Avec crainte de Dieu, foi et amour - Petit livre de la Sainte Communion

La Communion des Apôtres

La Communion des Apôtres
Fresque du Monastère Saint-Antoine-le-Grand
Saint-Laurent-en-Royans, Franc
e


1. LA COUPE DU SEIGNEUR

2. CANON DE LA COMMUNION

3. LE MATIN DE LA COMMUNION

4. PRIÈRES AVANT LA COMMUNION

5. APRÈS LA COMMUNION

6. ACTIONS DE GRÂCES


1. LA COUPE DU SEIGNEUR

« Je suis le pain de Vie »
(Jean 6, 26-59)

Jésus dit en ce temps-là : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en Vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. " Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? " Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. " Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. " Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ; car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. "

Ils lui dirent alors : " Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. " Jésus leur dit : " Je suis le pain de Vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif. Mais je vous l'ai dit : vous me voyez et vous ne croyez pas. Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors ; car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. Or c'est la volonté de celui qui m'a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la Vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. "

Les Juifs alors se mirent à murmurer à son sujet, parce qu'il avait dit : " Je suis le pain descendu du ciel. " Ils disaient : " Celui-là n'est-il pas Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment peut-il dire maintenant : Je suis descendu du ciel ? "

Jésus leur répondit : " Ne murmurez pas entre vous. Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous enseignés par Dieu. Quiconque s'est mis à l'écoute du Père et à son école vient à moi. Non que personne ait vu le Père, sinon celui qui vient d'auprès de Dieu : celui-là a vu le Père. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit a la Vie éternelle. Je suis le pain de Vie. Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts ; ce pain est celui qui descend du ciel pour qu'on le mange et ne meure pas. Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et même, le pain que je donnerai, c'est ma Chair pour la vie du monde. "

Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux ; ils disaient : " Comment celui-là peut-il nous donner sa Chair à manger ? " Alors Jésus leur dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la Chair du Fils de l'homme et ne buvez son Sang, vous n'aurez pas la Vie en vous. Qui mange ma Chair et boit mon Sang a la Vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma Chair est vraiment une nourriture et mon Sang vraiment une boisson. Qui mange ma Chair et boit mon Sang demeure en moi et moi en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé et que je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Voici le pain descendu du ciel ; il n'est pas comme celui qu'ont mangé les pères et ils sont morts ; qui mange ce pain vivra à jamais. " Tel fut l'enseignement qu'il donna dans une synagogue à Capharnaüm.

« Ceci est mon Corps »
(Matthieu 26, 26-29)

Or, tandis qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant : " Prenez, mangez, ceci est mon Corps. " Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant : " Buvez-en tous ; car ceci est mon Sang, le Sang de l'alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père. "

« Communion au Sang et au Corps du Christ »
(1 Corinthiens 10, 16-21)

La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas communion au Sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au Corps du Christ ? Parce qu'il n'y a qu'un pain, à plusieurs nous ne sommes qu'un corps, car tous nous participons à ce pain unique. Considérez l'Israël selon la chair. Ceux qui mangent les victimes ne sont-ils pas en communion avec l'autel ? Qu'est-ce à dire ? Que la viande immolée aux idoles soit quelque chose ? Ou que l'idole soit quelque chose ? Mais ce qu'on immole, c'est à des démons et à ce qui n'est pas Dieu qu'on l'immole. Or, je ne veux pas que vous entriez en communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons.

« Que chacun donc s'éprouve soi-même »
(1 Corinthiens 11, 23-29)

Pour moi, en effet, j'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit : " Ceci est mon Corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. " De même, après le repas, il prit la coupe, en disant : " Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon Sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. " Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il ne discerne le Corps.


2. CANON DE LA COMMUNION

PRIÈRES INITIALES

Béni soit notre Dieu en tout temps,
maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi.

Roi du ciel, Consolateur, Esprit de vérité,
toi qui es partout présent et qui remplis tout,
Trésor de grâces et Donateur de Vie,
viens et demeure en nous,
purifie-nous de toute souillure
et sauve nos âmes, toi qui es bonté.

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel,
aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Très sainte Trinité, aie pitié de nous.

Seigneur, remets nos péchés.
Maître, pardonne nos iniquités.
Saint, visite-nous et guéris nos infirmités,
à cause de ton Nom.

Kyrie eleison. (3 fois) Gloire au Père...

Notre Père qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié,
que ton règne arrive,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain substantiel,
et remets-nous nos dettes
comme nous remettons à nos débiteurs,
et ne nous soumets pas à l'épreuve,
mais délivre-nous du malin.
[Car c'est à toi qu'appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
Père, Fils et Saint-Esprit,
maintenant et toujours et aux siècles des siècles.]

Amen.

Kyrie eleison. (12 fois) Gloire au Père...

Venez, adorons, prosternons-nous
devant Dieu, notre Roi.
Venez, adorons, prosternons-nous
devant le Christ, notre Roi et notre Dieu.
Venez, adorons, prosternons-nous
devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

PSAUME 50

Aie pitié de moi, ô Dieu, dans ta bonté,
selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions.
Lave-moi de toute iniquité
et purifie-moi de ma faute,
car je reconnais mes transgressions,
et ma faute est constamment devant moi.

ODE I

Hirmos : Venez, tous les peuples,
chantons pour notre Dieu, le Christ qui divisa la mer
pour le peuple qu’il soustrait à la servitude des Égyptiens,
car il s’est couvert de gloire.

J'ai péché contre toi seul,
j'ai fait ce qui est mal à tes yeux.

Que ton Corps saint soit pour moi
Pain de Vie éternelle,
Seigneur miséricordieux,
et ton Sang précieux,
remède à tous mes maux.

Aussi tu seras juste dans ta sentence,
sans reproche dans ton jugement.

Souillé par des œuvres insensées,
moi le misérable, je suis indigne de recevoir
ton Corps immaculé et ton Sang divin.
Mais toi-même, ô Christ, rends-moi digne d’y communier.

Gloire… Maintenant…

Épouse de Dieu bénie,
Terre féconde en qui a germé l’Épi sans culture
pour le salut du monde,
rends-moi digne de m’en nourrir pour être sauvé.

ODE III

Hirmos : Tu m’as affermi sur la pierre de la foi,
tu m’as fait triompher devant mes ennemis
et mon esprit exulte de joie en chantant :
Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu,
nul n’est juste comme toi, Seigneur.

Oui, je suis né dans l'iniquité,
et pécheur ma mère m’a conçu.

Accorde-moi, ô Christ, des larmes abondantes
pour laver les souillures de mon cœur,
afin que, la conscience purifiée,
je puisse avec foi et crainte
m’approcher de tes Dons divins, ô Seigneur.

Mais tu veux que la vérité soit au fond de mon cœur ;
fais donc pénétrer la sagesse au-dedans de moi.

Que ton Corps immaculé et que ton Sang divin
soient pour moi rémission des péchés,
communion du Saint Esprit, Vie éternelle,
éloignement des passions et des tribulations.

Gloire… Maintenant…

Tu es, ô Toute-sainte,
la table qui a porté le Pain de Vie
descendu du ciel en sa miséricorde
pour donner au monde une vie nouvelle.
Rends-moi digne maintenant, l’indigne que je suis,
d’y goûter avec crainte et d’en vivre.

ODE IV

Hirmos : Tu es issu de la Vierge,
non comme un ange ou un ambassadeur,
mais comme le Seigneur revêtu de notre chair,
tu as sauvé tout mon être ;
c’est pourquoi je te crie :
Gloire à ta puissance, Seigneur !

Asperge-moi avec l'hysope, et je serai pur,
lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.

Tu t’es incarné, ô Plein de bonté
et tu t’es volontairement immolé comme un agneau
pour les péchés des mortels.
Efface, je t’en supplie,
mes transgressions et mes fautes.

Annonce-moi l'allégresse et la joie,
et les os que tu as humiliés se réjouiront.

Guéris les blessures de mon âme, Seigneur,
sanctifie-moi tout entier
et juge digne, ô Maître, le misérable que je suis
de communier à ta Cène mystique et divine.

Gloire… Maintenant…

Implore pour moi, ô Souveraine,
celui qui naquit de ton sein
et garde-moi, je t’en supplie,
sans tache et sans reproche,
afin que, recevant la perle spirituelle,
je sois sanctifié.

ODE V

Hirmos : Toi qui es la Source de clarté
et le Créateur des siècles, Seigneur,
dirige-nous à la lumière de tes commandements :
nous ne connaissons nul autre Dieu que toi.

Détourne ton regard de mes péchés,
efface toutes mes iniquités.

Agis envers ton pauvre serviteur
selon ta promesse, ô Christ.
Demeure en moi comme tu l’as dit,
car voici que je mange ton divin Corps
et que je bois ton Sang.

Ô Dieu, crée en moi un cœur pur,
renouvelle un esprit droit dans mes entrailles.

Que le charbon ardent qu’est ton Corps,
ô Christ, Verbe de Dieu et Dieu,
soit l’illumination de mes ténèbres
et que ton Sang purifie mon âme souillée.

Gloire… Maintenant…

Sainte Marie, Mère de Dieu,
tabernacle vénérable rempli de parfums spirituels,
fais de moi par tes prières un vase d’élection
afin que je puisse participer à la sainteté de ton Fils.

ODE VI

Hirmos : Encerclé par l’abîme de mes péchés,
j’invoque l’abîme insondable de ta compassion ;
de la fosse, mon Dieu, relève-moi.

Ne me rejette pas loin de ta face,
ne me retire pas ton Esprit Saint.

Sanctifie, ô Sauveur, mon esprit,
mon âme, mon cœur et mon corps
et rends-moi digne, Seigneur,
de m’approcher de tes redoutables Mystères
sans encourir de condamnation.

Rends-moi la joie de ton salut,
soutiens-moi par l'Esprit puissant.

Que la réception de tes saints Mystères,
ô mon Christ, me délivre de mes passions,
augmente en moi la grâce
et me donne la paix en cette vie.

Gloire… Maintenant…

Voici que je m’approche de tes divins Mystères,
ô Verbe saint de Dieu et Dieu ;
sanctifie-moi tout entier,
par l’intercession de ta sainte Mère.

J'enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent,
et les pécheurs reviendront à toi.

Kondak : Ne me repousse pas, ô Christ,
quand je m’approcherai pour recevoir
le pain qui est ton Corps et ton Sang divin.
Que la réception de tes Mystères redoutables et immaculés
ne tourne pas à la condamnation
du malheureux que je suis,
mais que cette communion devienne pour moi
gage de Vie éternelle et d’immortalité.

ODE VII

Hirmos : Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie
de la statue d’or élevée dans la plaine de Doura,
au milieu des flammes chantaient,
couverts d’une fraîche rosée :
Tu es béni, Dieu de nos Pères.

Ô Dieu, Dieu de mon salut, délivre-moi du sang versé,
et ma langue célébrera ta miséricorde.

Que la participation à tes immortels Mystères
soit pour moi une source de bien,
lumière, vie, impassibilité,
progrès dans la vertu divine,
afin que je te glorifie, ô toi qui seul es bon.

Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Puissé-je être délivré des passions,
des ennemis et de toute adversité,
ô Ami de l’homme,
afin de m’approcher avec crainte, désir et piété
de tes immortels et divins Mystères
et de te chanter : Tu es béni, Dieu de nos Pères.

Gloire… Maintenant…

Ô toi Pleine de grâce, qui ineffablement
mis au monde le Christ Sauveur,
voici ton serviteur impur qui t’implore,
ô toi qui es pure : lave-moi tout entier
des souillures de la chair et de l’esprit,
car je m’approche des Mystères immaculés.

ODE VIII

Hirmos : Le Dieu qui dans la fournaise descendit
pour venir en aide aux enfants du peuple hébreu
et changer la flamme en une fraîche rosée,
toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur,
exaltez-le dans tous les siècles.

Si tu avais voulu des sacrifices, je t'en aurais offert,
mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.

Rends-moi digne, ô Christ, de participer
à tes célestes, redoutables et saints Mystères,
à ta Cène mystique, moi qui t’a renié,
ô mon Dieu et mon Sauveur.

Le sacrifice qui est agréable à Dieu, c'est un esprit brisé.
Ô Dieu, tu ne dédaignes pas le cœur contrit et humilié.

Je me réfugie dans ta miséricorde, ô toi qui es bonté,
et dans la crainte je crie : Demeure en moi,
ô mon Sauveur, comme tu l’as dit, et moi en toi.
Car voici que, confiant en ta miséricorde,
je mange ton Corps et bois ton Sang divins.

Gloire… Maintenant…

En recevant le feu, je crains
de fondre comme la cire
et de brûler comme la paille.

Ô redoutable Mystère ! Ô miséricorde de Dieu !
Comment puis-je, boue que je suis,
communier à ton Corps et ton Sang
et devenir immortel ?

ODE IX

Hirmos : Le Fils du Père éternel,
notre Seigneur et notre Dieu, ayant pris chair de la Vierge,
nous est apparu pour illuminer les ténèbres
et rassembler ce qui était dispersé :
ô Mère de Dieu, toute digne de louange,
nous te magnifions.

Répands par ta grâce tes bienfaits sur Sion,
rebâtis les murs de Jérusalem !

Goûtez et voyez comme le Seigneur est bon.
Pour nous, autrefois il a vécu parmi nous
et une fois pour toutes il s’est offert en sacrifice.
Toujours immolé, il sanctifie
ceux qui participent à son immolation.

Alors tu agréeras des sacrifices de justice,
l'oblation et les holocaustes,
alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Puissé-je être sanctifié d’âme et de corps, ô Maître,
puissé-je être illuminé, puissé-je être sauvé,
et devenir ta demeure en participant à tes Mystères sacrés,
ô mon Bienfaiteur plein de bonté.

Gloire…

Que ton Corps saint et ton Sang précieux
soient pour moi comme un feu et une lumière,
consumant le bois mort de mes péchés,
brûlant les ronces de mes passions
et une flamme m’illuminant tout entier
afin que j’adore ta divinité.

Maintenant…

Dieu s’est fait homme dans ton sein immaculé :
c’est pourquoi toute les générations te chantent,
ô notre Dame.
Le multitude des esprits te glorifie,
voyant clairement que par toi
le Maître de toutes choses
a revêtu la nature humaine.


3. LE MATIN DE LA COMMUNION

Le matin avant d’aller à l’église, ou la veille au soir, on dit l’office suivant : Prières initiales (à moins que l’on dise cet office à la suite des prières du matin).

Venez, adorons, prosternons-nous
devant Dieu, notre Roi.
Venez, adorons, prosternons-nous
devant le Christ, notre Roi et notre Dieu.
Venez, adorons, prosternons-nous
devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

PSAUME 22

Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien,
il me fait reposer dans de verts pâturages.

Il me mène près des eaux tranquilles :
il y restaure mon âme.

Il me conduit dans les chemins de la justice,
pour l’honneur de son Nom.

Quand je marche dans le chemin de l’ombre de la mort,
je ne crains aucun mal car tu es avec moi :
ta houlette, ton bâton me rassurent.

Tu dresses devant moi une table face à mes adversaires,
tu oins d’huile ma tête et ma coupe déborde.

Ta miséricorde m’accompagnera tous le jours de ma vie,
j’habiterai pour de longs jours la maison du Seigneur.

PSAUME 23

Au Seigneur la terre et tout ce qu’elle renferme,
le monde et tous ceux qui l’habite.

Car c’est lui qui l’a établie sur les mers,
et l’a solidement affermie sur les fleuves.

Qui pourra gravir la montagne du Seigneur,
qui s’élèvera jusqu’à son lieu saint ?

Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur,
celui qui n’applique pas son esprit aux choses vaines
et ne trompe pas par de faux serments.

Celui-là obtiendra la bénédiction du Seigneur,
la miséricorde de Dieu son Sauveur.

Telle est la race de ceux qui le cherchent,
de ceux qui cherchent la Face du Dieu de Jacob.

Princes, élevez vos linteaux,
élevez-vous, portes éternelles,
et le Roi de gloire entrera !

Quel est ce Roi de gloire ?
Le Seigneur puissant et fort,
le Seigneur valeureux dans les combats !

Princes, élevez vos linteaux,
élevez-vous, portes éternelles,
et le Roi de gloire entrera !

Quel est ce Roi de gloire ?
Le Seigneur Sabaoth : c’est lui le Roi de gloire !

PSAUME 115

J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé :
j’ai atteint les limites de l’abaissement.

Dans mon trouble, j’allais jusqu’à dire :
" Tout homme est mensonge. "

Que rendrai-je au Seigneur
pour tous les bienfaits dont il m’a comblé ?

J’élèverai la coupe du salut
et j’invoquerai le Nom du Seigneur.

J’accomplirai mes vœux envers le Seigneur,
en présence de tout son peuple.

Elle est précieuse aux yeux du Seigneur,
la mort de ses saints.

Seigneur, je suis ton serviteur,
oui, ton serviteur, le fils de ta servante,
c’est toi qui as brisé mes chaînes.

Je t’offrirai un sacrifices de louanges
et j’invoquerai ton Nom,

j’acquitterai mes vœux envers toi,
en présence de tout ton peuple,

dans les parvis de la maison du Seigneur,
au milieu de toi, Jérusalem !

Gloire au Père... Maintenant...
Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois)
Kyrie eleison (3 fois)

Puis on dit les tropaires suivants :

Seigneur, toi qui naquis de la Vierge,
pardonne-moi mes iniquités, purifie mon cœur
et fait de lui le temple de ton Corps
et de ton Sang très purs.
Ne me rejette pas loin de ta face,
toi dont la miséricorde est infini.

Gloire au Père...

Comment puis-je avoir l’audace, indigne que je suis,
de m’approcher des Dons sacrés ?
Si j’ose m’approcher de toi
avec ceux qui en sont dignes,
ma robe me trahira, car ce n’est pas celle des noces.
J’attirerai alors la condamnation
sur mon âme souillée par les péchés.
Purifie-la, Seigneur, et sauve-moi, ô Ami des hommes.

Maintenant...

Kyrie eleison (40 fois)

Grande est la multitude de mes péchés,
ô Mère de Dieu ; vers toi je me réfugie,
ô Pure, en quête de salut.
Visite mon âme malade
et prie ton Fils, notre Dieu,
de m’accorder la rémission de tout le mal
que j’ai commis, ô seule Bénie.

Toi qui t’apprêtes à consommer le Corps du Maître,
approche-toi avec crainte pour ne pas brûler,
car c’est du feu que tu vas recevoir.
Avant de boire au Sang divin,
réconcilie-toi avec ceux qui t’ont fait du tort.
Alors seulement tu pourras librement goûter
à cette nourriture mystique.


4. PRIÈRES AVANT LA COMMUNION

Avant de communier au sacrifice redoutable, le Corps et le Sang vivifiants du Seigneur, prie d’abord ainsi, avec tremblement.

PREMIÈRE PRIÈRE, DE SAINT BASILE LE GRAND

Maître et Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, source de vie et d’immortalité, artisan de toute la création visible et invisible, Fils coéternel du Père sans commencement ; toi qui dans ces derniers temps, par immense bonté, as pris chair et as été crucifié et immolé pour nous, ingrats et insensibles que nous sommes, et qui, par ton propre Sang, as remodelé notre nature corrompue par le péché ; toi-même, Roi immortel, agrée aussi la conversion du pécheur que je suis, incline vers moi ton oreille et écoute mes paroles.

Car j’ai péché, Seigneur, j’ai péché contre le ciel et contre toi et je ne suis pas digne de lever les yeux vers la hauteur de ta gloire. J’ai irrité ta bonté en violant tes commandements et en n’écoutant pas tes jugements. Mais toi, Seigneur, qui es indulgent, longanime et plein de miséricorde, tu ne m’as pas livré à la perdition avec mes iniquités, attendant plutôt ma conversion. Toi-même, Ami des hommes, tu as dit par ton prophète : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive. Tu ne veux donc pas, Maître, que se détruise l’œuvre de tes mains, et tu ne te plais pas dans la ruine des hommes, mais tu veux que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. C’est pourquoi moi aussi, bien qu’indigne du ciel et de la terre et même de cette vie passagère, pour m’être soumis entièrement au péché et m’être fait l’esclave des plaisirs, ayant corrompu ton image, étant pourtant ton œuvre et ta créature, je ne désespère pas de mon propre salut, moi le misérable, et je m’approche avec confiance en ton infinie miséricorde.

Accueille-moi donc, moi aussi, Christ Ami des hommes, comme la courtisane, le larron, le publicain et le fils prodigue, et soulage-moi du lourd fardeau de mes péchés, toi qui ôtes le péché du monde et qui guéris les infirmités des hommes, qui appelles à toi et soulages ceux qui souffrent et sont accablés. Toi qui n'es pas venu convier les justes, mais les pécheurs au repentir, purifie-moi de toutes souillures de la chair et de l’esprit, en m’enseignant à accomplir ma sanctification dans ta crainte, afin que, selon le pur témoignage de ma conscience, je reçoive une part de tes saints dons, m’unissant ainsi à ton saint Corps et à ton Sang divin, t’ayant à demeure en moi, avec le Père et le Saint-Esprit.

Oui, Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, que la communion à tes Mystères vivifiants et immaculés n’entraîne pas mon jugement et que je ne devienne pas malade d’âme et de corps en y participant indignement ; mais donne-moi, jusqu’à mon dernier souffle, de recevoir sans encourir de condamnation une parcelle de tes saints Dons comme communion au Saint-Esprit, comme viatique pour la Vie éternelle et comme défense acceptable devant ton redoutable tribunal, afin qu’avec tous tes élus je puisse prendre part aux biens sans mélange que tu as préparés pour ceux qui t’aiment, Seigneur, toi qui es glorifié en eux dans les siècles. Amen.

2e PRIÈRE, DE SAINT BASILE LE GRAND

Seigneur, je sais que je ne suis pas digne de communier à ton Corps très pur et à ton Sang très précieux. Je sais aussi que je suis coupable et que je mange et je bois à ma propre condamnation en ne discernant pas le Corps et le Sang de mon Christ et mon Dieu. Cependant, mettant ma confiance en ta miséricorde, je m'approche de toi, car c’est toi qui as dit : Celui qui mange ma Chair et bois mon Sang demeure en moi et moi en lui. Aie donc pitié de moi, Seigneur, et ne confonds pas le pécheur que je suis, mais agis avec moi selon ta bonté.

Que ces Dons sacrés soient pour moi guérison, purification, illumination, vie, salut et sanctification de mon corps et de mon âme. Qu’ils chassent loin de moi toute imagination et toute influence mauvaise du démon exerçant sur mon esprit et sur mes sens. Qu’ils protègent et redressent ma vie. Qu’ils me fassent progresser dans la voie de la vertu et de la perfection. Qu’ils me permettent d’accomplir tes commandements. Qu’ils me rendent participant à ton Esprit Saint. Qu’ils soient pour moi un viatique pour la Vie éternelle, une bonne défense devant ton tribunal redoutable, et non une cause de jugement et de condamnation. Amen.

3e PRIÈRE, DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Seigneur, mon Dieu, je sais que je ne suis ni digne ni capable de t’accueillir sous le toit de mon âme, car elle est toute vide et tombe en ruine et tu n’as en moi aucun lieu convenable où reposer la tête. Mais, de même que tu es descendu du ciel pour nous en t’humiliant, accommode-toi maintenant de ma bassesse. De même que tu as daigné reposer dans une grotte et dans la crèche d’animaux sans raison, daigne pénétrer dans la crèche de mon âme insensée et dans mon corps souillé.

De même que tu as bien voulu entrer et manger avec les pécheurs dans la maison de Simon le lépreux, daigne entrer dans la demeure de mon âme misérable, moi le lépreux et le pécheur. De même que tu n’as pas rejeté la Courtisane et pécheresse semblable à moi lorsqu’elle s’avança et te toucha, aie pitié de moi pécheur qui m’avance et qui te touche. Et comme tu n’as pas été dégoûté par sa bouche maudite et souillée te donnant un baiser, n’aie pas non plus en horreur ma bouche plus maudite et souillée que la sienne, ni mes lèvres abominables, impures et profanes, ni ma langue plus impure encore.

Mais que le charbon ardent de ton Corps très saint et de ton précieux Sang soit pour moi la sanctification, l’illumination, la fortification de mon humble âme et de mon corps, qu’il me soulage du poids de mes nombreux péchés, me sauvegarde de toute activité diabolique, qu’il éloigne et contrecarre mes habitudes mauvaises et néfastes, qu’il mortifie mes passions et qu’il me donne de garder tes commandements, de croître en ta divine grâce et d’habiter ton Royaume. Car je ne m’approche pas de toi avec présomption, Christ notre Dieu, mais avec confiance en ton ineffable bonté et dans la crainte que, trop éloigné de ta communion, je ne sois enlevé par le loup spirituel.

C’est pourquoi je te prie, ô Maître, toi le seul Saint, sanctifie mon âme et mon corps, mon esprit et mon cœur, mes reins et mes entrailles, et renouvelle-moi tout entier, enracine ta crainte en ma chair, et rends inaltérable en moi ta sanctification. Sois mon secours et mon protecteur, guide ma vie dans la paix, et rends-moi digne de prendre place à ta droite avec tes saints. Par les prières et l’intercession de ta très pure Mère, des puissances immatérielles qui te servent et de tous les saints qui t’ont plu depuis les siècles. Amen.

4e PRIÈRE, DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Je ne suis pas digne, ô mon Maître et mon Seigneur, de te recevoir sous le toit de mon âme, mais puisque, dans ton amour des hommes, tu veux habiter en moi, je prends confiance et je m’approche de toi. Ordonne et j’ouvrirai largement les portes de mon cœur que toi seul tu as créées, pour que tu puisses y pénétrer avec cet amour qui est ta nature même. Je crois fermement que tu entreras et que tu illumineras mon esprit enténébré. Car tu n’as pas chassé la courtisane venue à toi en larmes, ni repoussé le publicain repentant, ni rejeté le larron qui confessait ton Royaume, ni abandonné le persécuteur converti. Mais tous ceux qui sont venus à toi dans la pénitence, tu les a placés au rang de tes amis, toi qui es le seul béni, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

5e PRIÈRE, DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Seigneur Jésus Christ, mon Dieu, remets, efface, purifie et pardonne toutes les fautes et transgressions de ton serviteur inutile, indigne et pécheur, commises depuis ma jeunesse jusqu’à ce jour, que ce soit avec connaissance ou par ignorance, en paroles, en actions, en pensées, en imagination, par habitude et par chacun de mes sens.

Par l’intercession de celle qui t’a enfanté sans semence, la toute immaculée et toujours Vierge Marie, ta mère, qui seule est ma sûre espérance, ma protection et ma sauvegarde, rends-moi digne de recevoir sans condamnation tes purs, immortels, vivifiants et redoutables Mystères, pour le pardon de mes péchés et la Vie éternelle, pour la sanctification, l’illumination, la force, la guérison et la santé de mon âme et de mon corps, pour qu’ils fassent disparaître et éliminent complètement mes mauvaises pensées, mes desseins pervers, mes préjugés et les fantasmes nocturnes venant des esprits des ténèbres. Car à toi appartiennent le règne, la puissance, l’honneur et l’adoration, avec le Père et le Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

6e PRIÈRE, DE SAINT JEAN DAMASCÈNE

Maître et Seigneur, Jésus Christ, notre Dieu, toi qui seul as le pouvoir de remettre les péchés des hommes, dans ta bonté et ton amour pour les hommes, pardonne-moi tous les péchés commis sciemment ou par ignorance, et rends-moi digne de communier sans encourir de condamnation à tes Mystères divins, glorieux, immaculés et vivifiants, non pour mon châtiment ni pour l’ag-gravation de mes péchés, mais pour me purifier, me sanctifier et pour recevoir les arrhes de la vie et du Royaume à venir, comme rempart et secours, mettant en fuite mes ennemis et effaçant la multitude de mes péchés.

Car tu es un Dieu de miséricorde, de compassion et d’amour pour les hommes, et nous te rendons gloire, avec le Père et le Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

7e PRIÈRE, DE SAINT SYMÉON LE NOUVEAU THÉOLOGIEN

De mes lèvres souillées, de mon cœur fétide, de ma langue impure, de mon âme ternie, reçois la prière, ô mon Christ, et ne me rejette pas, ni mon discours, ni mes actions, ni mon impudence : laisse-moi te confier mon intention, ô mon Christ ; ou plutôt enseigne-moi ce que je dois faire et dire.

J’ai péché plus que la courtisane qui, ayant appris chez qui tu étais descendu, acheta du parfum, et vint avec audace oindre tes pieds, ô mon Christ, mon Maître et mon Dieu. Comme tu ne l’as pas chassée, venant à toi de tout cœur, ne m’aie pas en dégoût, ô Verbe, mais accorde-moi aussi de couvrir hardiment tes pieds de baisers et de les oindre du flot de mes pleurs. comme d’un parfum précieux. Lave-moi dans mes larmes, purifie-moi en elles, ô Verbe, remets aussi mes péchés, et accorde-moi le pardon.

Tu connais la profondeur de mon mal, tu sais mes blessures et tu as vu mes meurtrissures, mais tu connais aussi ma foi, tu vois mon ardeur et tu entends mes gémissements. Aucune des larmes que je verse ne t’échap-pe, ô mon Dieu, mon créateur et mon libérateur, non, pas une seule.

Ma grossièreté, vraiment, tes yeux l’ont sondée et sur ton livre est déjà inscrit ce qu’il me reste à accomplir. Vois mon humiliation et combien grande est ma peine, et remets tous mes péchés, Dieu de l’univers, afin que, le cœur pur, la conscience dans la crainte, et l’âme contrite, je reçoive tes Mystères très purs et vénérables, qui vivifient et déifient quiconque en mange et boit d’un cœur franc. Car tu l’as dit toi-même, ô mon Maître : Quiconque mange ma Chair et boit mon Sang, vraiment celui-là demeure en moi et moi je demeure en lui. Vérité en plénitude, la parole de mon Maître et mon Dieu : Celui qui participe à ces grâces divines et divinisantes n’est certes plus seul, mais il est avec toi, ô mon Christ, lumière du triple soleil illuminant le monde. Pour que je ne sois donc plus seul, séparé de toi, source de toute vie, de toi mon souffle, ma vie et mon allégresse, de toi le Sauveur du monde, je m’approche ainsi, te suppliant avec larmes et l’âme brisée.

Donne-moi d’être racheté de mes fautes, et de communier sans encourir de condamnation à tes Mystères vivifiants et irréprochables afin que, comme tu l’as dit, tu demeures avec moi, le triple misérable, de peur que le Malin, me trouvant privé de ta grâce, ne m’enlève par ruse et ne m’égare loin de tes paroles divinisantes.

Aussi devant toi je me prosterne et te supplie avec chaleur : Comme tu as reçu le fils prodigue et la courtisane qui s’approchait, de même accueille-moi, en ta miséricorde, moi le débauché et le prodigue qui maintenant m’approche de toi l’âme brisée. Je sais, Sauveur, que personne ne t’a offensé plus que moi, ni fait ce que j’ai fait.

Mais je sais aussi que la gravité de mes fautes et le nombre de mes péchés ne peuvent surpasser la grandeur de la patience de mon Dieu et l’immensité de son amour des hommes. Mais l’huile de ta compassion purifie, fait resplendir et rend participants à ta lumière les pénitents fervents, et, en abondance, les fait communier à ta divinité.

Chose étrangère aux esprits angéliques et humains : tu leur parles souvent, comme à des frères aimés. Tout cela me rend hardi et me donne des ailes, ô mon Christ ; confiant dans les riches bienfaits que tu m’as accordés, joyeux et tremblant tout autant, je reçois le feu, moi le chaume, et, étrange merveille, je suis couvert de rosée, comme le buisson de jadis brûlant sans se consumer. Je te rends grâces en esprit pour cela, je te rends grâces de tout cœur, tout ce qui est en moi te rend grâces, en mon âme et ma chair. Je t’adore, je te magnifie et te glorifie, ô mon Dieu, toi qui es béni maintenant et dans tous les siècles.

8e PRIÈRE, DE SAINT SYMÉON LE MÉTAPHRASTE

Seigneur, le seul pur et immaculé, qui dans la tendresse ineffable de ton amour des hommes, as reçu toutes les composantes de notre nature à partir du sang pur et virginal de celle qui t’a enfanté surnaturellement par l’intervention de l’Esprit divin et la bienveillance du Père éternel, Christ Jésus, sagesse, paix et puissance de Dieu. Toi qui, par surcroît, as daigné assumer ta passion vivifiante et salutaire, la croix, les clous, la lance, la mort, mortifie en moi les passions du corps qui corrompent l’âme. Toi qui en ta sépulture as dépouillé les royaumes infernaux, ensevelis en moi les desseins néfastes sous les bonnes pensées et disperse les esprits du mal. Toi qui, le troisième jour, par ta résurrection vivifiante as relevé notre premier père déchu, relève-moi, moi que le péché a fait tomber, en m’offrant les moyens de faire pénitence. Toi qui par ta glorieuse Ascension as divinisé la nature humaine assumée et l’as honorée en la faisant siéger à la droite du Père, rends-moi digne, par la communion à tes saints Mystères, de me trouver à ta droite parmi ceux qui sont sauvés.

Toi qui par la venue de l’Esprit Paraclet as fait de tes saints disciples des vases précieux, consacre-moi comme un réceptacle digne de sa venue. Toi qui viendras de nouveau juger l’univers en toute justice, permets-moi de venir aussi à ta rencontre sur les nuées, mon Juge et mon Créateur, avec tous tes saints, afin que je puisse te glorifier et de te célébrer pour l’éternité, avec ton Père sans commencement et ton très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

9e PRIÈRE, DE SAINT JEAN DAMESCÈNE

Je me tiens devant les portes de ton Temple et les pensées mauvaises ne me quittent pas. Mais toi, Christ notre Dieu, qui as justifié le publicain, qui as eu pitié de la Cananéenne et qui as ouvert au larron les portes du Paradis, ouvre-moi les entrailles de ton amour pour les hommes et accueille-moi, moi qui m’approche de toi et qui te touche, comme tu l’as fait pour la courtisane et pour l’hémorroïsse ; celle-ci, en effet, reçut aisément la guérison en touchant la frange de ton manteau ; celle-là, ayant embrassé tes pieds immaculés, obtint la rémission de ses péchés.

Et moi, pitoyable, qui ose recevoir ton Corps tout entier, puissé-je ne pas être consumé ! Comme elles, reçois-moi, illumine les facultés de mon âme et consume l’acte d’accusation de mes péchés, par les prières de celle qui sans semence t’a mis au monde et de toutes les puissances célestes. Car tu es béni dans les siècles des siècles. Amen.

10e PRIÈRE, DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Je crois, Seigneur, et je confesse que tu es en vérité le Christ, le Fils du Dieu vivant, venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier.

Je crois encore que ceci même est ton Corps très pur et que ceci même est ton Sang précieux. Je te prie donc : aie pitié de moi et pardonne-moi les fautes volontaires et involontaires, commises en paroles, en actes, sciemment ou par inadvertance, et rends-moi digne de participer, sans encourir de condamnation, à tes Mystères très purs pour la rémission des péchés et la Vie éternelle. Amen.

À ta Cène mystique, Fils de Dieu, reçois-moi aujourd’hui ; je ne révélerai pas le Mystère à tes ennemis et je ne te donnerai pas le baiser de Judas, mais comme le larron, je te confesse : souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume.

Que la participation à tes saints Mystères, Seigneur, ne me soit ni jugement, ni condamnation, mais la guérison de mon âme et de mon corps. Amen.

 

Empreinte sur la prosphore
utilisée pour l'Eucharistie

Au moment de communier :

PRIÈRE DE SAINT SYMÉON LE MÉTAPHRASTE

Voici que je m’approche des divins Mystères, ô mon Créateur. Que cette communion ne me consume pas, car tu es un feu qui brûle les indignes, mais purifie-moi de toute souillure.

En voyant ce Sang qui divinise, tremble, ô homme, car c’est un charbon ardent qui embrase les indignes. C’est le Corps de Dieu qui déifie l’esprit et qui nourrit incompréhensiblement l’âme.

Ô Christ, c’est toi-même qui m’as attiré par ton divin amour et qui as enflammé mon désir de toi. Brûle donc mes péchés de ton feu immatériel et daigne me remplir de ta douceur afin que, plein de joie, je glorifie tes deux avènements, ô Dieu bon.

Comment entrerai-je, indigne que je suis, dans la splendeur de tes saints ? Si j’osais pénétrer dans la chambre des Noces, mon vêtement me trahirait, car ce n’est pas la robe nuptiale, et les anges m’enchaîneraient et me chasseraient.

Purifie donc, Seigneur, les souillures de mon âme et sauve-moi, toi qui nous aimes. Maître, Ami des hommes, Seigneur Jésus Christ, mon Dieu, que tes saints Dons ne tournent pas à mon jugement à cause de mon indignité, mais qu’ils soient la purification et la sanctification de mon âme et de mon corps et un gage pour la Vie éternelle et le Royaume à venir.

Il est bon pour moi de m’attacher à Dieu et de placer dans le Seigneur l’espérance de mon salut. Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton Royaume. Amen.


5. APRÈS LA COMMUNION

PSAUME 33

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à la bouche ;
je me glorifierai dans le Seigneur,
qu’ils écoutent, les humiliés, qu’ils jubilent !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son Nom ;
je cherche le Seigneur, il me répond ;
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
et sur son visage, pas de honte.
Un pauvre a crié : Dieu écoute,
de toutes ses angoisses, il le sauve.

L’ange du Seigneur campe à l’entoure
pour délivrer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur :
bienheureux qui trouve en lui son refuge !

Craignez le Seigneur vous les saints,
rien ne manquent à ceux qui le craignent.
Les jeunes fauves sont dénués, affamés,
qui cherche Dieu ne manque d’aucun bien.

Venez, mes fils, écoutez-moi,
je vous enseigne la crainte du Seigneur.
Qui désire la vie
aime les jours où il verra le bonheur ?

Garde ta langue du mal
et tes lèvres des paroles trompeuses ;
renonce au mal, pratique le bien,
recherche la paix, poursuis-la.

Le Seigneur a les yeux sur les justes
et l’oreille attentive à leurs cris ;
le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur souvenir.

Le Seigneur écoute ceux qui l’implorent,
il les délivre de toutes leurs angoisses ;
le Seigneur est proche des cœurs brisés,
il sauve les esprits abattus.

Malheur sur malheur pour le juste,
mais chaque fois, le Seigneur le délivre ;
il veille sur chacun de ses os,
pas un ne sera brisé

Le mal tuera les impies,
les ennemis du juste seront punis.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs,
pas de punition pour qui trouve en lui son refuge.


 6. ACTIONS DE GRÂCES

PRÊTRE : Gloire à toi, notre Dieu. (3 fois)

Le Lecteur lit les prières suivantes :

LECTEUR :

ANONYME

Seigneur mon Dieu, je te rends grâces
car tu n’a pas repoussé le pécheur que je suis,
mais tu m’as rendu digne de participer
à tes Mystères sanctifiants.
Je te rends grâces de ce que tu as bien voulu
me faire communier à ces Mystères purs et célestes.

Seigneur, Ami de l'homme,
toi qui es mort et ressuscité pour nous,
et qui nous as donné ces Mystères redoutables et vivifiants
pour le bien de nos corps et la sanctification de nos âmes,
fais qu'ils guérissent mon âme et mon corps,
qu'ils confondent mes adversaires,
qu'ils illuminent les yeux de mon cœur,
qu'ils donnent la paix à mon âme,
qu'ils m'inspirent une foi intègre, un amour sincère,
une profonde sagesse,
et l'obéissance à tes commandements.

Qu'ils augmentent en moi ta divine grâce,
et me fassent habiter ton Royaume.
Fais que, gardé par eux dans ta sanctification,
je me souvienne toujours de ta grâce
et que désormais je ne vive plus pour moi-même
mais pour toi, mon Seigneur et mon Bienfaiteur.

Lorsque j'aurai passé ainsi mes jours
dans l'espérance de la Vie éternelle,
j'arriverai au repos éternel,
là où ne cesse jamais le son glorieux de la fête,
ainsi que la joie infinie de ceux
qui contemplent la beauté ineffable de ta Face.

Car tu es vraiment celui que nous désirons
et la joie indicible de ceux qui t'aiment,
ô Christ notre Dieu,
et toute la création te célèbre dans les siècles. Amen.

PRIÈRE DE SAINT BASILE LE GRAND

Ô Dieu et Seigneur Jésus Christ,
Roi des siècles et Créateur de toutes choses,
je te rends grâces pour tous les bienfaits
que tu m'as accordés,
et particulièrement pour la communion
à tes purs et vivifiants Mystères.
Je t'en prie, ô Dieu bon et Ami des hommes,
garde-moi sous ta protection et à l'ombre de tes ailes.

Donne-moi de recevoir dignement,
jusqu'à mon dernier soupir,
tes saints Mystères avec une conscience pure
pour la rémission de mes péchés et pour la Vie éternelle.
Car tu es le Pain de Vie, la Source de tout bien,
et nous te rendons gloire,
à ton Père éternel et à ton Esprit Saint,
maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

PRIÈRE DE SAINT SYMÉON LE MÉTAPHRASTE

Toi qui volontairement m'as donné ta Chair en nourriture,
toi, le feu qui consume les indignes,
ne me consume pas, ô mon Créateur !
Mais pénètre dans mes membres, mes reins et mon cœur.
Consume les épines de tous mes péchés.
Purifie mon esprit, sanctifie mon âme,
et fortifie mes jarrets de même que mes os.
Illumine mes cinq sens
et établis-moi tout entier dans ta crainte.
Protège-moi ! Défends-moi !
Garde-moi en tout temps
contre toute action et toute parole,
qui pourraient donner la mort à mon âme.
Purifie-moi, sanctifie-moi, dirige-moi !
Embellis-moi, instruis-moi, illumine-moi !
Fais de moi l’habitacle de ton seul Esprit,
et jamais celui du péché,
afin qu'étant ta demeure par ta venue en moi
dans la communion,
tout esprit mauvais et toute passion
me fuient comme du feu.

Comme intercesseurs, je t'offre les saints,
les armées célestes, ton Précurseur, tes sages apôtres,
et par dessus tout, ta vénérable et pure Mère.
Dans ta miséricorde, accepte,
ô mon Christ, leurs supplications,
et fais de ton serviteur un enfant de lumière.
Car tu es, ô Dieu bon, le seul Sanctificateur
et le seul Purificateur de nos âmes,
et tous, nous te rendons gloire chaque jour,
comme il convient, car tu es notre Dieu et notre Seigneur.

ANONYME

Seigneur Jésus Christ notre Dieu,
que ton Corps saint me procure la Vie éternelle,
et que ton Sang divin efface mes péchés.
Que cette Eucharistie me donne la joie,
la santé et le bonheur !

Lors de ton second et glorieux avènement,
rends-moi digne, malgré mes péchés,
de me tenir à la droite de ta gloire,
par l’intercession de ta Mère toute-pure
et de tous les saints.

ANONYME

Ô Mère de Dieu, Souveraine toute sainte,
lumière de mon âme enténébrée,
mon espérance, mon appui,
mon refuge, ma consolation et ma joie,
je te rends grâces de m'avoir permis de communier,
indigne que je suis, au Corps très pur
et au Sang précieux de ton Fils.

Toi qui as enfanté la vraie Lumière,
éclaire les yeux spirituels de mon cœur.
Toi qui as enfanté la Source de l'immortalité,
rends la vie à moi que le péché a fait mourir.
Ô Mère compatissante du Dieu de miséricorde,
aie pitié de moi, et donne à mon cœur
la contrition et la componction, à mon esprit l'humilité,
et à mes pensées captives la libération.

Rends-moi digne, jusqu'à mon dernier soupir,
de recevoir sans condamnation
la sanctification de ces purs Mystères,
pour la guérison de mon âme et de mon corps.
Accorde-moi les larmes du repentir et de la confession,
afin que je te chante et glorifie tous les jours de ma vie,
car tu es bénie et exaltée dans l’éternité.

CANTIQUE DE SYMÉON

Et maintenant, Seigneur, laisse ton serviteur,
selon ta parole, s'en aller en paix,
parce que mes yeux ont vu le salut qui vient de toi,
que tu as préparé pour être mis devant tous les peuples,
lumière qui doit se révéler aux nations
et la gloire de ton peuple Israël.

TRISAGION ET NOTRE PÈRE

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel,
aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père… Maintenant…

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous.
Seigneur, remets nos péchés.
Maître, pardonne nos iniquités.
Saint, visite-nous et guéris nos infirmités,
à cause de ton Nom.

Kyrie eleison. (3 fois)
Gloire au Père… Maintenant…

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié, que ton règne arrive,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain substantiel,
remets-nous nos dettes
comme nous remettons à nos débiteurs,
et ne nous soumets pas a l'épreuve,
mais délivre-nous du malin.

PRÊTRE : Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles.

LECTEUR : Amen.

TROPAIRE

Le Lecteur lit le Tropaire du jour ou de la fête. Puis :

Aux Liturgies de Saint Jean Chrysostome :

La grâce de ta bouche
éclaire l'univers comme un flambeau.
Tu as déposé dans le monde les trésors de la pauvreté
et montré la sublime humilité.
Tu nous instruis par tes paroles et tu pries le Verbe,
Christ notre Dieu, de sauver nos âmes,
ô Jean à la Bouche d'Or.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

Tu as reçu la grâce divine des cieux, et de tes lèvres,
tu nous as enseigné à adorer le Dieu Trinité.
Ô Jean Chrysostome, saint et bienheureux,
nous t'acclamons dignement,
car tu es notre guide dans les choses divines.

______________________________

Aux Liturgies de Saint Basile :

Ta voix a retenti sur toute la terre
qui a reçu ton enseignement.
Tu as exposé les dogmes divins,
expliqué la nature des êtres,
et embelli les mœurs humaines.
Père bienheureux, Sacerdoce royal,
prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

Dans les cieux se réjouit Basile,
l'illuminateur, le hiérarque du Créateur,
le divin initié aux Mystères du Christ.

______________________________

Aux Liturgies des Présanctifiés :

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

La vérité de tes œuvres, ô Père et Pontife Grégoire,
t'a rendu pour ton troupeau une règle de foi,
un modèle de douceur, et un maître de tempérance.

Aussi as-tu obtenu par ton humilité l’exaltation
et la richesse par ta pauvreté.
Prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.

______________________________

Aux Liturgies de Saint Jacques :

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

En disciple du Seigneur, tu as reçu l’Évangile du Christ ;
tu as acquis le prestige des martyrs et,
comme frère de Dieu, tu lui parles librement ;
comme pontife, tu es capable d’intercéder :
prie donc le Christ notre Dieu
d’accorder à nos âmes le salut, saint apôtre Jacques.

______________________________

À toutes les Liturgies :

Maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

L'Église est apparue comme un ciel
aux nombreuses clartés,
conduisant tous les fidèles à la lumière.
En elle crions, Seigneur, affermis cette Maison !

Kyrie eleison. (12 fois)
Gloire au Père… Maintenant...

Toi plus vénérable que les Chérubins,
et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins,
qui sans tache enfantas Dieu le Verbe,
toi véritablement la Mère de Dieu, nous t'exaltons.

Au nom du Seigneur, Père, bénis.

PRÊTRE : Que le Christ notre vrai Dieu par les prières de sa Mère toute-pure, de NN. (saints du jour), de saint Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople (ou : de saint Basile, évêque de Césarée en Cappadoce etc.), de saint N., patron de cette paroisse (de ce monastère), aie pitié de nous et nous sauve, lui qui est bon et ami des hommes.

LECTEUR : Amen.


Le Petit Livre de la Sainte Communion
est disponible en format Word sur simple demande.

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Introduction à Divine Liturgie

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Dernière mise à jour : 16-11-06