Christ Pantocrator
Roublev, Russie, 15e siècle
par
l'Archimandrite Séraphim Alexiev
La Confession doit être tellement importante pour nous pécheurs que nous pouvons dire avec audace : il ny a pas de salut pour nous sans repentir et la confession en est la conclusion normale. Abba Isaïe exprime la même pensée : " Sil ny a pas de repentir, personne ne peut être sauvé. " Juste comme le baptême nous purifie du péché de notre séparation par rapport à Dieu et de tous les péchés connus avant le baptême, ainsi le repentir comportant la confession de nos péchés nous purifie de toute infraction commise après le baptême.
Afin de nous soustraire à la Confession, nous élevons des objections à lencontre de celle-ci. Quelles sont les principales ?
1. Je suis tellement pécheur. Dieu peut-il pardonner mes péchés ? Je ne le crois pas. Voilà pourquoi il est inutile de me confesser.Cette objection exprime une attitude dorgueil. Lhomme attribue plus de poids à ses actes quà la miséricorde de Dieu. Elle révèle un manque un foi et despérance en Son infinie bonté. Mais si un homme se repent sincèrement, tout péché peut lui être pardonné. "La puissance du repentir est basée sur le pouvoir de Dieu. Le Médecin est tout-puissant et la médication donnée par Lui est toute-puissante"(Evêque Ignace Briantchaninov).
Saint Jean Chrysostome évaluant les résultats miraculeux dun repentir sincère dit : "Le repentir est une médication qui détruit le péché. Cest un don céleste, une force merveilleuse qui, par la grâce de Dieu surmonte la puissance et la rigueur de la loi. Il ne rejette pas le fornicateur, ne renvoie pas ladultère, nest pas dédaigneux de livrogne, nanathémise pas lidolâtre, ne néglige pas le fauteur de scandale, ne persécute pas celui qui abuse, pas même lhomme hautain. Il régénère chacun parce quIl est un fourneau purifiant le péché. La blessure et la médication, ce sont le péché et le repentir.
Ne dis pas, jai beaucoup péché, comment puis-je me sauver ? Tu ne le peux pas, Dieu seul le peut, et Il peut le faire de telle façon que tous tes péchés soient détruits. Ecoute attentivement ces paroles : Votre Dieu détruit tes péchés dune manière telle quil ny ait ni un endroit, ni une trace qui subsistent, et Il restaure alors ta santé, Il te présente la justice qui te libère de la peine de mort. Il te donne la justice; et celui qui a péché, Il le rend égal à celui qui na pas péché parce quIl détruit le péché comme sil navait jamais existé.
Mais diras-tu : " Est-ce possible pour celui qui se repent dêtre sauvé ? " Cest parfaitement possible. " Mais jai passé toute ma vie dans le péché, si je me repens, serai-je sauvé ? " Bien sûr. " Comment le savons-nous ? " Par lamour que Dieu a pour lhomme. Est-ce que je me fie sur votre repentir pour détruire vos péchés si lourds ? nous rapporte lEcriture. En effet, Dieu connaît les limites du repentir de lhomme et cela ne lempêche pas de remettre les péchés. Si tu devais te fier uniquement sur ton repentir, alors, en effet, tu devrais trembler, mais la miséricorde de Dieu sunit au repentir. Et la miséricorde divine na pas de limites, les mots ne peuvent exprimer sa Bonté. Notre malice aune fin, mais la médication est sans limite. La mer, si grande soit-elle a une fin, par contre lamour de Dieu pour lhomme est infini.
2. Un autre dit : " Pourquoi irai-je me confesser ? Je nai pas de péchés particuliers. Laissons dautres qui ont tué, volé, violé ou commis dautres péchés se confesser. "Cette objection à la Confession est diamétralement opposée à la première. Dans le premier cas, lhomme réalise de façon oppressante quil est mauvais et il ne croit pas pouvoir être pardonné. Présentement, il y a absence de conscience de notre malice : "Je nai pas de péchés particuliers..." Mais en est-il vraiment ainsi ? Quand un homme demeure dans une chambre cloisonnée durant un temps prolongé, il shabitue à lair mauvais et il ne réalise pas combien cest déplaisant. Mais quelquun venant de lextérieur ne supportera pas lodeur ambiante de la chambre et il prendra la fuite.
Que ceux qui disent : "Je nai pas de péchés particuliers, répondent si le Christ est dans leur cur. Jésus-Christ se plaît à habiter dans les curs purs. Mais leurs curs sont-ils purs ? A peine ! Ils simaginent être purs, mais limagination nest pas la réalité. Si nous disons que nous navons pas péché, nous nous trompons, et la vérité nest pas en nous. (1 Jn 1:8) Et là où il y a mensonge, le Christ ne sy trouve pas.
Alors que faire ? Confessons-nous. Retrouver une attitude digne et juste nous purifie de toute injustice. (1.Jn 1:9) Les Saints Pères nous instruisent quil est très difficile pour un homme de voir ses péchés. Ils expliquent cela par laveuglement causé par le démon. Abba Isaïe dit : "Quand un homme se sépare de celui qui est à sa gauche, cest-à-dire de la communion avec les démons et de leurs suggestions, alors il verra pleinement ses péchés contre Dieu et il connaîtra Jésus-Christ. Mais un homme ne peut voir ses péchés tant quil ne se sépare pas de ceux-ci, et cela exige du travail et de la détresse. Ceux qui ont atteint cette condition ont trouvé les larmes lorsquils se rappellent leur amitié vicieuse avec les passions, ils nosent pas regarder Dieu, et ils vivent constamment avec un cur brisé." Sil était simple de voir nos fautes, Saint Éphrem le Syrien naurait pas prié en disant: "Seigneur, donne-moi de voir mes fautes." De même Saint Jean de Cronstadt ne pourrait dire : "Ceci est vraiment un don de Dieu - de voir nos péchés dans leur multitude et leur horreur."
Ceux qui croient navoir aucun péché substantiel à se reprocher sont en fait aveugles. Ils doivent prier Dieu pour quIl leur donne de percevoir leurs péchés et ainsi se dépêtrer de lillusion fatale extrême quils nont aucun péché particulier. Même si leurs péchés sont petits comme des grains de sable, sils ne sont pas effacés par la confession constante, ils saccumulent et souillent la chambre de leur cur si bien que lillustre Hôte céleste ne peut y pénétrer.
Les petits péchés sont bien souvent plus dangereux que les plus grands délits ou crimes parce que ces derniers pèsent lourdement sur la conscience et ils demandent à être réparés, confessés, clarifiés, effacés. Les petits péchés, par contre, ne pèsent pas lourdement sur lâme, mais ils ont la particularité dangereuse de la rendre insensible à la grâce divine et indifférente au salut. Moins dhommes ont péri sous les coups des bêtes féroces que sous le contact de petits microbes invisibles à lil nu. Considérés comme insignifiants, les petits péchés ne font généralement pas lobjet de notre attention. Ils sont facilement oubliés et créent chez lhomme la plus mauvaise habitude, celle de pécher inconsciemment en endormant la conscience morale. Ainsi, le misérable pécheur en arrive à se tromper en croyant quil nest pas pécheur, que tout va pour le mieux avec lui alors quil est un misérable et servile esclave du péché.
Les petits péchés créent une véritable stagnation de la vie spirituelle. De même que la pendule sarrête à cause de laccumulation de la poussière, ainsi le pouls spirituel de lhomme séteint graduellement sous la couche dense de la multitude des petits péchés. Pour que la pendule fonctionne à nouveau, la poussière doit être éliminée. Afin de restaurer sa vie spirituelle, lhomme doit confesser le moindre péché.
3. Un troisième dit : "Tout cela est vrai. Mais pourquoi me confierai-je quand je sais que demain je pécherai à nouveau ? La confession a-t-elle un sens dans ce contexte ? Je considère que la confession na de sens que si lon ne pèche plus par la suite."Cette objection à la confession renferme à la fois quelque chose de vrai et quelque chose qui ne lest pas. La chose vraie est le désir de ne plus pécher après la Confession. Mais nous sommes des êtres faibles et nous ne pouvons pas atteindre immédiatement une telle fermeté au point de rendre impossible le fait de succomber à nouveau. Si nous ne pouvons pas accéder immédiatement à la constance dans la vertu, devons-nous nous soumettre au vice ? Ou devons-nous arrêter de nous confesser ? Quest-il préférable, rouler dans la boue du marais spirituel, ou se relever après chaque chute et poursuivre avec lespoir quun jour nous toucherons la crête magnifique de la vertu ? Si tu ne te confesses pas, tu demeures dans la boue. Si tu te confesses, tu te relèves de la boue et tu te laves. "Mais pourquoi me releverai-je si demain je succombe à nouveau ?" diras-tu. Si tu tombes à nouveau, relève-toi à nouveau ! Chaque jour, recommence. Cest toujours mieux que de succomber à lhabitude de ne pas se relever.
Un jeune moine se plaignait auprès du grand ascète Abba Sisoès :
- "Abba, que dois-je faire ? Jai succombé."
- "Relève-toi". Plus tard :
- "Je me suis relevé et jai succombé à nouveau !"
- "Relève-toi à nouveau ! "
- "Combien de temps dois-je me lever et succomber ?"
- "Jusquà ta mort", répondit Abba Sisoès.
Ce sage dialogue devrait être intériorisé par chacun qui souhaite samender mais qui, trompés par le Malin, retournent à leurs péchés antérieurs. Chaque fois que tu succombes à une transgression, relève-toi ! Se lever, cest la Confession. "Mais pourquoi jouer à tomber et se relever ?" demandent certains. Ce nest pas un jeu, mais une bataille qui a beaucoup de sens. Si nous, être humains faibles, nous tombons et ensuite nous nous relevons, il existe une grande probabilité que la mort nous trouvera debout. Alors nous sommes sauvés. Mais si nous navons pas lintention de nous relever, la mort nous trouvera sûrement gisant dans la boue. Et alors la probabilité que nous serons perdus pour toujours devient très élevée.
Saint Jean Chrysostome dit : " Le repentir ouvre les Cieux pour lhomme, lemporte au Paradis, vainc le démon. As-tu péché ? Ne désespère pas si tu pèches chaque jour. Offre ton repentir chaque jour ! Quand il y a des parties pourries dans une vieille maison, elles sont remplacées par des nouvelles et nous narrêtons pas dentretenir la maison. De la même manière, raisonne : si aujourdhui, tu as succombé au péché, purifie-toi immédiatement par le repentir.
Pour laver la saleté corporelle, Dieu a donné leau. Et pour purifier la souillure spirituelle, Dieu a donné la grâce du sacrement de la Confession. Chaque homme qui se salit les mains, les lave. Personne ne dit : "Je ne laverai plus mes mains, parce que je les salirai à nouveau !" Alors pourquoi tant de gens disent-ils: "Je nirai pas me confesser parce que je pécherai à nouveau !" Il est évident que lennemi de notre salut nous induit à ne pas purifier nos âmes afin de pouvoir les dominer.
Il ne faut pas céder à notre paresse spirituelle, à notre manque de courage vis-à-vis de nous-mêmes, à ces suggestions sataniques. Nous devons nous confesser fréquemment parce que le lavage fréquent produit le goût de la propreté en nous. Laisse ta maison couverte de poussière, sans nettoyage et non ventilée pendant une année. Elle devient semblable à une porcherie. Alors imagine à quoi ressemble lâme de lhomme sil ne la pas purifiée par la Confession, non seulement durant un an, mais durant vingt, quarante, soixante ou soixante-dix ans !
4. Un quatrième dit : "Je me confesserai à Dieu. Quel besoin y a-t-il daller chez le prêtre ?"
Dieu a ordonné le prêtre pour administrer les saints sacrements de telle façon que nous puissions recevoir par eux la grâce céleste du salut. La Confession est également un sacrement. Si tu te confesses devant Dieu, tu fais bien parce que tu écoutes ta conscience en te rappelant tes péchés. Peut-être verseras-tu même des larmes pour eux. Mais tu ne recevras pas de cette manière la grâce divine du pardon. Se confesser à Dieu seul peut nous amener à lillusion dêtre pardonné ou nous maintenir dans une "relation intellectuelle" avec Dieu. Assieds-toi. Pense au jour sans crépuscule du Royaume. Ceux qui ont plu à Dieu participeront de manière ineffable au Repas Mystique, à la Communion céleste, tandis que toi, tu ne pourras pas y prendre part, ni mystiquement, ni réellement. Peu importe à quel point tu as été touché dans ta pensée, cela sera vrai aussi longtemps que tu nas pas accepté visiblement la Sainte Communion. Jusquà ce que tu ailles chez le prêtre à qui Jésus-Christ Lui-même a donné le pouvoir de lier et de délier les péchés. Sinon, quimporte le nombre de fois où tu tes confessé devant Dieu, tu ne recevras pas le pardon de tes péchés. Pourquoi ? Dieu Lui-même a dit au prêtre : "Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés obtiendront le pardon, ceux à qui vous le leur refuserez ne lobtiendront pas". (Jn 20:23)
De plus, la Confession au prêtre revêt une grande signification. Elle est très instructive. Elle nous humilie parce quelle nous remet à notre place par rapport à Dieu. Elle guérit notre orgueil, elle nous fait rougir de façon bénéfique, elle insuffle la honte du péché et la crainte de Dieu. Elle nous protège des péchés pour le futur. Quand nous péchons, nous péchons contre le Dieu Tout-Puissant, mais nous ne sommes pas honteux devant Lui parce que nous ne Le voyons pas, comme si nous entretenions un monologue. Mais quelle honte nous couvre lorsque nous nous confessons devant le prêtre. Lhomme qui sest soumis au commandement de lÉglise de se confesser devant un prêtre, ose à peine répéter ses péchés lorsquil pense à lobligation de les dévoiler à nouveau durant la Confession. Huit jours après sa Résurrection, Jésus-Christ a très sagement donné lordonnance que notre repentir soit exprimé devant un prêtre qui agit comme témoin de Dieu.
"Mais comment le prêtre peut-il absoudre les péchés ?" demandez-vous. Il en a le pouvoir parce que Dieu en a décidé ainsi. "Mais le prêtre nest-il pas lui-même un pécheur ?". Sil est pécheur, que perds-tu ? Il est pécheur pour lui-même et il répondra à Dieu de ses péchés.". Les sacrements administrés par lui ne cessent pas dêtre actifs si nous les recevons avec foi et humilité. Le grâce peut lui être refusée le Jour du Jugement à cause de ses péchés, mais toi, acceptant la grâce divine par son intermédiaire, tu ne te prives pas de celle-ci si tu ten montres digne. "Mais le prêtre ne dévoilera-t-il pas le secret de la confession de mes péchés ?" Non ! Aucun prêtre na le droit de rapporter ce quil a entendu durant la Confession. Il doit lemporter dans la tombe. Aussi ne nous soucions pas de léventualité de la honte causée parce que nos péchés pourraient être dévoilés en société.
Remarquons que, si nous évitons la confession à cause du zèle pour notre honneur, cela signifie que nous avons honte de nous-même. Si nous avons honte dadmettre nos faiblesses devant un homme, tout le monde commencera à en parler. Ainsi procède la loi spirituelle. Les gens pressentent nos faiblesses, peu importe la diligence avec laquelle nous les dissimulons. Si nous les confessons devant un homme, Dieu, à cause de notre humilité devant ce seul témoin quest le prêtre, nous couvrira de Sa grâce devant la multitude.
Toutefois, si nous protégeons notre réputation durant la confession, notre autorité seffondrera devant tous. Si nous nous repentons devant un home, rien quun homme, la confession nous enseignera à lutter contre nos passions. Et si nous luttons réellement contre elles, la multitude qui nous entoure nen saura rien. Avec laide de Dieu, nous serons guéris avant même davoir honte. Mais si nous ne désirons pas guérir par la Confession, nous exposerons alors notre nom et notre réputation à des dénigrements ici et à la disgrâce devant lUnivers entier au jour du Jugement Dernier.
5. Un cinquième dit : "Je vais chez le prêtre afin quil lise à mon intention la prière dabsolution."Voilà labus le plus sacrilège de la Confession. Quelle est la signification de la prière dabsolution ?. Il sagit dabsoudre les péchés. Dans le cas qui nous concerne, le pénitent se rend donc chez le prêtre et, sans confesser ses péchés, lui demande : "Père, dites la prière dabsolution (ou prière du pardon) pour moi". Et le prêtre recouvre la tête du pénitent avec létole et lui pardonne des péchés quil na pas confessés.
Arrête, serviteur de Dieu. Que fais-tu ? Connais-tu les péchés dissimulés dans cette âme à qui tu confères le pardon divin aussi facilement ? Réalises-tu la responsabilité que tu portes devant Dieu ? Si un péché grave test dissimulé et que sans arrière-pensée tu confères le pardon au pénitent qui la commis et lui permets de prendre part à la Communion aux Saints Dons, naccéléreras-tu pas la mort de son âme ? Ne connais-tu pas les paroles du saint Apôtre Paul : "Qui mange indignement de ce pain et boit indignement à cette coupe, est coupable du corps et du sang du Christ". (1 Cor.11:27). Pourquoi nexamines-tu pas celui qui sest approché de toi ? Pourquoi le laisses-tu manger et boire son éternelle condamnation ? Pourquoi donnes-tu le sacrement à un pécheur non repenti ? Judas également a pris part aux Saints Dons avec les apôtres au moment de la Dernière Cène; mais parce quil était un pécheur non repenti, au lieu de la grâce divine, Satan est entré en lui. Désires-tu faire un nouveau Judas du chrétien inconscient qui approche le Christ sans confession, seulement avec une prière dabsolution ? Il est préférable de refuser la Sainte Communion à lhomme qui ne sest pas repenti jusquà ce quil se repente plutôt que de lui donner le Feu et la condamnation.
Cette lecture de la prière dabsolution pour apaiser la conscience est un péché aussi bien pour le prêtre que pour le laïc parce quen son essence il y a dissimulation et mensonge. Cette pratique de même que celle de labsolution pour toute lassemblée, ne conduit pas à la guérison spirituelle mais à un plus grand état de péché. Quelquun est malade de façon critique. Le malaise est identifié avec certitude et la médication est connue avec précision, mais parce quelle est amère, le malade demande quelque chose de plus agréable. Alors le médecin donne soit de la morphine pour calmer la douleur ou un sirop très doux sans aucune utilité. Le malade guérira-t-il ? Jamais ! Et qui sera responsable de sa mort ? Lui-même parce quil a demandé un sirop sucré pour se berner, et le médecin qui savait ce quil devait prescrire et qui ne la pas fait uniquement par désir de plaire, ou encore par paresse, par négligence, ou par habitude voire même par méconnaissance de ce sacrement.
Récemment une dame notoirement chrétienne ma confié ce qui suit: Je métais préparée pour la Sainte Communion. Je suis allée à léglise et jai cherché le prêtre de la paroisse pour me confesser. Le prêtre était fort occupé et son humeur, comme je lavais remarqué, nétait pas bonne. Il ma rencontrée avec une certaine irritation :
- "Pourquoi venez-vous ? Pour confesser toujours les mêmes petits péchés ? Vous navez commis aucune transgression importante devant Dieu !"
- "Mais je désire me confesser, quelque chose me pèse lourdement."
- "Point nest besoin ! Venez et agenouillez-vous ici !"
Jai obéi et il a lu la prière dabsolution. Je me suis levée et je suis partie, mais mon âme nétait pas soulagée. Le fardeau était là et il me tourmentait dautant plus. Depuis le milieu de léglise, je suis retournée vers le prêtre. Mais il était déjà occupé avec dautres fidèles. Le temps de la Communion est arrivé. Je nai pas osé mavancer parce que je sentais que ma conscience nétait pas soulagée. Le dimanche suivant, je me suis rendue dans une autre église. Là je me suis confessée et jai communié. Jai éprouvé une grande joie au moment de la Confession, ce nest quà partir de ce moment que je me suis sentie apaisée.
Extrait du livre de l'Archimandrite Séraphim Alexiev,
The Forgotten Medicine : The Mystery of Repentance.
(St. Xenia Skete Press, Wilwood CA, 1994).
Traduit de l'anglais par l'Archiprêtre Paul Pellemans.
Reproduit avec l'autorisation de l'Archiprêtre Paul Pellemans.
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Dernière mise à jour : 11-02-01