES *
ESCHATOLOGIE *
ESPRIT SAINT PRIÈRES *
ÉTHIQUE MÉDICALE *
ESPAGNE ORTHODOXIE *
ÊTRE ORTHODOXE ISOLÉ *
EUCHARISTIE PRÉSENCE RÉELLE / ADORATION *
ÉVANGILE SELON THOMAS *
ÉVANGÉLISTES *
ÉVANGÉLIAIRE *
FILIOQUE *
FEMME DANS LORTHODOXIE *
FÊTES LITURGIQUES *
FOI DOUTES ET QUESTIONS *
FRANCS-MAÇONS *
GENÈVE ORTHODOXIE *
GOURMANDISE VOIR PASSIONS *
HÉSYCHASME *
HUILE SAINTE *
HYMNE DES CHÉRUBINS - signification *
HYMNE DES CHÉRUBINS - texte *
ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU " AUX TROIS MAINS " *
ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU DE KAZAN *
ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU " EN TOI SE RÉJOUIT " - SAINT SÉRAPHIM DE SAROV *
ICÔNES DE LA MÈRE DE DIEU ÉTOILES SUR SON MANTEAU *
ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU LA GRANDE PANAGIA *
ICÔNE DE LA VIERGE DE TENDRESSE *
ICÔNE DE LA VIERGE DE VLADIMIR *
ICÔNE DE LA VIERGE DU BUISSON ARDENT *
ICÔNE DE LA RENCONTRE DE SS. JOACHIM ET ANNE *
ICÔNES BÉNÉDICTION *
ICÔNES DISCIPLES DEMMAÜS *
ICÔNES IMAGES *
ICÔNE SAINT JEAN BAPTISTE *
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ICÔNES SAINTS OCCIDENTAUX *
ICONOGRAPHIE *
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IMAGES SUR INTERNET *
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INFAILLIBILITÉ DE LÉGLISE *
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JEÛNE *
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KÉNOSE *
LAÏQUE/LAÏC *
LUC 16, 1-13 : LINTENDANT MALHONNÊTE *
KONDAK *
LANGUES LITURGIQUES SLAVON *
" LE CHEMIN " (REVUE) *
LITURGIE ÉGLISE ORTHODOXE *
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LITURGIE COMMUNION *
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LITURGIE VERSION " CONCERT " *
LITURGIES *
LIVRES LITURGIQUES *
LIVRES LITURGIQUES SPOUTNIK *
" LUMIÈRE DU THABOR " *
MACCABÉES *
MAGES *
MALADIE *
MARIAGE *
MARIAGE CLERGÉ (MATOUSHKA PRESBYTERA) *
MARIAGE DATES *
MARIAGE MIXTE *
MARIAGE RÉFÉRENCES *
MATTHIEU 23, 1-12 *
MÉDIATION *
MÉDITATION *
MELKITES *
MÈRE DE DIEU DOGMES *
MÈRE DE DIEU ICÔNES ET FÊTES *
MÉTANOÏA VOIR " REPENTIR " *
MIRACLES *
MONACHISME *
MONASTÈRE SAINT-JEAN-LE-BAPTISTE (ANGLETERRE) *
MORT *
NATIVITÉ DU CHRIST ICÔNE/CRÈCHE *
NATIVITÉ DU CHRIST - NOËL *
NÉOCALENDRISTES *
NOËL ORTHODOXE *
NOM DE DIEU *
NORMANDIE ORTHODOXIE *
NOTRE PÈRE SLAVON *
OFFICES BYZANTINS *
OFFICES PRIÈRE DES HEURES *
ONCTION DES MALADES *
ONCTION DHUILE *
ORDINATION *
ORTHODOXIE *
ORTHODOXIE CATHOLICISME *
ORTHODOXIE CONTEMPORAINE *
ORTHODOXIELECTURES *
ORTHODOXIE-PROTESTANTISME *
PAGES ORTHODOXES LA TRANSFIGURATION - ORIGINE *
PAGES ORTHODOXES LA TRANSFIGURATION - MISES À JOUR *
PAGES ORTHODOXES LA TRANSFIGURATION PUBLICITÉ *
PAPE DE ROME *
PÂQUES DATE *
PÂQUES SEMAINE SAINTE : OFFICES *
PARACLISIS ORIGINE *
PARDON AMOUR DES ENNEMIS *
PASKA *
PASSIONS - ACÉDIE *
PASSIONS GOURMANDISE *
PATERNITÉ SPIRITUELLE *
PATRIARCAT DE CONSTANTINOPLE *
PÊCHE MIRACULEUSE (JEAN 21, 1-11) *
PÉCHÉ ORIGINEL *
PÈLERIN RUSSE *
PÈRES DU DÉSERT *
PÈRES SPIRITUELS *
PÈRE TOUT-PUISSANT *
PERSONNE INDIVIDU *
PORTER SA CROIX *
PORTES *
POUVOIRS DU CHRÉTIEN *
PRÉSENTATION DE LA MÈRE DE DIEU AU TEMPLE (21 NOVEMBRE) *
PRIÈRE CONTINUELLE *
PRIÈRE DE JÉSUS *
PRIÈRE DE JÉSUS QUÉBEC *
PRIÈRE DE JÉSUS SLAVON *
PRIÈRE AUX SAINTS ET POUR LES DÉFUNTS *
PRIÈRE DINTERCESSION *
PRÈRES DE LA TABLE ET AU DÉBUT DUNE ENTREPRISE *
PROPHÉTIES DE LANCIEN TESTAMENT *
PROSCOMÉDIE *
PSAUME 33/34 *
PSAUMES - CHANTS *
PSAUMES ET ÉVANGILES *
PSAUMES LECTURE *
PSAUMES TRADUCTIONS *
PSYCHOTHÉRAPIE ORTHODOXE *
QUÉBEC ORTHODOXIE *
QUÉBEC (VILLE) PAROISSES ORTHODOXES *
QUÉBEC RESSOURCES ORTHODOXES *
QUESTIONS MORALES SEXUALITÉ, CONTRACEPTION, AVORTEMENT ET EUTHANASIE *
RAWDON *
" REGARDS ORTHODOXES " *
RÉINCARNATION *
RELIGIONS NON-CHRÉTIENNES *
RELIQUES *
REPENTIR *
" RENCONTRE AVEC LORTHODOXIE " *
RÉSURRECTION DU CHRIST *
RETRAITES *
REVUE 3e MILLÉNAIRE *
ROUES DE FEU ET TÉTRAMORPHES *
RUBRIQUE *
SABAOTH *
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SAINT JEAN CHRYSOSTOME UVRES *
SAINTETÉ *
SAINTE JÉRUSALEM SAINTE SOPHIE ET SES ENFANTS *
SAINTS OCCIDENTAUX *
SAINTS QUESTIONS DIVERSES *
SAINTS RELIQUES *
SAINT NECTAIRE DÉGINE ÉCRITS *
SAINT SILOUANE LATHONITE *
SAUVÉ *
SCHISME SÉPARATION DES ÉGLISES 1054 *
SECTES DANS LORTHODOXIE *
SEXUALITÉ MASTURBATION *
SIGNE DE CROIX *
SLAVON TRANSLITTÉRÉ *
SOUFFRANCE RÉCONFORT *
SOUS TA MISÉRICORDE SUB TUUM *
STARETS *
TEMPS LITURGIQUES OCCIDENT/ORIENT *
TITRES RELIGIEUX *
THÉOPHANE LE RECLUS *
THÉOLOGIE FOI *
THÉOLOGIE MYSTIQUE *
THÉOLOGIE RÉFÉRENCES *
TRANSFIGURATION RÉFÉRENCES *
TRANSFIGURATION LUMIÈRE INCRÉÉE *
TRINITÉ ÉGLISE ORTHODOXE *
TRINITÉ *
TYPIKON *
VASSULA RYDEN *
VÊTEMENTS LITURGIQUES ÉVÊQUE *
VIE APRÈS LA MORT *
VIE SPIRITUELLE *
VIGILES *
VIOLENCE DANS LA BIBLE *
ZÉON - ORIGINE *
RÉPONSES
En ce qui concerne " Abraham : Lappel vers soi ", il me semble que lauteur de ce titre à bien saisi lappel de Dieu dans Genèse 12, 1, car il sagit dun retournement vers nos profondeurs, comme vous le dites, ces énergies potentielles en nous qui demandent dêtre apprivoisées et converties en lumière : cest la réalisation de notre vocation, symbolisé par lexil dAbram de son pays dorigine pour aller vers la terre promise par Dieu. Si vous ne connaissez pas déjà le travail dAnnick de Souzenelle, je vous recommande ses livres, en particulier Résonances bibliques, paru en 2001, en quelque sorte le sommet de son uvre. Elle traduit lappel de Dieu à Abram : " Va vers toi-même ! ". Dans un premier temps vous pouvez consulter le site dévoué à Annick de Souzenelle au : http://souzenelle.ovh.org/.
Voici une page qui contient une explication et des liens vers a grand nombre dacathistes :
http://www.orthodoxwiki.org/Akathist#Relating_to_the_Theotokos .ACÉDIE / DÉCOURAGEMENT VOIR AUSSI PASSIONS
Il serait peut-être utile dessayer de découvrir, en toute tranquillité desprit, les raisons de cette perte dintérêt. Est-ce que ceci vient surtout de facteurs extérieurs (engagements professionnels et familiaux, environnement désintéressé ou hostile à la vie spirituelle, manque dencadrement ) ou intérieur (soucis quotidiens, doutes au niveau de la foi, découragement par le manque de " progrès ", conflits entre traditions spirituelles ). La persévérance est très importante dans la vie spirituelle, car cest souvent seulement à long terme quon obtient les vraies bénéfices de nos pratiques. Pour cette raison il est important de fixer en accord (avec son père spirituel ou seul), une " règle de prière " convenable, qui ne soit pas trop onéreuse que nous sommes facilement tenter de labandonner. On peut toujours en faire plus que la " règle ", et éventuellement laugmenter, mais on ne doit jamais faire moins que la règle. La " règle " peut comporter des prières fixes et variables, ainsi que la lecture spirituelle, en particulier le Nouveau Testament. Une courte lecture du Nouveau Testament chaque jour est souhaitable. Dans votre situation, une lecture et une méditation de la parable du semeur (Matthieu 13, 1-23) pourrait être utile.
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Je comprends bien le doute qui vous tracasse concernant la prière de Jésus oui, cest une forme dacédie qui cherche à te déstabiliser, premièrement par rapport à lutilité de réciter la prière pendant le jour, puis sans doute dans un deuxième temps, lutilité de la prière tout court, et dans un troisième temps, lutilité de toute forme de prière.
Vous trouverez dans la Philocalie beaucoup de références à lacédie, mais assez éparpillés, ici et là. Aussi, un des degrés de léchelle de saint Jean Climaque est consacré à lacédie no. 13, p. 148.
Comme " remèdes " à lacédie, les Pères recommandent la pratique de la patience ou la persévérance, lespérance, le repentir, la " mémoire de la mort ", la " crainte de Dieu ", le travail manuel, et bien sûr la prière. Je vous enverrai un texte spécialement sur lacédie.
Je pense que la persévérance est très importante dans la vie spirituelle, car cest souvent seulement à long terme quon obtient les vraies bénéfices de nos pratiques. Pour cette raison il est important de fixer, en accord avec son père spirituel, une " règle de prière " qui ne soit pas trop onéreuse que nous sommes facilement tenter de labandonner. On peut toujours en faire plus que la " règle ", et éventuellement laugmenter, mais on ne doit jamais faire moins que la règle.
Je dois souligner que dans la Tradition orthodoxe, la pratique de la prière de Jésus est intégrée dans un ensemble de pratiques spirituelles qui constituent la vie spirituelle des fidèles. Parmi ces pratiques la plus importante est la fréquentation régulière des sacrements, en particulier lEucharistie. Dautres sont le jeûne, la participation à dautres offices liturgiques, la lecture spirituelle et la recherche de conseils auprès de son père spirituel.
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Comme vous le savez sans doute, chez les Pères et dans les écrits ascétiques, lacédie est une des " passions " ou des " maladies " de lâme. Voici des définitions de ces deux termes :
Acédie (n.f.) : (du grec akedia) Rupture de lascèse et de la vigilance, état de négligence intérieure, de découragement ou perte de lélan pour les choses spirituelles, doù la recherche du " divertissement " sous toutes ses formes.
Passion (n.f.) : (du latin, patior, " souffrir ") Dans le langage ascétique, la passion est un état pécheur, ou une maladie de lesprit, profondément ancrée dans lâme et résultant dune suite de consentements données à de mauvaises pensées. Les Pères identifient généralement huit passions principales : gourmandise, avarice, fornication, colère, tristesse, acédie (paresse ou oisiveté spirituelle), vaine gloire et orgueil, cette dernière étant considérée la " reine des passions ".Les origines de la description des passions et de leur maîtrise remontent aux Pères du désert, par exemple dans les écrits dÉvagre le Pontique (+399), en particulier son texte Praxis (voir Praxis et gnosis dÉvagre le Pontique ou la guérison de lesprit, présenté par Jean-Yves Leloup (Albin Michel). Les passions sont traitées dune façon plus détaillée dans les écrits de saint Jean Cassien, en particulier dans ses Institutions cénobitiques. De nos jours, il y le livre du père Alphonse et de Rachel Goettmann, Guérison des maladies spirituelle; Ces passions qui nous tuent : Diagnostic et remèdes (Presses de la Renaissance, 1998). Lacédie y est présentée aux pages 156 à 171.
Se basant sur les Pères, on recommande comme " remèdes " à lacédie -
- La persévérance la ferme décision de " tenir bon ", de terminer envers et contre tout le travail commencé ;
- Se fixer une mesure pour tout travail par exemple, une " règle de prière ", qui peut être peu ambitieuse ; ce qui est important, cest dêtre fidèle à la règle que lon sest fixée ;
- Le jeûne régulier, afin déveiller la faim et le goût de Dieu (voir les textes sur le jeûne aux Pages Orthodoxes La Transfiguration) ;
- De prendre conscience de son souffle, de respirer profondément afin daccueillir la grâce, lamour de Dieu ;
- Le repentir, la conscience de nos faiblesses et de nos manquements ;
- Le souvenir de la mort : vivre chaque jour comme sil était le dernier.
Jajoute quelques mesures concrètes :
- La lecture appropriée, surtout la Bible, les Évangiles en particulier, mais aussi des livres spirituels dauteurs inspirés par exemple les uvres du " Moine de lÉglise dOrient " (le père Lev Gillet) ;
- Une retraite dans un monastère ou la participation à une session dans un centre de prière si je me souviens bien, vous êtes dans le sud-ouest de la France, donc pas très loin du Centre détudes et de prière Sainte-Croix, en Dordogne. Vous pouvez visiter leur site : www.centresaintecroix.net.
Cest le Patriarcat dAlexandrie qui est responsable des églises orthodoxes en Afrique. Voici les coordonnées :
His Beatitude, PETROS, Pope and Patriarch of Alexandria and All Africa
THE CHURCH OF ALEXANDRIA
Greek-Orthodox Patriarchate of Alexandria
POB 1307, 2006 , Alexandria, Egypt
tel +20.3.482.2890 (from Alexandria) tel +20.2.510.3516 (from Cairo)
email goptalex@tecmina.com Website http://www.greece.org/gopatalexLa définition qui paraît dans le lexique est bien correcte : " Agneau : Dans la Liturgie, la parcelle centrale, de forme carrée, découpée de la prosphore pendant la Proscomédie et portant linscription IS XS - NIKA (Jésus Christ Vainqueur), représentant lAgneau de Dieu, le Christ immolé en sacrifice. LAgneau est sanctifié pendant lanaphore pour servir à la communion. "
Cependant, cette définition nest pas tout-à-fait complète, car il y a aussi les parcelles de commémoration de la Mère de Dieu, des saints, des vivants et des défunts, préparées à même les autres parties de la prosphore pendant la Proscomédie. Dans la pratique slave, ces parcelles, de même que les parcelles prélevées des prosphores offertes par les fidèles avec leurs diptyques, ne sont pas ajoutées au calice pour la communion des fidèles, qui ne contient donc que les morceaux de lAgneau lui-même. Plutôt, ces parcelles sont versées dans la coupe après la communion des fidèles et sont consommées par le diacre ou le prêtre, selon le cas, après la Liturgie ; elles sont ajoutées au moment où le diacre dit : " Lave, Seigneur, par ton Sang précieux et les prières de tes saints, les péchés de ceux dont il a été fait mémoire ici. "
Dans la pratique grecque (aussi chez les arabes), les parcelles de commémoration sont ajoutées au calice avant la communion des fidèles, qui peuvent donc communier à un morceau de lAgneau ou à une parcelle de commémoration. De même que le vin est considéré sanctifié par son contact avec lAgneau consacré préalablement qui sert à la Liturgie des saints dons présanctifiés, ici les parcelles de commémoration ajoutées au calice après la consécration sont sanctifiées par leur contact avec le vin et les morceaux de lAgneau déjà consacrés.
Les autres parties de la prosphore (ou des prosphores chez les grecs, ce sont de véritables pains), servent pour lantidore, qui est béni pendant le Liturgie, mais non consacré, et distribué aux fidèles ayant communiés (pratique slave) ou après la Liturgie (pratique grecque et slave).
Cest un sujet concernant le quel je dirai quon ne peut pas fournir des réponses définitives. Les Pères anciens ont certainement donné des enseignements, souvent très précises, sur lexpérience de lâme après la mort, enseignements souvent basés sur des expériences et des visions, mais est-ce que cela nous permet vraiment de généraliser pour tous ?
Saint Jean Maximovitch résume ainsi lenseignement traditionnel des Pères concernant lexpérience de lâme pendant les deux premiers jours après la mort : " Pendant deux jours lâme jouit dune liberté relative et peut visiter des lieux qui lui étaient chers sur la terre, mais la troisième jour elle se déplace vers des sphères différentes ". Cest dans ce contexte que certains Pères enseignent que les âmes des défunts sont conscients de la présence de parents et damis auprès de leur dépouille mortel, mais bien sûr ne peuvent communiquer avec ces personnes.
Concernant votre deuxième question (" Comment peuvent-ils [les morts] se détacher facilement des attachements terrestres ? "), on peut imaginer, comme le suggère la citation de saint Jean Maximovitch, que la liberté des âmes des défunts nest pas sans limites, et quelles sont contraintes de quitter les lieux et les personnes qui leur sont chers pour sengager plus profondément dans un processus daprès la mort qui est soit universel, soit personnel.
Concernant la troisième question (" Si non, à quoi ça sert de se déplacer et de voyager pour aller inhumer la dépouille?? Est-ce par respect, ou pour rendre hommage?? "), oui par respect et pour rendre hommage au défunt, mais aussi pour prendre congé définitivement de lui (ce qui est plus difficulté en labsence du corps, par exemple si le corps a déjà été incinéré), et ce qui est peut-être plus important, de prier pour le défunt. La prière pour les défunts est une pratique très ancienne dans le christianisme et est en quelque sorte une obligation des vivants, un témoignage de lamour qui existe toujours pour le défunt. Car lamour ne disparaît pas avec la mort, mais doit nécessairement prendre une autre forme que lorsque la personne était vivante. La forme la plus haute de cet amour est sans doute celle de la prière, parce que par la prière nous continuons à manifester notre amour pour le défunt et à laider en quelque sorte, dune façon connue de Dieu seul.
Pour conclure, les vivants ne doivent pas prendre dinitiative de contacter ou de communiquer directement avec les défunts : cela ne fait entrer dans des pratiques ésotériques qui ne sont pas chrétiennes. Si nous sentons quun être cher a communiqué avec nous après sa mort, par exemple dans un songe, on doit laccepter humblement, mais sans y attacher une grande importance, à cause de lincertitude concernant lorigine de ce genre de communication.
Je vous recommande de lire en particulier les textes suivants à la section " Souffrance, mort et résurrection " des Pages Orthodoxes La Transfiguration :
Souffrance, Mort et Résurrection : Introduction
De la mort et de la résurrection par Mgr Kallistos Ware
" La mort est vaincue " : les fins dernières selon les Pères de lÉglise par Père Placide (Deseille)
Office de la Pannychide - Acathiste pour les défunts
ÂME APRÈS LA MORT + LES " POSTES DE PÉAGE "
Ce que javais en vue en disant que certains théologiens orthodoxes contestent lenseignement des " postes de péage " est la controverse à lintérieur de lÉglise orthodoxe russe hors-frontières il y a quelques années autour du livre du Père Séraphim Rose, " The Soul after Death " (The Soul After Death, Contemporary After-Death Experiences in the Light of the Orthodox Teaching on the Afterlife, by Father Seraphim Rose, Saint Herman of Alaska Brotherhood, PO Box 70, Platina, CA 96076 USA). Le livre na pas été édité en français, mais des extraits sont disponibles sur le site des " VCO ", dans le bulletin " Orthodoxie " : http://perso.club-internet.fr/orthodoxie/table.htm . Je ne connais pas la brochure du Monastère Orthodoxe St Michel 47 230 Lavardac : " LÂme après la Mort " : serait-ce le même texte ?
Vous trouverez quelques textes critiquant le livre du Père Séraphim Rose au site " New Ostrog " à ladresse : http://www.new-ostrog.org/toll_main.html. La " réponse " du Père Séraphim Rose est aussi disponible en ligne : http://www.orthodoxinfo.com/death/critic.htm.
Dans son article " La mort est vaincue ", Père Placide écrit que les " postes de péage " sont lenseignement des Pères de lÉglise le but de son texte mais il ne fait pas de commentaire sur cet enseignement. Mgr Kallistos ne les mentionne pas dans son article " De la mort et de la résurrection ".
Les espérances terrestre et à la mort pour un chrétien : Ce sont des questions assez vastes ! On trouve des indications, sous différentes formes, dans les Évangiles et les Épîtres, ainsi que dans les enseignements des Pères de lÉglise et la vie des saints de tous les temps. Par où commencer ? Un bon point de départ est sûrement le " Sermon sur la montagne " de Jésus dans lÉvangile de Matthieu (chapitres 4 à 6). On trouve dans ce texte les " Béatitudes ", qui peuvent sappliquer dans cette vie mais aussi dans la vie future. Car dans lenseignement de lÉglise, le Royaume de Dieu nest pas seulement dans la vie prochaine, mais aussi dans la vie présente. Cest ainsi que la Divine Liturgie nest pas seulement la commémoration dévènements passés, ni une image de la Liturgie céleste ou future, mais une participation réelle au Royaume dès maintenant.
Pour ce qui est de laprès-mort, le christianisme enseigne la nature éternel de lâme, la résurrection des morts et un " jugement ", généralement un jugement particulier, après la mort, et un jugement général or dernier, à la fin des temps. Le Christ parle du jugement général ou dernier dans l Évangile de Matthieu, 25, 31-46, où il y aura séparation des " brebis " des " boucs ". Je vous envoie ci-joint un article de Mgr Kallistos Ware sur " la mort et la résurrection " qui pourrait vous aider à ce sujet. Vous trouverez dautres informations à la section Souffrance, Mort et Résurrection : Introduction des Pages Orthodoxes La Transfiguration .
AMOUR DES ENNEMIS VOIR PARDON
Concernant lAnamnèse (n.f.) : (du grec anamnesis " souvenir, action de rappeler à la mémoire ") Acte rendant actuel un événement passé ou même - paradoxalement - à venir, en le rappelant non seulement à la mémoire des hommes mais aussi à celle de Dieu. Dans la Liturgie, prière après les paroles de lInstitution qui rappelle et rend présent luvre du salut que Dieu a accompli pour nous, les mystères du Verbe incarné. Ce rappel est fait " en souvenir " du précepte du Seigneur : Faites ceci en mémoire de moi (Lc 22,19). Dans la Liturgie de saint Jean Chrysostome, il sagit de la prière suivante : " Commémorant donc ce commandement salutaire et tout ce qui a été fait pour nous : la Croix, le Tombeau, la Résurrection au troisième jour, lAscension au ciel, le Siège à la droite, le second et glorieux Nouvel Avènement, Ce qui est à toi, le tenant de toi, nous te loffrons en tout et pour tout ".
Les chérubins et les séraphins : Les principaux ordres des anges, selon les hiérarchies hébraïques et chrétiennes, notamment selon saint Denys lAéropagite, dans son livre lHiérarchie céleste. Les séraphins sont mentionnés deux fois dans la Bible (Isaïe) alors que les chérubins le sont 61 fois, tous dans lAncien Testament, sauf une référence dans Hébreux. On dit que certains anges mentionnés par nom dans la Bible, notamment Michel et Gabriel, sont des séraphins et non pas des archanges, comme on les désigne couramment, les archanges étant un ordre inférieur dans lhiérarchie.
Les " nephilims " sont mentionnés brièvement dans la Genèse :
" Lorsque les hommes commencèrent d'être nombreux sur la face de la terre et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu trouvèrent que les filles des hommes leur convenaient et ils prirent pour femmes toutes celles qu'il leur plut. Yahvé dit : " Mon esprit ne demeurera pas dans l'homme, puisqu'il est chair ; sa vie ne sera que de cent vingt ans. " Les Nephilim étaient sur la terre en ces jours-là (et aussi dans la suite) quand les fils de Dieu s'unissaient aux filles des hommes et qu'elles leur donnaient des enfants ; ce sont les héros du temps jadis, ces hommes fameux. " (Gn 6,1-4).
Lorigine de ces références doit plus à la mythologie du Proche-Orient à lépoque de la composition de la Genèse, quà des " faits historiques ", ou même à des récits qui peuvent être édifiants pour la foi. De nos jours, cest surtout dans des milieux ésotériques et occultistes quon sintéresse à cette question.
Voici ce quen dit une note de la Bible de Jérusalem (3e édition) :
" Tout n'est pas clair pour nous dans ce bref épisode de tradition yahviste, mais l'auteur reprend sans doute des éléments d'une tradition populaire à caractère mythologique. La difficulté vient d'abord de l'identité des " fils de Dieu " (cf. Dt 32 8+), puis de la relation qu'il peut y avoir entre leur union avec les filles des hommes et les nephilîm du v. 4. On pourrait penser que ces derniers (on songe ici à Ez 32 17-32 où l'on parle précisément de ceux qui sont " tombés ", signification de nephilîm, et qui ont été placés ou sont couchés, malgré leur vaillance, parmi les victimes de l'épée, de même que dans le mythe classique des Titans) sont le résultat de l'union des " fils de Dieu " avec les filles des hommes, mais le texte dit seulement que les nephilîm habitaient sur la terre à ce moment-là. Ils pourraient être les Géants (ou Titans) sémitiques, mais ailleurs on les nomme " fils d'Anaq " ou Anagîm (cf. 13 28.33 ; Dt 1 28+). Sans se prononcer sur la valeur de cette croyance et en voilant son aspect mythologique, il rappelle seulement ce souvenir d'une race insolente de surhommes, comme un exemple de la perversité croissante qui va motiver le déluge. Le Judaïsme postérieur et presque tous les premiers écrivains ecclésiastiques ont vu des anges coupables dans ces " fils de Dieu ". Mais, à partir du IVe siècle, en fonction d'une notion plus spirituelle des anges, les Pères ont communément interprété les " fils de Dieu " comme la lignée de Seth et les " filles des hommes " comme la descendance de Caïn. " (Bible de Jérusalem, note (c), p. 45).
Je pense que ceci résume bien la situation en ce qui concerne lÉglise : on ne doit pas accorder beaucoup dimportance à cette question.
Vous trouverez des textes de différentes sources bibliques, études philologiques et mythologiques, catholiques, ésotériques etc. - aux pages suivantes (en anglais) :
http://www.mystae.com/restricted/streams/scripts/nephilim.html
http://www.mystae.com/restricted/streams/scripts/watchers.html
Lenseignement de lÉglise ne va pas plus loin que les informations que je vous ai envoyés. Bien que certains Pères ont fait des commentaires sur lépisode dans Genèse 6,1-4, il ne sagit aucunement de question de doctrine, mais plutôt dune référence de lAncien Testament qui reste mystérieuse, surtout quelle est fondée sur des mythes communs chez les peuples du Proche-Orient à lépoque. Il nest donc pas possible daffirmer avec certitude quil sagit dun fait historique. Cest dans ce sens quon ne peut pas répondre à votre question, à savoir du sort des anges qui auraient participé aux unions avec des femmes. Il y a dailleurs un problème de non-sens, du point de vue de la tradition chrétienne concernant les anges : comme le suggère la note de la Bible de Jérusalem (BJ), les Pères tardifs (après le IVe siècle !) ont enseigné que les anges sont des êtres personnels mais incorporels, qui ne sont pas sujet aux pulsions de la chair comme les humains : comment auraient-ils pu sunir aux femmes ? Aussi Jésus lui-même dit que les anges ne sont ni masculin ni féminin (cf. Mt 23,30 : À la résurrection, en effet, on ne prend ni femme, ni mari, mais on est comme des anges dans le ciel).
En ce qui concerne la chute dune partie des anges, les Pères tardifs enseignent que ceci étaient causé par une faute même avant la création du monde le Satan apparaît, par exemple, dans le Paradis avant la chute dAdam. Cest cette chute des anges qui, selon linterprétation des Pères, est évoquée dans le livre dIsaïe, 14, 3-21 ; par exemple :
Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l'aurore! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations! Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, A l'extrémité du septentrion; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut. Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse. (Bible Louis Segond)
Comme le suggère la note de la BJ, certains des premiers Pères attribuaient la chute des anges à leurs actions suggérées dans Genèse 6. Ainsi, Irénée de Lyon (IIe siècle) dans Contre les hérésies (CH) réfère à " tout le mélange du mal qui se déchaîna avant le déluge par suite à lapostasie des anges " (CH, V,29,2) ; et il dit par rapport au déluge : " depuis que les anges rebelles sétaient mêlés à eux [la race dhommes au temps de Noé] (CH IV,36,4). Mais les Pères ultérieurs ont attribué la chute des anges devenus démons à une faute de lesprit (notamment lorgueil), ce qui est plus conforme à leur nature, plutôt quà une faute charnelle.
Deux remarques dordre général concernant Uriel :
1. Le fondement biblique du nom de larchange Uriel nest pas très ferme : on le trouve seulement dans Esdras 2, un livre qui nest pas considéré canonique ni par les Protestants, ni par lÉglise catholique, mais qui se trouve dans les Bibles grecques et slavonnes (voir lextrait de Esdras 2, le dernier texte ici-bas).
2. On attribue, dans les traditions juives et chrétiennes, toutes sortes dactions à larchange Uriel, mais ces attributions à Uriel nont pas de fondement dans lÉcriture. Par ailleurs, Uriel semble avoir été " adopté " par des milieux ésotériques qui sont généralement assez éloignés de la tradition chrétienne et ces sources et références doivent donc être approcher avec discernement.
Les Pères disaient que les animaux ont une " âme sensible " comme nous, car ils ressentent le plaisir et la douleur des sens. Mais ils nont pas d " âme intelligible " comme nous, ils ne sont pas des " personnes " au sens théologique. Il est certain que nous avons des responsabilités envers les animaux, comme envers toute la création : cest également à cause de la chute de lhomme que la souffrance et la mort font partie de toute la création, et lhomme a le devoir de sanctifier toute la création (voir à ce sujet saint Paul dans Romains 8, 19-22).
Nos responsabilités sétendent à une bonne et modeste utilisation de la création, à alléger les souffrances des créatures, en particulier les animaux, à cause justement de leur sensibilité. Mais le respect de la vie ne doit nous priver de lutilisation des animaux et autres créatures pour notre propre survie voir à ce sujet les paroles de Dieu à Adam dans la Genèse (Gn 1, 28-31).
Lenseignement chrétien à ce sujet nest jamais allé aussi loin que certains religions orientales, qui disent que nous devons éviter de tuer toute créature vivante, même les insectes, et que notre alimentation doit être exclusivement végétarienne. Il ny a rien de mal dans ces perspectives en soi, mais il ne faut pas condamner les autres si tous ne suivent pas ces idées. Saint Paul le dit bien à propos de ceux qui ne mangent pas de viande : " Tel croit pouvoir manger de tout, tandis que le faible ne mange que les légumes ; que celui qui mange ne méprise pas labstinent et que labstinent ne juge pas celui qui mange ; Dieu la bien accueilli. " (Rm 14,2-3).
Pour ce qui est de la prière pour les animaux et la présence des animaux au paradis, je pense quaucune prière nest perdue, mais en même temps il ne faut pas exagérer : le Christ est venu sauver lhumanité et cest à lhomme de veiller sur le reste de la création, en lui démontrant un respect approprié. Certains saints on pense à saint François dAssise et Saint-Séraphim-de-Sarov, mais les vies des saints nous en parlent de beaucoup dautres qui nétaient pas agressés par des animaux normalement féroces étaient amis des animaux et certains ont dit quil faut aimer tous les animaux (par exemple saint Isaac le Syrien, qui mentionne spécifiquement les serpents). Mais je ne connais pas dexemple de saint qui a dit quil faut prier pour eux. Est-ce quil y aura des animaux au Paradis ? On nen sait rien, mais jai un souvenir quon a écrit quelque part que les animaux auront la parole et les plantes la sensibilité une sorte de rehaussement des niveaux de conscience de la création. Mais il sagit la sans doute dune opinion personnelle, dont je ne me souviens pas de la référence.
Jespère que ces réflexions, assez personnelles dailleurs, vous seront utiles.
La situation des Églises ayant comme siège Antioche (en réalité, Damas), porte certainement à confusion, car deux " Églises dAntioche " ont comme patriarches actuels un " Ignace " :
- LÉglise orthodoxe dAntioche (chalcédonienne, en communion avec lÉglise de Constantinople et les autres Églises orthodoxes " byzantines) : S.S. Ignace IV (Hakim ou Hazim).
- LÉglise syrienne orthodoxe (pré-chalcédonienne, aussi appelée non-chalcédonienne ou encore " monophysite ") : S.S. Mar Ignace Zakka (ou Sakka) Iwas. Il sagit dune des Églises dites " orthodoxes orientales ", qui nest pas en communion avec les Église orthodoxes " byzantines " depuis le Concile de Chalcédoine (451), bien que des discussions théologiques de nos temps ont constaté une identité de foi entre les deux familles dÉglises.
Cette dernière ne semble pas avoir de site web, bien que certains de ses diocèses (USA, Allemagne) en ont. Le site du diocèse de lAllemagne inclut une liste de diocèses, dont voici les informations pour lEurope :
Erzdiözese von Mitteleuropa und Benelux - Metropolit: Mor Julius Yeshu' Cicek
Erzdiözese von Deutschland (Patriarchalvikariat) - Metropolit: Mor Dionysius Isa Gürbüz
Source : http://www.gwdg.de/~grabo/sok/diozese.htm
APOCRYPHES Voir BIBLE LIVRES DEUTÉROCANONIQUES
APOPHTEGMES Voir PÈRES DU DÉSERT
P. Cyrille Argenti (né Argentis). Il ny a pas de " biographie " en tant que telle dans le livre Naie pas peur (Cerf/le sel de la terre, 2002), mais il y des éléments de biographie dans lintroduction par Olivier Clément, qui la bien connu, et dans une " autobiographie spirituelle " du père Cyrille, dans le même livre. Voici quelques informations sur père Cyrille Argenti :
- Né à Marseille le 25octobre 1918.
- En 1943, il participe au " Maquis ", groupes qui sopposent à loccupation allemande de La France. Il est arrêté par la Gestapo, puis relâché.
- Il fait des études de théologie, puis il est ordonné prêtre en 1950. Il devient moine à lîle de Patmos.
- En 1950, il est affecté à la paroisse grecque de Marseille.
- En 1964, voulant " dégager la communauté liturgique de la communauté ethnique " (p. 31), il commence à célébrer la Divine Liturgie en français.
- En 1978, il entreprend la construction dune église et dune centre communautaire pour la paroisse Saint-Irénée (qui existe toujours), qui réunit des Grecs, des Russes et des Français.
- Il a été très actif, non seulement à Marseille, mais aussi dans la préparation du " catéchèse orthodoxe ", Dieu est vivant.
- Il a été actif aussi dans le care de lAssociation chrétienne pour labolition de la torture (ACAT).
- Il est décédé en novembre 1994.
Le livre Naie pas peur (378 pages) contient 29 articles sur divers sujets. La plupart ont été publié dans le bulletin paroissial Orthodoxes à Marseille, dautres dans Contacts, le SOP et dautres revues.
En ce qui concerne votre question concernant le baptême, il nest pas possible de vous donner une réponse claire, seulement quelques indications générales. Si vous navez pas été baptisé dans lÉglise orthodoxe, il est certain que vous ne serez pas considéré comme orthodoxe, même un orthodoxe non-pratiquant. La chrismation sert souvent et typiquement de rite dadmission dans lÉglise orthodoxe pour ceux qui viennent dautres confessions chrétiennes, pourvue quon est satisfait que les exigences minimales du baptême ont été accomplies. En cas de doute, et selon la pratique locale, on peut demander à un catéchumène, ou le catéchumène lui-même peut demander, à recevoir le saint baptême. La pratique varie beaucoup dune Église ou juridiction orthodoxe à une autre. Ce qui est essentiel, cependant, cest dêtre activement associé à une paroisse ou communauté orthodoxe, car un fidèle orthodoxe fait toujours partie dune Église locale. Si vous nêtes pas en contact avec une paroisse, vous pouvez entrer en communication avec une paroisse proche de chez vous et cest le prêtre qui vous indiquera plus précisément la démarche à suivre pour être intégrer à lÉglise orthodoxe. Trois juridictions sont bien représentées en Amérique du Nord : lArchidiocèse grec (http://www.goarch.org/access/), lÉglise orthodoxe en Amérique (OCA)( http://www.oca.org/), et lÉglise dAntioche (http://www.aaron.org/).
BAPTÊME INITIATION CHRÉTIENNE
Habituellement, on baptise un enfant dans sa propre paroisse, car le baptême, même des bébés, est linitiation dans la communauté des croyants et les parents sengagent à élever lenfant selon les pratiques de lÉglise dans laquelle il a été baptisé. Il sagit donc plus quune question de rite, mais aussi dengagement. Dans lÉglise orthodoxe, linitiation chrétienne comprend normalement les trois sacrements du baptême, de la chrismation et de la communion, les enfants et même les bébés étant admis à la communion.
LÉglise orthodoxe admet donc les enfants, même les bébés, à la sainte Communion ; la " compréhension " de lacte de communion nest pas considérée comme un obstacle à la pleine participation des enfants à la vie sacramentelle de lÉglise. En avançant en âge, ils apprennent peu à peu à réaliser la signification de la Liturgie et de la Communion. LÉglise orthodoxe invoque aussi des motifs pastorales pour permettre aux enfants de participer à la Communion : lobligation de lÉglise de nourrir ses fidèles non seulement des paroles de vie, mais du " Pain de Vie ", quils soient adultes ou enfants.
Je vous recommande le livre du Père Alexandre Schmemann, " Deau et dEsprit " (Desclée de Brouwer) pour une explication de la théologie et de la signification spirituelle des sacrements dinitiation chrétienne dune perspective orthodoxe.
Un orthodoxe fait partie dune communauté de fidèles, pour les laïcs, habituellement une paroisse locale. Il y a à Bruxelles plusieurs paroisses orthodoxes de juridictions différentes et utilisant des langues liturgiques selon les communautés : le français, le néerlandais, le slavon, le grec etc. Si vous cherchez surtout une communauté dexpression française, je vous suggère de communiquer avec la paroisse suivante :
Paroisse des Saints-Silouane-lAthonite-et-Martin-de-Tours (BRUXELLES)
Rue de Bosnie 75, B-1060 Bruxelles.
Recteur : Prêtre Bartélémy DHuyvetter.
Tél. et fax : 02/534 04 49.
Site web : http://ibelgique.ifrance.com/silouane/
Cest une paroisse vivante, active, engagée, chaleureuse. Je suis certain que vous serez bien accueilli. Nhésitez pas de prendre contact avec le Père Bart.
La bénédiction des maisons (ou dappartements) se fait normalement dans lÉglise orthodoxe par le prêtre de paroisse des personnes habitant la maison. Souvent cette bénédiction a lieu le jour de la Théophanie ou baptême du Christ, le 6 janvier, ou peu après, utilisant leau qui a été bénie pendant la célébration de cette fête, en quelque sorte comme un prolongement de la fête. Mais la bénédiction peut avoir lieu aussi à dautres moments de lannée, à la demande des paroissiens. Si vous êtes membre ou en lien avec une paroisse orthodoxe ou dune autre Église dOrient, vous pouvez vous adresser au prêtre de la paroisse.
Je vous envoie ci-joint un document Word qui inclut les prières de bénédictions dhabitations qui se trouve dans lEuchologe et aussi un petit office de bénédiction que certains prêtres utilisent ici au Québec.
Je ne connais pas lhistoire de ce rite, mais cest possible quil soit très ancien, puisque la Théophanie est un des plus anciennes fêtes de lÉglise. Vous pouvez peut-être trouver des textes pertinents en anglais en cherchant avec les mots : " blessing house orthodox " ou dautres semblables.
Il y a dans lEuchologe du rite byzantin (le livre qui contient les offices des sacrements, sauf lEucharistie, et dautres offices de lÉglise orthodoxe) un grand nombre doffices ou de formules de bénédiction de personnes pour diverses circonstances et de lieux et objets. En pratique, seulement quelques-unes de ces bénédictions sont utilisées de façon régulière par exemple, la bénédiction des maisons des fidèles, qui traditionnellement a lieu le jour de la Théophanie (6 janvier) ou peu après. Pour ce qui est de votre question précise, il y a une " prière pour lenfant qui va entrer à lécole " et même un petit " office dintercession pour le début et la fin des études scolaires " : on demande la bénédiction des personnes (dans ces cas, les enfants ou étudiants), plutôt que les objets servant aux études !
Lexégèse biblique dans le sens moderne du mot, surtout tel que pratiqué par les savants allemands et anglais du 19e siècle, nest pas une discipline très développée dans le monde orthodoxe. En fait, les orthodoxes ont tendance à se tourner vers les Pères de lÉglise des premiers siècles en ce qui concerne linterprétation des textes bibliques et de rester fidèles à cette tradition. Ceci reflète en partie la place de la Bible dans lÉglise orthodoxe : la Bible fait partie de lÉglise et de la Tradition, elle nest pas au-dessous de lÉglise, et dautres aspects de la Tradition de lÉglise dOrient, tels que les textes liturgiques, les décisions des sept Conciles cuméniques (325-787) et dautres conciles majeurs, les icônes, les écrits des Pères et lexemple de la vie des saints de tous les temps, sont également importants pour la révélation de la foi et pour la vie du chrétien.
La Bible, en particulier bien sûr le Nouveau Testament et les Psaumes, a un rôle très important dans la vie liturgique et spirituelle orthodoxes. Les textes bibliques font partie de tous les offices orthodoxes, la lecture priante et méditative de la Bible est fortement recommandée et les homélies aux Divines Liturgies sont généralement basées sur le texte évangélique du jour. Pour des commentaires facilement accessible des textes liturgiques, notamment ceux des dimanches et des grandes fêtes, je vous recommande le livre par le " Moine de lÉglise dOrient ", le Père Lev Gillet, LAn de grâce du Seigneur : Un commentaire de lannée liturgique byzantine (Cerf, 1988). Des extraits de ce livre figurent aux Pages Orthodoxes La Transfiguration, dans la section des grandes fêtes liturgiques.
Il nexiste pas encore de traduction " orthodoxe " de la Bible en français. Les orthodoxes utilisent plusieurs traductions différentes de la Bible, notamment la Bible de Jérusalem et la Traduction cuménique de la Bible (TOB), ainsi que des traductions protestantes, par exemple Louis Segond. La troisième édition de la Bible de Jérusalem est accessible au site des Éditions du Cerf : http://bibliotheque.editionsducerf.fr/html/Corpus/Frame_bible.htm. et le " TOB " au site : au http://www.tradere.ord/biblio/index.htm. La traduction de Louis Segond est également disponible sur linternet, au : http://www.gospelcom.net/bible?language=Français.
La Bible de Jérusalem et la TOB comprennent la plupart des livres " deutérocanoniques " qui sont acceptés par lÉglise orthodoxe, quoique avec quelque hésitations. LÉglise orthodoxe reconnaît quelques livres deutérocanoniques qui ne sont acceptés par lÉglise catholique. Les protestants ne reconnaissent aucun des livres deutérocanoniques.
La version du Nouveau Testament utilisée aux offices liturgiques orthodoxes est généralement celle de lÉvangéliaire et de lApôtre édités par la Diaconie Apostolique, avec la traduction de Denis Guillaume (qui a traduit la plupart des livres liturgiques orthodoxes en français). Il existe plusieurs traductions " orthodoxes " des Psaumes (les traductions des Psaumes de la Bible de Jérusalem et la TOB ne sont pas bien adaptées pour usage liturgique) :
P. Placide Deseille, Les Psaumes : Prières de l'Église, Ymca-Press, 1979.
Livre des psaumes. Abbaye Saint Michel de Bois-Aubry, F-37120 Luzé, 1993.Pour usage personnel, je recommande la nouvelle version (3e édition) de la Bible de Jérusalem, en partie à cause de ses amples notes et références.
Il y a une importante différence dapproche entre lÉglise orthodoxe et lÉglise catholique en ce qui concerne la traduction de lAncien Testament. LÉglise orthodoxe considère la traduction grecque de la Bible juive dite des " Septante " comme le textus receptus de lAncien Testament et que les traductions en langues modernes doivent être basées sur cette version ancienne, la version connue et citée par les Apôtres (notamment Saint Paul), les Evangélistes et la plupart des Pères de lÉglise. En pratique, il nest possible de nos jours dignorer la Bible hébraïque, mais lÉglise orthodoxe accorde néanmoins la priorité à la Bible des Septante, qui est elle-même vue comme étant inspirée par lEsprit Saint. Un cas important est la traduction dIsaïe 7, 14 : Le texte hébreux se lit : La jeune fille est enceinte (Bible de Jérusalem), alors que la Septante se lit : La vierge est enceinte Cest cette dernière version qui est contenue dans la citation de la prophétie dIsaïe en Matthieu 1, 23, et toute lexégèse et la piété chrétienne dès les premiers siècles considèrent la prophétie dIsaïe comme une annonce de la naissance du Christ de la Vierge Marie.
Source : http://users.hrnet.fr/~dupuypas/Lexique/commentaire_isaie_7-14.htm
Commentaire de Jérôme sur Isaïe 7, 14 : " C'est pourquoi le Seigneur vous donnera lui même un signe. Voici que la vierge concevra et mettra au monde un fils et tu lui donneras le nom d'Emmanuel. "
Extrait du commentaire de Jérôme. [du Supplément au Cahiers Evangile N° 104- pages 50 - 51]
"[...] Quand le texte dit: le Seigneur vous donnera lui même un signe, ce doit être quelque chose d'inouï et d'étonnant. Or si c'est une jeune fille ou une jeune femme qui enfante, comme le veulent les juifs, et non une vierge, de quel signe pourra-t-on parler, puisque ce nom concerne l'âge, non l'intégrité physique ? Et à la vérité, pour nous mesurer pied à pied avec les juifs et ne pas leur fournir, en tirant sur la corde de la dispute, occasion de rire de notre incompétence, une "vierge" en hébreu se dit bethula, qui n'est pas écrit dans le présent passage, mais au lieu de ce mot il y a alma, que toutes les versions, hormis les Septante, ont traduit par "jeune adolescente". Au surplus alma chez eux est un terme ambivalent: il veut dire en effet "jeune adolescente" et "cachée". D'où dans le titre du psaume 9 où il y a en hébreu alamoth, toutes les versions ont traduit par "l'adoslescence", ce que les Septante ont interprété "pour ceux qui sont cachés". Nous lisons aussi dans la Genèse, là ou Rébécca est dite alma, qu' Aquila a traduit non par "jeune adolescente" ou "jeune femme" mais "cachée".
Donc on appelle alma non seulement une jeune femme ou une vierge, mais avec extension de sens une vierge cachée et retirée qui n'a jamais été exposée aux regards des hommes mais a été l'objet d'une garde attentive de ses parents [...]. Et autant que je puisse faire l'effort de mémoire, je crois n'avoir jamais lu le mot alma pour une femme mariée mais pour une vierge, et qui est non seulement une vierge mais une jeune vierge dans ses années d'adolescence. Il peut en effet arriver qu'une vierge ait un certain âge, mais cette vierge-ci était dans les années de sa jeunesse, non pas une fillette qui ne pourrait encore connaître un homme, mais une vierge déjà nubile. [...]"
Sur la conception virginale, qui repose sur le grec parthenos, la vierge, de la traduction des Septante, la polémique est ancienne avec les juifs dont les versions grecques récentes traduisaient l'hébreu alma par neanis, la jeune femme. Jérôme reprend d'abord à son compte l'argument que, de Justin et Irénée jusqu'à son époque, la tradition leur opposait : où serait le signe s'il s'agissait d'une naissance normale ? Mais lui qui prônait le retour à l'hébreu comme au texte authentique de l'Écriture ne pouvait s'en tenir là : d'où la minutieuse discussion sémantique sur la valeur exacte du mot hébreu, qui s'efforce de montrer que l'interprétation traditionnelle s'accorde avec l'hebraica veritas.
Vous dites que vous êtes " navrée de voir quavec le temps lÉglise a laissé tombé plusieurs livres inspirants, comme le Siracide et la Sagesse. " Ceci sapplique surtout aux confessions protestantes, car les Églises orthodoxe et catholique incluent ces livres, avec les autres livres " Deutérocanoniques ", parmi les livres de lAncien Testament. Siracide est aussi appelé " Écclésiastique ".
En fait plusieurs Pères de lÉglise ont commenté systématiquement les livres du Nouveau Testament. Je crois que la meilleur façon de déterminer ce qui est disponible des écrits des Pères de lÉglise sur les Épîtres ainsi que sur Isaïe est de consulter un livre tel que Lire les Pères de lÉglise, de Sur Gabriel Peters (DDB), qui fournit un aperçu des écrits des Pères. Pour déterminer lesquels ont été traduits en français, vous pouvez faire une recherche des catalogues des grandes bibliothèques, en particulier celle de la Bibliothèque nationale de France, qui peut être consulté en ligne. Puis la dernière étape trouver les livres dans une bibliothèque religieuse ou universitaire près de chez vous.
La Bible de Jérusalem et la TOB sont accessible en ligne au : http://www.tradere.ord/biblio/index.htm et la traduction de Louis Segond au : http://www.gospelcom.net/bible?language=Français.
Je recommandons aussi la "Bible virtuelle", avec le texte complet de la version Louis Segond et un puissant logiciel de consultation et de recherche. Le fichier compressé (.zip - 4,5Mb) et autoexécutable est accessible gratuitement au site : http://www.geocities.com/Athens/Delphi/5909/index.htm.
Vous avez raison, ladresse de Online Bible n est plus valable. Essayez plutôt :
http://www.geocities.com/Athens/Delphi/5909/index.htm (version française des versions du module de base plus récentes existent en anglais). Fouillez les liens suivants pour télécharger gratuitement des modules que vous pourrez installer:
Modules pour Windows, Dos et Mac
BIBLE LIVRES DEUTÉROCANONIQUES
Je ne connaissais pas le Concile de Jérusalem de 1672, mais jai trouvé une référence sur internet, un texte qui discute de la question du Canon biblique. Vous trouverez la version française à ladresse : Apocrypha http://mb-soft.com/believe/tfs/apocryph.htm . Mais attention, il sagit dune traduction " automatisée " du texte anglais et on a intérêt à lire loriginal anglais : http://mb-soft.com/believe/txs/apocryph.htm. Le site contient beaucoup de documents : Site BELIEVE : http://mb-soft.com/believe/
Je pense que la référence suivante est exacte en ce qui concerne lÉglise orthodoxe : " Pour l'église orthodoxe orientale, le synode de Jérusalem (1672 A.D.) a affirmé la validité de Canon plus long ; cependant, une décision conciliaire liante universellement n'a pas été prise, et par conséquent une diversité d'opinion existe toujours. "
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Je pense que vous avez bien fait le tour de la question du " canon biblique orthodoxe ". Comme vous pouvez apprécier, lÉglise orthodoxe ne se concerne pas beaucoup de " légiférer " sur bien des questions et le " canon " biblique en est une : de nos jours, il y a des petites différences dusage entre les Bibles publiées par certaines Églises orthodoxes. Et puisquil nexiste pas de " Bible orthodoxe " en français, la question reste ouverte pour les orthodoxes dexpression française
Mais on doit reconnaître que les différences entre les versions " orthodoxes " de la Bible sont minimes : toutes les Bibles publiées dans les pays de tradition orthodoxes contiennent tous les livres de la Bible hébreu, ainsi que les livres deutérocanoniques reconnus par lÉglise catholique. Pour les autres livres deutérocanoniques, je pense que le texte suivant est correct (ci-joint larticle au complet) :
"The Eastern Orthodox Churches recognize several other books as authoritative. Editions of the Old Testament approved by the Holy Synod of the Greek Orthodox Church contain, besides the Roman Catholic Deuterocanonical books, 1 Esdras, Psalm 151, the Prayer of Manasseh, and 3 Maccabees, while 4 Maccabees appears in the Appendix. Slavonic Bibles approved by the Russian Orthodox Church contain besides the Deuterocanonical books, 1 and 2 Esdras (called 2 and 3 Esdras), Psalm 151, and 3 Maccabees."
Deux mises en garde sont nécessaires. Premièrement, lÉglise orthodoxe en général accepte les livres dites " deutérocanoniques " comme faisant partie de la Bible, mais sans pour autant reconnaître quils ont le même degré dinspiration et la même autorité que les autres livres. Deuxièmement, seulement quelques-uns de ces livres et ajouts sont utilisés aux offices de lÉglise : à ma connaissance, il sagit notamment du livre de la Sagesse (dont des extraits sont souvent lus aux vêpres), de la prière de Manassé (qui fait partie des Grandes Complies) et des ajouts à Daniel 3 (en particulier les cantiques dAzarias et des trois jeunes gens ; Daniel 3, 1-88 constitue la quinzième et dernière lecture du Samedi saint à vêpres).
Comme vous, je nai pas trouvé de traduction française des livres du " troisième canon ", à lexception de la prière de Manassé, qui figure au commun des Grandes Complies. On les trouve facilement en anglais, notamment dans la NRSV, même sur internet. Si vous connaissez ou vous trouvez des versions françaises de ces livres, je serais très intéressé den avoir les références.
Le Nouveau dictionnaire biblique, à la fin de la rubrique " Apocryphes ", dit que le commentaire le plus étendu des apocryphes est celui de Fritzsche et Grimm (Leipzig 1851-1860), puis on ajoute : " Trad. franç. dans la Bible de Reuss. Plus récemment : L. Randon, Les livres apoc. de lA.T., Paris 1909 ". Peut-être on trouverait des traductions françaises des écrits du " troisième canon " dans lun ou lautre de ces références.
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Certains livres et certains passages figurent à la Bible des Septante qui ne sont pas contenus dans la Bible hébraïque. Ces livres et ces ajouts " deutérocanoniques " aux livres " canoniques " sont :
- Livres : Tobie, Judith, Maccabées, Sagesse (de Salomon), Écclésiastique (Sirac) et Baruch
- Ajouts : Esther ch. 10, v. 4 ; ch. 16, v. 4 ; Daniel ch. 3, vv. 24-90 ; ch. 13 et 14 ; Job ch. 40 v. 18 et suivants ; " Lettre de Jérémie ".
LÉglise orthodoxe en général accepte les livres dites " deutérocanoniques " comme faisant partie de la Bible, mais sans pour autant reconnaissant quils ont le même degré dinspiration et la même autorité que les autres livres. Pour lÉglise catholique, ces textes ont la même autorité doctrinale que les autres livres. Les confessions issues de la Réforme rejettent ces livres et les qualifient dapocryphes. Voici ce quen dit Mgr Kallistos Ware dans son livre LÉglise orthodoxe :
" La version hébraïque de lAncien Testament est formée de 39 livres. La Septante contient, en plus de ceux-là, dix autres livres connus dans lÉglise orthodoxe comme les livres deutérocanoniques. Ils ont été adoptés par les conciles de Jassy (1642) et de Jérusalem (1672) comme part authentique des Écritures ; cependant la plupart des érudits orthodoxes contemporains, suivant en cela lexemple dAthanase et de Jérôme, estiment que ces livres, tout en faisant effectivement partie de la Bible, ne sont pas au niveau du reste de lAncien Testament " (p. 274).
Le nom " Christ " vient du grec hristos, qui veut dire " loint ". Cest dans ce sens quil est utilisé dans le Nouveau Testament, car Jésus est " lOint de Dieu ", le Christ. Dans la théologie orthodoxe (et aussi catholique, ainsi que pour beaucoup de protestants, mais pas tous), le Christ est le Verbe de Dieu, la seconde Personne de la Sainte Trinité, co-éternel et égale à Dieu le Père, comme laffirme le 2e article du Symbole de Foi de Nicée-Constantinople :
" (Je crois en) un seul Seigneur Jésus Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait. "
Vous nacceptez les remarques de " Nathanaël " puisqu" ils rejètent tout ce qui nest pas exactement comme ce qui est écrit dans la Bible, tout ce qui ne correspond pas exactement à son enseignement ". Cette attitude semble être celle dune interprétation littérale de la Bible, une approche qui nest pas celle de lÉglise orthodoxe, mais qui caractérise en particulier certaines communautés fondamentalistes issues de la Réforme protestante. Dans la Tradition orthodoxe, la Bible peut être interprétée dans plusieurs sens et les fidèles doivent être guidés par les enseignements de lÉglise, notamment les Pères de lÉglise, concernant la Bible. La Bible nest pas la seule source de la foi, car la Bible elle-même fait partie de la Tradition de lÉglise, qui comprend dautres sources de la foi, tels que les décisions des sept Conciles cuméniques entre 325 et 787, les écrits des pères de lÉglise, la Liturgie, les icônes, les vies des saints de tous les temps etc.
Vous dites bien que lapproche quelque peu rigide peut convenir à certaines personnes, car lEsprit Saint sait travailler de différentes façons, selon les besoins et possibilités de chacun, en vue de leur salut.
Lorsque vous écrivez : " je crois que la divinité se trouve en toute chose ", vous exprimez ce quon peut appeler l" immanence " de Dieu : Dieu est le Créateur et cest par lui et en lui que toute chose existe. Mais on ne doit séparer cette conception de Dieu de sa " transcendance " : Dieu existe en tant que Personne au-delà de toute chose créée. Identifier Dieu exclusivement au monde est une forme de panthéisme, cest dire que le monde existe de lui-même, il est inexplicable en soi. Dans la théologie de Pères, ou plus particulièrement l" anthropologie ", lhomme est le somment de la création, fait à " limage de Dieu ", comme lexprime la Genèse. Cette image est manifestée surtout dans lexistence personnelle de lhomme et la liberté : lhomme a le pouvoir de choisir, notamment entre ce qui le mène vers Dieu et ce qui léloigne de Dieu. Comme la écrit saint Irénée de Lyon (2e siècle), " la gloire de Dieu, cest lhomme vivant ". Mais lhomme a une vocation qui dépasse celle dêtre l" image " de Dieu, cest d être la " ressemblance " de Dieu, de vivre selon les caractéristiques de Dieu lui-même, la Bonté, lAmour etc. et dentrer une pleine union ou communion avec Dieu.
Vous exprimez par la phrase : " Hors du Christ, point de salut ", ce qui vous entendez des propos de " Nathanaël ". Souvent, cette phrase est exprimée " Hors de lÉglise, point de salut ", expression qui vient des Pères. Certains interprètent cette expression comme impliquant quon ne peut être " sauvé " quen faisant partie de telle ou de telle Église ou communauté. Mais une compréhension plus juste de cette expression est de voir lÉglise, le Corps du Christ, comme dit saint Paul, comme le rassemblement en Christ des justes de tous les temps et de tous les lieux, depuis la fondation du monde jusquà la fin. Saint Paul lui-même dit à ce propos : " Quand les païens, qui nont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui nont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que luvre de la loi est écrite dans leurs curs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées saccusant ou se défendant tour à tour. Cest ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes " (Romains 2, 14-16).
Je peux vous référer au Diacre Cyprian Hutcheon (Paroisse orthodoxe du Signe de la Théotokos à Montréal), qui a des connaissances dans ce domaine, cependant sans y être un spécialiste. Vous pouvez communiquer avec lui à ladresse : rhutcheon@hotmail.com.
Voici deux sites orthodoxes au Brésil :
http://openlink.br.inter.net/ortodoxia / Courrier : ortodoxia@openlink.com.br
http://www.diocese.com.br/Apresn.htm Courrier : nectario@diocese.com.br
Le calcul de la date de Pâques est assez complexe ! Pour simplifier les choses, toutes les Églises orthodoxes, à quelques exceptions près, célèbrent Pâques en même temps, car la date de Pâques est fixée selon le calendrier julien en ce qui concerne la détermination de la date du début du printemps. Les exceptions sont lÉglise de la Finlande, qui a adopté le calendrier occidental pour la date de Pâques, et aussi quelques petites Églises en Europe occidentale qui ne sont pas rattachées à la famille des Églises orthodoxes en communion avec lÉglise de Constantinople.
Bien sûr, la date de Pâques est calculée longtemps à lavance. Voici les dates entre 2001 et 2015 :
ANNÉE PÂQUES ORTHODOXE PÂQUES OCCIDENTAL 2001 15 avril 15 avril 2002 5 mai 31 mars 2003 27 avril 20 avril 2004 11 avril 11 avril 2005 1 mai 27 mars 2006 23 avril 16 avril 2007 8 avril 8 avril 2008 27 avril 23 mars 2009 19 avril 12 avril 2010 4 avril 4 avril 2011 24 avril 24 avril 2012 15 avril 8 avril 2013 5 mai 31 mars 2014 20 avril 20 avril 2015 12 avril 5 avril
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Je comprends bien votre confusion sur cette question de calendrier ! En plus des deux calendriers, il y deux " cycles de fêtes ", les fêtes à date fixe (exemple, Noël) et le cycle pascal (variable, selon la date de Pâques) la même distinction se fait en Occident. Le texte suivant vous aidera peut-être :
" En fait, lannée liturgique est composée est de deux cycles de fêtes qui sentrecroisent tout au long de lannée, les fêtes fixes et les fêtes mobiles. La date des fêtes fixes, par exemple la Nativité du Christ le 25 décembre, est la même chaque année, alors que la date de fêtes mobiles, qui correspondent au cycle pascal, est déterminée en fonction de la date de Pâques. La date de Pâques, établie daprès le calendrier lunaire juif, est fixée au premier dimanche qui suit la pleine lune du printemps, après la célébration des trois premiers jours de la Pâque juive. Cette date peut donc être la même que la date de Pâques en Occident - par exemple en lan 2001 - ou encore Pâques peut tomber une, quatre ou cinq semaines plus tard.
" Deux calendriers sont en usage dans lÉglise orthodoxe, le calendrier grégorien (le " nouveau calendrier ", qui est le calendrier civil mondial), et le calendrier julien (l" ancien calendrier ", qui est décalé de treize jours par rapport au calendrier grégorien). Les Églises des pays slaves utilisent lancien calendrier, alors que les Églises des autres pays de tradition orthodoxe suivent généralement le nouveau calendrier. Dans les pays de la diaspora, le choix de calendrier est souvent décidé par le diocèse ou la paroisse. Le choix de calendrier détermine la célébration des fêtes fixes. Certaines Églises et paroisses célèbrent Noël, par exemple, le 25 décembre du calendrier grégorien, alors que dautres le célèbrent le 7 janvier (le 25 décembre selon le calendrier julien). Par contre, tous les orthodoxes célèbrent Pâques le même jour ; donc, toutes les fêtes du cycle pascal, qui comprennent également tous les dimanches, sont célébrées en même temps dans les différentes Églises orthodoxes. "
Pour répondre à vos questions :
1) Ce que vous appelez "Pâques occidental" est-ce basé sur le calendrier grégorgien ?: OUI
Ce que vous appelez "Pâques orthodoxe" est-ce basé sur le calendrier julien ? OUI
2) Dans l'article sur le mont Athos, j'avais cru comprendre qu'il y avait des dates de Pâques différentes en fonction des choix opérés par les Eglises orthodoxes de divers pays :
" En 1923, les Églises de Constantinople, de Grèce et de Chypre, suivies de lÉglise de Roumanie en 1924, ont adopté le calendrier grégorien (calendrier civil) [le texte aura bien pu préciser : " pour les fêtes liturgiques à date fixe "]. Certains moines athonites, surnommés "Zélotes", sopposant au nouveau calendrier, coupèrent les relations spirituelles avec le Patriarcat cuménique et avec les monastères et moines qui acceptaient de rester en communion avec les "Églises officielles" (Constantinople et lÉglise de Grèce) qui adoptèrent le nouveau calendrier.
Cette controverse ne touche pas les Églises slaves, toujours au calendrier julien). "
La controverse touche seulement la date des fêtes fixes : Est-ce quon célèbre la Nativité du Christ le 25 décembre du calendrier civil (= " nouveau calendrier " ou calendrier grégorien) ou le 7 janvier du calendrier civil (=25 décembre du calendrier julien) ?
Le cycle pascal nest pas affecté par ladoption du " nouveau calendrier ", car toutes les Églises orthodoxes (à quelques exceptions près) utilisent le calendrier julien pour déterminer la date de Pâques.
Maintenant que cest clair voici une énigme qui décrit le rapport entre les deux calendriers, julien et grégorien, en usage dans lÉglise orthodoxe, et les deux cycles de fêtes, les fêtes fixes et les fêtes mobiles :
" Les fêtes fixes sont mobiles et les fêtes mobiles sont fixes. "
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Malheureusement, il ny a pas de calendrier orthodoxe sur linternet à imprimer le calendrier liturgique est, en fait, assez complexe et il change chaque année, en fonction de la date de Pâques. Vous trouverez un calendrier jour par jour sur le site du monastère des Saints Élie et Élisée :
http://monastere-orthodoxe.chez.tiscali.fr/pages/frameset.htmlAussi, il y a en anglais un calendrier que vous pouvez installer sur votre ordinateur, le " Menalogion " :
http://saintjohnwonderworker.org/menologion.htmLa question du calendrier liturgique est très complexe dans lOrthodoxie. Je suis tout-à-fait daccord quil est souhaitable que les différentes confessions chrétiennes suivent le même calendrier liturgique, afin de restaurer au moins un semblant dunité chrétienne.
La détermination des dates des fêtes suit des règles assez précises, surtout en ce qui concerne la date de Pâques, qui détermine les dates des autres fêtes " mobiles ", ainsi que tout le cycle des dimanches. En fait, lannée liturgique est composée est de deux cycles de fêtes qui sentrecroisent tout au long de lannée, les fêtes fixes et les fêtes mobiles. La date des fêtes fixes, par exemple la Nativité du Christ le 25 décembre, est la même chaque année, alors que la date de fêtes mobiles, qui correspondent au cycle pascal, est déterminée en fonction de la date de Pâques. La date de Pâques, établie daprès le calendrier lunaire juif, est fixée au premier dimanche qui suit la pleine lune du printemps, après la célébration des trois premiers jours de la Pâque juive. Cette date peut donc être la même que la date de Pâques en Occident - par exemple en lan 2001, 2004, 2007 etc. - ou encore Pâques peut tomber une, quatre ou cinq semaines plus tard. En 2003, Pâques tombe le 27 avril, ce qui permet de déterminer la date de toutes les autres fêtes du cycle pascal.
Deux calendriers sont en usage dans lÉglise orthodoxe, le calendrier grégorien (le " nouveau calendrier ", qui est le calendrier civil mondial), et le calendrier julien (l" ancien calendrier ", qui est décalé de treize jours par rapport au calendrier grégorien). Les Églises des pays slaves utilisent lancien calendrier, alors que les Églises des autres pays de tradition orthodoxe suivent généralement le nouveau calendrier. Dans les pays de la diaspora, le choix de calendrier est souvent décidé par le diocèse ou la paroisse. Le choix de calendrier détermine la célébration des fêtes fixes. Certaines Églises et paroisses célèbrent Noël, par exemple, le 25 décembre du calendrier grégorien, alors que dautres le célèbrent le 7 janvier (le 25 décembre selon le calendrier julien). Par contre, presque tous les orthodoxes célèbrent Pâques le même jour ; donc, toutes les fêtes du cycle pascal, qui comprennent également tous les dimanches, sont célébrées en même temps dans les différentes Églises orthodoxes (seule lÉglise de Finlande et, en France, lÉglise catholique orthodoxe de France, suivent la pratique occidentale pour la détermination de la date de Pâques).
Le calendrier des fêtes orthodoxes le plus utilisé en France est le Calendrier Liturgique Orthodoxe, édité chaque année par la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale (55, rue du Chatou, 92700 Colombes, tél. 01 47 82 46 43).
Dans lÉglise ancienne, la catéchèse était destinée avant tout à lenseignement de la foi à ceux qui devaient être baptisés adultes et aussi enfants de chrétiens pendant la célébration pascale. Nous avons les textes catéchétiques de plusieurs Pères de lÉglise, par exemple, Clément dAlexandrie, Basile de Césarée, Grégoire de Nysse, Cyrille de Jérusalem, Jean Chrysostome, Augustin dHippone, Ambroise de Milan La plupart de ces textes sont disponibles en français dans la collection " Sources chrétiennes " aux Éditions du Cerf. Si au début laccent de lenseignement était plutôt sur lhistoire du salut (Ancien Testament et Nouveau Testament), le contenu de la foi, notamment tel quexprimé dans le Symbole de foi de Nicée-Constantinople, et les mystères ou sacrements de lÉglise, par la suite on a plutôt eu tendance à mettre en valeur lenseignement moral en rapport avec la vie chrétienne.
Il faut souligner quil nexiste pas de " Catéchèse orthodoxe " systématique et universellement acceptée, telle quil existe dans lÉglise catholique et les Églises issues de la Réforme. Plusieurs écrivains orthodoxes ont écrit des catéchismes, notamment entre le 17e et le 19e siècles, sous des influences théologiques occidentales, mais ceux-ci ne représentent que les vues de leurs auteurs et aucun na jamais été accepté comme représentant lenseignement de toute lÉglise orthodoxe. Certains contiennent mêmes des erreurs manifestes, ayant été copiés ou calqués sur des catéchismes de lÉglise catholique ou dÉglises protestantes. Dailleurs, il nexiste pas dans lÉglise orthodoxe dautorité qui pourrait sanctionner un catéchisme pour toute lÉglise.
Dans l'Église orthodoxe, plutôt que de " catéchisme ", dans le sens dexposé systématique et définitive de la foi, on réfère plutôt aux sources de la foi ou de la Tradition. Or, la Tradition est fondée sur plusieurs sources principales : les Saintes Écritures ou la Bible ; les décisions des sept conciles cuméniques ; , les écrits des Pères de l'Église ; la liturgie (comprise dans son sens large de tous les offices et rites de l'Église orthodoxe, et non exclusivement la Divine Liturgie) ; les icônes ; et la vie et les écrits des saints de tous les temps. Bien sûr, toutes ces sources n'ont pas la même valeur et un certain discernement est nécessaire ; c'est sous l'inspiration de l'Esprit Saint que la vérité de la Révélation est assurée dans l'Église. La tradition est donc vivante et elle se manifeste continuellement sous différentes formes, par exemple par les vies de personnes habitées de l'Esprit Saint, les "théophores", même de nos jours.
Ceci dit, une " catéchèse " dun écrivain orthodoxe que je connais sur internet est une traduction dune catéchèse de lévêque serbe Nicolas Vélimirovich (récemment canonisé par lÉglise orthodoxe serbe), sous le titre : LA FOI DES SAINTS. Il sagit dune présentation schématique suivant le modèle bien connu de question-réponse. Mais son catéchisme doit être vu à la lumière des autres sources de la foi et peut savérer être plus ou moins utile de nos jours. Je ne lai pas lu attentivement, mais il me paraît être plus catégorique sur certaines questions que lon trouve habituellement dans la tradition orthodoxe. On peut comparer, par exemple, son commentaire sur le Symbole de foi de Nicée-Constantinople avec celui de Vladimir Lossky et lArchimandrite (maintenant évêque) Pierre lHuilier dans le Bulletin " Lumière du Thabor ", nos. 9-13 (à compléter, section " Archive du Bulletin " aux Pages Orthodoxes La Transfiguration ), du père Lev Gillet (Pages Orthodoxes La Transfiguration, section " La foi orthodoxe ") ou encore celui du père André Borrely (à ladresse http://www.orthodoxa.org/FR/orthodoxie/theologie/credo1.htm).
Vous trouverez la Catéchèse de saint Nicolas Vélimirovich sur le site " VCO ", dans le Bulletin " Orthodoxie ", à partir du numéro 100 , à ladresse : http://perso.club-internet.fr/orthodoxie/bul.htm . Il y a aussi sur ce site des textes qui sadressent aux enfants plutôt quaux adultes.
Il y a aussi plusieurs excellents livres de " Catéchèse orthodoxe ", notamment par exemple la collection qui porte ce nom publiée aux Éditions du Cerf. Plus récent, il y a le livre de lévêque Hilarion Alfeyev, Le mystère de la foi : Introduction à la théologie dogmatique orthodoxe (Cerf, 2001), une excellente exposée des principaux éléments de la foi orthodoxe.
De fait, le chant joue un rôle très important dans le liturgie de lÉglise orthodoxe, en particulier la célébration de la Divine Liturgie, qui se déroule en dialogue continue entre le prêtre et la chorale , qui représente le peuple. Si vous avez la possibilité découter lémission " Regards orthodoxes " (Radio Ville-Marie, Montréal 91,3 fm à 15h00 les dimanches), vous entendrez plus chants liturgiques, en français et en dautres langues à chaque émission.
Il y a une vingtaine de paroisses orthodoxes à Montréal, où lon peut assister à la célébration de la Divine Liturgie dans différentes langues : slavon, grec, roumain, arabe, ukrainien, anglais et français. Mais la paroisse francophone, Saint-Benoît-de-Nursie, est très petite et le chant nest pas très perfectionné. Une des meilleurs chorales orthodoxes à Montréal est celle de lÉglise SS " Pierre et Paul (rue Champlain, coin de René-Lévesque). On y célèbre la Vigiles chaque samedi soir de 18h00 à 20h00 environ et la Divine Liturgie chaque dimanche de 10h00 à 12h00 environ. La chorale est vraiment excellente.
Il y a plusieurs enregistrements de chants liturgiques orthodoxes en français ; je vous envoie ici-bas un résumé, avec une indication des prix pour ceux que je vends moi-même. Écrivez-vous de nouveau si ceux-ci vous intéresse.
Pour le chant liturgique, je vous suggère deffectuer une recherche auprès des moteurs de recherche suivants :
http://www.mylinea.com/vco/ - Moteur français contenant beaucoup de sites orthodoxes en anglais. Regardez dans la rubrique " Chant ".
http://www.theologic.com/links.html - Moteur anglais le plus complet pour lOrthodoxie. Regardez dans la rubrique " Music ".
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En ce qui concerne la musique (" country " ou autre) pour accompagner la Divine liturgie, la tradition orthodoxe préconise avant tout une grande solennité dans la musique liturgique : le chant doit supporter la prière, sans devenir une distraction. Seule la voix humaine est permise dans la chant liturgique, aucun instrument. Certaines compositions liturgiques par des grands compositeurs, surtout russes, sont dune grande beauté, mais ont leur place dans les salles de concert plutôt que dans les églises. Cela dit, lidée même dun " comité de liturgie paroissial " ne correspond pas à la tradition orthodoxe : on na pas à " inventer " la liturgie, mais à bien la célébrer, dans la limite des ressources disponibles. Le chant y est très important et varie selon les traditions nationales des paroisses. Pour avoir une idée de la gamme de ces traditions musicales à Montréal, le CD : " Nous te chantons " présente les chants de sept paroisses ou regroupements de chantres de Montréal :
Nous te chantons : Chorales orthodoxes de Montréal. Ce CD, fait par nos soins, compte 78 minutes de chants liturgiques représentatifs des traditions musicales, des communautés et des langues liturgiques utilisées par les paroisses orthodoxes de Montréal : chants en grec, slavon, roumain, ukrainien, anglais et français. Un CD unique qui témoigne de la Tradition vivante de lOrthodoxie dans le " Nouveau Monde ". Production Éditions Orthodoxes La Transfiguration. 22,00$. Prix avec livraison (Canada) : 24,00$
Le chapelet orthodoxe, appelé " tchotki " par les slaves et " komvoskhinion " (" cordon à nuds ") par les grecs, est formé de nuds en laine. Son utilisation principal est pour la récitation de la Prière de Jésus, soit seul (plus typique) ou parfois en communauté. Le chapelet le plus répandu a cent nuds, mais il en existe aussi à 33 nuds, formant une sorte de bracelet, et à 300 nuds, plus typiquement monastique. Celui de cent nuds peut être divisé en groupes de 50, 25 ou même 10 nuds, utilisant des perles (souvent de plastique !) pour séparer les groupes.
Ni le chapelet ni même de décompte du nombre de prières ne sont nécessaires à la pratique de la Prière de Jésus, mais le chapelet aide à la concentration. Pour plus de renseignements sur la Prière de Jésus, je vous réfère la section sur la Prière de Jésus aux Pages Orthodoxes La Transfiguration.
La situation canonique de lÉglise orthodoxe en Chine nest pas très claire : elle est réclamée par le Patriarcat cuménique et par lÉglise de Russie. Quoiquil en soit, il y a peut-être un prêtre orthodoxe en Chine, mais il ne semble pas avoir de paroisse ou de mission fonctionnelle en Chine actuellement, sauf bien sûr à Hong Kong, siège de la très active (en sud-est de lAsie) Orthodox Metropolitanate of Hong Kong and South East Asia :
http://www.cs.ust.hk/faculty/dimitris/metro/hkmetropolis.htmlVoici quelques références sur lhistoire de lOrthodoxie en Chine :
Orthodox Church: Autonomous Churches Orthodox Church of China :
http://www.cnewa.org/ecc-china.htmOrthodoxy in China by Avgerinos : http://www.cs.ust.hk/faculty/dimitris/metro/orth_china.html
The Orthodox Church of China :
http://philtar.ucsm.ac.uk/encyclopedia/christ/east/occhi.htmlOn trouve des références assez courantes (dont une du 9 septembre 2004) sur deux sites, une en Russie, lautre en Chine même :
ORTHODOXY IN CHINA : http://www.chinese.orthodoxy.ru (dessin unique de la Dernière Cène : le Christ et les apôtres figurés comme des chinois).
Page daccueil en anglais : http://www.chinese.orthodoxy.ru/english/chinaE.htm
On y trouve un article intéressant par le prêtre Dionisy Pozdniaev - THE ORTHODOX CHURCH IN CHINA ITS PROBLEMS AND PROSPECT
http://www.chinese.orthodoxy.ru/english/problems.htmlIl écrit notamment :
More than 250 orthodox ?????????? (descendants of the Russian refugees) lived in Peking and its vicinities. Farther Alexander De feeds them spiritually. They repeatedly addressed to local authorities asking to register the community and permit to worship. However, the authorities gave negative answer. Farther Alexander De was rewarded by Patriarch ALEXY II with the church order of St. Innocent, II degree. The representative of the ROC has handed the high church reward to him during their visit on October 25, 1998.
Il y aussi deux adresses de courriel : Write to address china@orthodoxy.ru
Web-master dip@mrezha.ruLautre site a une adresse " cn ", qui indique la Chine. C&