Le Christ transfiguré

La Transfiguration - Ressources pour la Vie Chrétienne

NOUVEAUTÉS 2005

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ÉCRITURE SAINTE ET THÉOLOGIE
LITURGIE ET SACREMENTS
SPIRITUALITÉ
PRIÈRE
SAINTS ET SAINTETÉ
ICÔNES


NOUVEAU CD EN EXCLUSIVITÉ : Nous te chantons : Chorales orthodoxes de Montréal. Production Éditions Orthodoxes La Transfiguration, 2005. 78 minutes. 22,00$C - avec frais d'envoi pour CD acheté seul : 24,00$C

Chants liturgiques représentatifs des traditions musicales, des communautés et des langues liturgiques utilisées par les paroisses orthodoxes de Montréal : chants en grec, slavon, roumain, ukrainien, anglais et français. Un CD unique qui témoigne de la Tradition vivante de l’Orthodoxie dans le " Nouveau Monde ".

Voir aussi nos disques compacts de chant liturgique orthodoxe en français.

 


ÉCRITURE SAINTE ET THÉOLOGIE

Nicolas Sakharov, J’aime, donc je suis. Le legs théologique de l’archimandrite Sophrony, Cerf, 2005. 268 p. / Environ 52,00$C

Ascète, moine et mystique chrétien du XXe siècle, l'archimandrite Sophrony (1896-1993) a laissé un enseignement qui révèle un grand théologien au cœur de l'histoire du christianisme. Son ouvrage Starets Silouane, moine du Mont-Athos et ses autres écrits font désormais partie intégrante de la tradition de l'Eglise. Déjà traduits dans plus de vingt langues, les livres du père Sophrony sont disponibles sur tous les continents. L'éventail de ses lecteurs va de personnes sans formation théologique aux professeurs d'université. a eux seuls, les éléments de sa biographie indiquent le caractère universel de sa personne. Né en Russie, il s'établit plus tard en Occident. Issu d'une famille bourgeoise, il commence sa carrière comme artiste. Il reçoit une éducation chrétienne, mais expérimente le mysticisme oriental. Au terme d'une immersion dans le creuset culturel de l'intelligentsia russe et après avoir goûté à l'éclat de la réussite artistique, il quitte le monde et vit comme simple moine dans un monastère, puis comme ermite dans une pauvreté extrême. Ordonné prêtre, il continue de servir des milliers de gens, s'ouvrant de cette façon à leur univers individuel. En lisant l'essai majeur que lui consacre le père Sakharov, on croisera les grandes figures que sont Nicolas Berdiaev, saint Silouane, Serge Boulgakov, Vladimir Lossky. On entrera aussi en profondeur dans une pensée qui emprunte les voies du cœur et n'est étrangère à aucun des grands débats théologiques contemporains.

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Métropolite ANTOINE (Bloom), Rencontre avec le Dieu vivant, Lecture spirituelle de l'évangile selon saint Marc, Cerf, 2004. 160 p. / 32,00$C

L'Évangile est un livre de vie, et c'est au partage de cette vie qu'invite le métropolite ANTOINE dans ce livre. L'auteur s'adresse à tout homme et à toute femme en quête d'une vie authentique et hanté par le désir de communion avec Dieu. Le métropolite ANTOINE possède ce don de rendre actuelle et présente la parole du Salut. Pasteur d'âmes, il transmet la Bonne Nouvelle à l'intelligence et au coeur de ceux qui l'écoutent, entraînant leur adhésion, suscitant leur élan de foi et leur désir de conversion. Jamais dans ses textes la lettre ne fait écran à l'esprit – à l'Esprit guidant une compréhension juste, sobre et responsable de l'Évangile, dans toute sa simplicité, son intégrité, sa transparence, sa liberté. Alors une rencontre se fait possible : la Rencontre avec le Dieu vivant...

Décédé le 4 août 2003, à Londres, à l'âge de quatre-vingt-neuf ans, le métropolite ANTOINE (Bloom) était l'une des figures les plus respectées de l'orthodoxie en Occident. Russe d'origine, il avait passé cinquante-quatre ans au service de l'Église dans les îles Britanniques, d'abord comme prêtre, puis comme évêque de Souroge, à la tête du diocèse du patriarcat de Moscou en Grande-Bretagne. Prédicateur apprécié, connu pour son remarquable travail pastoral aussi bien en Grande-Bretagne qu'en Russie même, il a laissé de nombreux ouvrages de spiritualité parus en anglais, en russe et en français, notamment L'école de la prière et Voyage spirituel (Seuil), Prière vivante et Sacrement de la guérison (Cerf), La vie, la maladie, la mort (éditions Laurens).

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Kallistos Ware, Approches de Dieu dans la voie orthodoxe. Précédé de Autobiographie. Nouvelle traduction annotée. Cerf/Sel de la Terre, 2004. 224 p. / 42,70$C

Révisée et annotée par l'auteur, cette dernière édition de « Approches de Dieu dans la voie orthodoxe » brosse – dans une traduction revue et corrigée – un tableau limpide et profond des enseignements fondamentaux, théologiques et ascétiques, de l'Église d'Orient. L'auteur présente la foi en Christ et la voie spirituelle orthodoxe comme mode d'existence et de prière. Il nous initie à l'expérience de Dieu qui est mystère, Trinité, Esprit, créateur, fait homme et éternité pour changer notre vie, ici et maintenant, dans les conditions qui sont les nôtres.
Le texte est précédé d'une « Autobiographie » inédite où Mgr Kallistos raconte sa découverte de l'Église orthodoxe et le cheminement qui l'a conduit à y adhérer. Né en 1934, d'origine anglicane, Mgr Kallistos Ware est moine de l'île de Patmos et évêque de Diokleia, au sein du diocèse grec de Grande-Bretagne. Théologien de renom, longtemps professeur de patristique à l'université d'Oxford, il est l'auteur de plusieurs classiques de la littérature orthodoxe, qui allient souffle spirituel et clarté pédagogique. Ancré dans la tradition de l'Église, mais ouvert sur le monde, la modernité et le dialogue œcuménique, il est un véritable bâtisseur de ponts entre l'Orient et l'Occident chrétiens.

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Vladimir LOSSKY, Essai sur la théologie mystique de l'Église d'Orient, 3e édition, Cerf, 2005. 266 p. / 37,40$C

La tradition orthodoxe n'a jamais voulu établir une distinction nette entre la mystique et la théologie, entre l'expérience personnelle des mystères divins et le dogme de l'Église. La théologie n'a pas pour objet une connaissance abstraite sur Dieu, mais la préparation de l'homme à l'union avec Lui. Ainsi, plutôt que de tenter de percer le mystère au moyen de l'entendement, elle doit tout au contraire provoquer une transformation intérieure de notre esprit, afin de nous ouvrir à l'expérience mystique. Toute théologie tend alors à la vie mystique, celle-ci n'étant rien d'autre que la vie spirituelle chrétienne. De tradition orthodoxe, Vladimir Lossky évoque ce qui est le plus intime et le plus précieux de sa foi : Dieu, la Trinité, l'homme créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, l'œuvre du Fils et du Saint-Esprit dans l'Église et l'ultime destinée de l'homme. Écrit il y a maintenant plus de soixante ans pour tous ceux qui désirent pénétrer l'univers spirituel orthodoxe, cet « Essai sur la théologie mystique » jouit d'un rayonnement extraordinaire. Un livre phare de la théologie chrétienne contemporaine qui demeure, encore aujourd'hui, d'une étonnante actualité.

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Boris Bobrinskoy, Le Mystère de la Trinité, Cours de théologie orthodoxe, 2e édition, 2003. 336 p. 1ère éd. 53,40C$ ; 2e éd.  68,40$C

Le Mystère de la Trinité est le fruit d’un enseignement de près de trente ans à l’institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris. Fidèle à la tradition doctrinale de l’Église orthodoxe, il reflète la pensée des Pères de l’Église d’Orient depuis les temps apostoliques : C’est dans le culte et les sacrements que le mystère trinitaire se déploie. Père Boris Bobrinskoy est aussi prêtre de paroisse à Paris, marié, père de famille et grand-père. Il a longtemps été membre de la commission "Foi et Constitution" du Conseil œcuménique des Églises. Il est toujours membre de la Commission française pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe et directeur de la radio "La Voix de l'Orthodoxie" (émissions religieuses destinées à la Russie). Il est l'auteur de nombreuses études portant principalement sur la théologie de la Trinité et du Saint-Esprit, la théologie de l'Église et de la liturgie.

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Boris Bobrinskoy, Le Mystère de l'Église : Cours de théologie dogmatique, Cerf, 2003. 315 p. / 53,50$C

L'objet de cet ouvrage est de rappeler les fondements dogmatiques de l'Eglise en tant que mystère, en tant que lieu et mode de la communion des hommes au banquet du Royaume trinitaire. De rappeler que l'Eglise demeure toujours l'Eglise du Christ animée par le Saint-Esprit, que l'Eglise est suspendue à l'amour sacrificiel du Fils de Dieu, assumant la nature déchue et la condition du serviteur, et cela jusqu'à la mort sur la croix. Par son amour sacrificiel, le Fils éternel ramène à la maison du Père la brebis égarée qu'est l'humanité, et cela par le souffle embrasé en permanence de l'Esprit de Pentecôte. C'est ce sens du mystère de l'Eglise que l'institut Saint-Serge s'efforce de transmettre en rappelant la place nécessaire de l'Eglise et donc l'importance de sa réflexion théologique sur elle-même à l'intérieur de sa vision globale du plan trinitaire de salut. Cet ouvrage veut affirmer, même confesser, la continuité et l'identité du dépôt de la foi dans l'Eglise à travers l'histoire mouvementée de celle-ci et malgré les péchés de ses membres - quelque fonction qu'ils occupent dans la hiérarchie du Peuple de Dieu. Ce livre est donc un acte d'espérance et de foi, car à travers les méandres de l'histoire nous lisons que s'accomplit la promesse du Sauveur faite à Pierre et aux apôtres que " les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle " (Mt 16,18). Au fil des siècles, l'Eglise garde conscience du mystère qui habite en elle et auquel elle participe à travers toute sa tradition de sainteté et sa vie sacramentelle et eucharistique. En particulier ce que l'on appelle aujourd'hui l'ecclésiologie eucharistique doit être mise en relief comme l'une des composantes essentielles de la nature même et donc de la vie de l'Eglise. La théologie orthodoxe moderne s'accorde pour considérer la célébration eucharistique comme le lieu par excellence de la manifestation de l'Eglise. L'Eucharistie exprime bien le temps fort de l'identité du Seigneur glorifié avec, vis-à-vis de et dans son Corps ecclésial.

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Élisabeth Behr-Sigel, Discerner les signes du temps, Cerf, 2002. 188 p. / 51,30$C

L’Église orthodoxe ne cesse de manifester sa continuité avec l’Église des Pères, l’Église indivise des origines, une communion d’Églises. L’ancrage résolu dans cette Tradition ancienne, une spiritualité riche et une célébration liturgique fervente et quasiment immuable font la force de l’Orthodoxie au risque de sembler la rendre étrangère à la modernité. Tout l’engagement d’Élisabeth Behr-Sigel a consisté au contraire à provoquer un dialogue constant entre l’Orthodoxie et la modernité. Elle a patiemment contribué, notamment à l’Institut Saint-Serge et à l’Institut catholique de Paris, au sein du Conseil œcuménique et dans l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), à témoigner de l’actualité de la foi orthodoxe dans toutes les Églises.

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LITURGIE ET SACREMENTS

Alexandre Schmemann, L’Eucharistie, sacrement du Royaume, YMCA-Press/F.X. De Guibert (L'Oeil), 2e éd. 2005. / 42,30$C

L'Eucharistie n'est pas un office liturgique parmi d'autres : elle se situe au centre de la révélation chrétienne, actualise le mystère de la rédemption et anticipe le royaume à venir. Dans ce livre-testament, terminé un mois avant sa mort, le père Alexandre Schmemann (1921-1983), théologien orthodoxe de réputation mondiale, ne fait pas qu'oeuvre d'historien : il cherche avant tout à revenir au sens originel de la célébration eucharistique. S’appuyant sur de solides éléments historiques et à une réflexion stimulante sur le sens de la liturgie, il met à jour différentes dérives qui ont brouillé celui-ci : cléricalisation, distance entre clercs et laïcs, piété individualiste et d’autres conceptions comme la réduction de l'Eucharistie à une figuration symbolique. Son objectif est " d’en revenir à la vision, à l’expérience dont l’Église a vécu depuis les origines " avec cette conviction : " Le christianisme est toujours confession, réception, expérience. " C’est pourquoi " la liturgie (…) est tout entière transformation " et, autre thème cher au père Alexandre, " Tout est réel dans la liturgie, non de la réalité de ce monde ni dans son temps désintégré, mais dans le temps intégré et nouveau. " Le père Alexandre appelle les chrétiens à une participation plénière au mystère de l'Eucharistie qui l'a interpellé dès son adolescence et qui n'a cessé de remplir sa vie de joie.

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SPIRITUALITÉ

Philocalie des Père neptiques, tome « A », 3e éd., Bellefontaine, 2004. En trois volumes, 685 p. plus lexique, bibliographie, tables de correspondance des trois éditions françaises. Les trois volumes : 80,00$C

La Philocalie, tome II, 2e éd., Desclée de Brouwer/J.-C. Lattès, 1995. 890 p. / 75,00$C

"Philocalie " signifie " amour de la beauté ", cette beauté qui est un Nom divin et qui, par la grâce de la " vivifiante croix ", se manifeste dans l’homme transfiguré. Une Philocalie est un recueil de textes ordonnés à cette transfiguration. La Philocalie par excellence fut publiée en grec, à Venise, en 1782, vaste florilège des témoins de la " prière de Jésus " ou " prière du cœur ", depuis les premiers moines d’Égypte jusqu’à la grande synthèse byzantine du XIVe siècle. La Philocalie est donc la patrologie de l’hésychasme, cet axe de la spiritualité orthodoxe, quête de cette hésychia, paix, silence, douceur de l’union avec Dieu. " Art des arts et science des sciences ", haute théologie faite pour adorer, la Philocalie est aussi le compagnon de route indispensable sur les chemins de l’apostolat charismatique et le guide du père spirituel. Les textes de la Philocalie sont disposés par ordre chronologique : textes monastiques originels, avec prédominance de la pensée d'Évagre le Pontique, synthèse conclusive de la grande époque patristique où Maxime le Confesseur donne le ton, mouvement charismatique de l'an 1000 au XIIe siècle environ, synthèse du XIVe siècle dominée par la théologie de Grégoire Palamas ; enfin, sept brefs traités plus récents, écrits en langue populaire.

 

Kallistos Ware, Le Royaume intérieur. Introduction par Maxime Egger. 4e éd., 2004. 112 p. / 32,00$C

La vocation de l’homme ? Ressembler toujours plus à Dieu en devenant toujours plus humain. La foi ? Une certitude qui doit sans cesse mourir pour être pleinement vivante. La vie ? Une spirale ascendante qui, de commencement en commencement, nous permet de devenir ce que nous sommes déjà. La mort ? Moins une séparation qu’un passage vers la lumière infinie du Christ ressuscité. À travers la joie du repentir, l’invocation du Nom et la paternité spirituelle, c’est à ce voyage vers le royaume caché du cœur que Mgr Kallistos Ware nous invite d’une manière très pratique. Né en 1934, évêque auxiliaire du diocèse orthodoxe grec de Grande-Bretagne, professeur de théologie à l’Université d’Oxford, Kallistos Ware est l’auteur de plusieurs classiques de la littérature orthodoxe. Ancré dans la tradition de l’Église, mais ouvert sur le monde et la modernité, il est un véritable « passeur » entre l’Orient et l’Occident chrétiens.

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Élisabeth BEHR-SIGEL et évêque KALLISTOS (Ware), Le Lieu du coeur. Initiation à la spiritualité orthodoxe, Cerf, 2e éd. 2005. 160 p. / 40,60$C

Présentation historique et thématique du courant contemplatif et mystique qui caractérise l'Orthodoxie depuis l'Église des premiers siècles et le monachisme primitif de l'ancienne Russie jusqu'à la spiritualité des 19e et 20e siècles. L'auteur situe ce courant, qui s'exprime pleinement dans la tradition "hésychaste" et dans la pratique de la "prière de Jésus" ou "prière du coeur", dans l'ensemble de la spiritualité chrétienne fondée sur l'Écriture et la Parole de Dieu. Le texte de la 1ère édition est complété par une étude de l'évêque KALLISTOS (Ware), sur "La Puissance du Nom", décrivant le rôle de la "prière de Jésus" dans la spiritualité orthodoxe.

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Archimandrite Sophrony, Voir Dieu tel qu’Il est (version intégrale), Cerf/Sel de la Terre, 2004. 310 p. / 53,40$C

Disciple de saint Silouane l’Athonite, l’archimandrite Sophrony (1896-1993) a été tour à tour moine, ermite et père spirituel de plusieurs monastères, dont celui qu’il a fondé en Grande-Bretagne. Voir Dieu tel qu’Il est, publié ici pour la première fois dans sa version originale et intégrale, est son autobiographie spirituelle. Des " mémoires intérieurs " qui suivent non pas une logique événementielle, mais qui nous plongent au cœur de son expérience du mystère de Dieu. Une expérience paradoxale, marquée par la plongée de l’âme dans les gouffres du néant et la révélation bouleversante de l’Être absolu comme personne – " Je Suis Celui Qui Suis " (Ex 3, 14) –, manifestée en plénitude par le Christ. Crée à l’image de Dieu, l’être humain est appelé à la déification et à la vision de la Lumière incréée. D’individu centré sur lui-même, il doit devenir – par l’Esprit Saint – une personne : un être en communion avec la Sainte Trinité et avec son prochain, capable de porter dans son cœur l’humanité entière et de compatir à ses souffrances. Le père Sophrony, à partir de son propre vécu, nous décrit la voie qui mène à la réalisation de cette vocation originelle. Un chemin paradoxal en trois mouvements : don gratuit de la grâce, souffrance de l’abandon de Dieu et recouvrement de la grâce par le combat ascétique et la prière. Humilité et purification du cœur par les larmes du repentir. Cette spiritualité exigeante, incandescente, nous rappelle qu’il n’y a pas de résurrection en Christ sans crucifixion du vieil homme. C’est par la Croix, la traversée des ténèbres de son propre enfer intérieur, que le chrétien accède à la Lumière du Royaume des cieux. C’est en se voyant soi-même tel qu’il est – dans sa faiblesse et la captivité de ses passions – qu’il peut voir Dieu tel qu’Il est, s’unir à Lui, accéder à la joie infinie et à la vraie liberté. Le père Sophrony nous le démontre magistralement : la théologie n’est pas un exercice spéculatif, mais " l’état de l’être inspiré par la grâce divine ". La connaissance spirituelle n’est pas un savoir, mais " l’expérience, dans l’existence, de la communion avec Dieu ". Le " christianisme n’est pas une doctrine, mais la vie ". Et le contenu de cette vie, plus forte que la mort, c’est l’amour.

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Alphonse et Rachel GOETTMANN, Guérison des maladies de l'âme, Préface d'Olivier CLEMENT. Presses de la Renaissance, 2004. 252 p. / 37,40$C

À une époque où les passions s’unissent et s’exaspèrent dans une véritable névrose spirituelle, Alphonse et Rachel Goettmann, en un langage simple, chaleureux, inspiré de notre propre contexte spirituel, établissent un lien indispensable entre nos préoccupations actuelles et les approches de la psychologie des profondeurs et de la médecine psychosomatique. Cet ouvrage fait bénéficier l’homme moderne de la sagesse des Anciens sur les passions majeures qui l’habitent. Par la richesse de leur expérience, les Pères du Désert indiquent un certain nombre de remèdes et ouvrent un chemin de guérison. La " méthode " d’unification et de dépassement de soi mise au point au cours de siècles d’ascèse par ces moines d’Orient est réexprimée ici dans le langage et selon les préoccupations d’aujourd’hui.

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Mgr Kallistos Ware, Tout ce qui vit est saint, Cerf/Sel de la Terre, 2003. 220 p. / 55,60$C

Il y a urgence. Face aux désastres écologiques actuels et annoncés, à l’heure où le néolibéralisme économique, le triomphe du numérique et la révolution génétique s’unissent pour donner à l’homme un pouvoir sans précédent sur la nature et transformer le vivant en marchandise, une refondation de l’humanité et du monde s’impose. « Radicale », c’est-à-dire qui va à la racine – spirituelle – des choses et débouche sur une métanoïa, un retournement de l’esprit et une ouverture du cœur à l’Esprit, sans lesquels toutes les mesures éthiques, politiques ou sociales resteront insuffisantes. C’est à cette démarche que nous invite Mgr Kallistos Ware, théologien de renom qui fut longtemps professeur de patristique à l’université d’Oxford, dans Tout ce qui vit est saint. Avec une grande clarté pédagogique, l’auteur pose d’abord les fondements théologiques d’une relation renouvelée, dynamique et intérieure, de l’être humain au cosmos et à son propre corps. Fort d’une vision théophanique de la création (Dieu est en tout par ses énergies) et d’une approche holistique de la personne, dépassant toute forme de dualisme, il montre comment le monde et le corps – créés beaux et bons à l’origine – sont appelés à la transfiguration, à devenir sacrements du Royaume et de la présence divine. Mais l’accomplissement de cette vocation suppose que l’être humain, véritable microcosme, change l’image qu’il a de lui-même, assume son rôle de prêtre de la création, réoriente vers le haut les passions qui le tirent vers le bas, purifie son regard et ses sens, développe une attitude eucharistique fondée sur l’action de grâces, l’offrande de soi, le partage, la vigilance, l’autolimitation volontaire. Mgr Kallistos Ware trace la voie et donne les « outils » de cette transformation personnelle, à travers une praxis spirituelle dont les piliers sont la louange liturgique, l’ascèse, le jeûne et la prière hésychaste (l’invocation du nom de Jésus), qu’il compare au yoga hindou et au dhikr soufi. Un chemin de croix, c’est-à-dire un passage de la mort à la Vie, qui est aussi au cœur de la relation entre l’homme et la femme, sanctifiée par le mariage.

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Archimandrite Placide (Deseille), Certitude de l'Invisible, Éléments de doctrine chrétienne, Presses Saint-Serge, 2002. 180p. / 25,00$

Higoumène du monastère Saint-Antoine en France, patrologue, un des principaux porte-parole de l'Orthodoxie francophone, le père Placide Deseille partage sa grande expérience en tant que moine, théologien, grand savant en patristique et spiritualité sur la connaissance de Dieu, la nature de l'homme, le péché et la Rédemption, le mystère de l'Église, la Divine liturgie, l'icône, le problème du mal et les fins derniers de l'homme. Le but de ce livre, destiné au grand public, est de « dispenser fidèlement la parole de vérité », telle qu'elle nous a été transmise et expliquée par les saints et les pe`res de l'Église, ces théologiens authentiques dont l'enseignement jaillissait de l'abondance de coeur illuminé par l'Esprit Saint.

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Fabian DA COSTA, Florilège du Mont Athos. Presses de la Renaissance, 2005. 276 p., ill. / 64,10$C

Situé au cœur de la Grèce, le mont Athos est un endroit fascinant et secret. Sur cette mystérieuse montagne sacrée, se perpétuent à la fois la vie érémitique des Pères du Désert et les fastes liturgiques des grands monastères de Byzance. C’est ce que l’auteur, lui-même orthodoxe, nous fait découvrir à travers ses photographies – reflets de la beauté de ce « Jardin de la Vierge » propice à l’émerveillement, et de l’intense vie contemplative qui y règne –, des témoignages de moines de Simonos Petra, des grandes figures du XXe siècle, des prières...

Le lecteur pénètre ainsi avec lui jusque dans les ermitages les plus reculés du « Désert du Sud », partage le quotidien des religieux, s’unit à leur prière, monte en pèlerinage jusqu’au sommet de la Sainte Montagne, pour plonger dans les profondeurs de l’expérience mystique qui y est vécue aujourd’hui encore. À travers les photographies et les témoignages des moines, une découverte du Mont Athos : histoire de la Sainte Montagne, et présentation de ses vingt monastères, le renouveau contemporain, les grandes figures du monachisme athonite, portraits et paroles de moines, la vie quotidienne, la fête de la Transfiguration au sommet de l'Athos, l'expérience spirituelle : conversion intérieure, repentir et ascèse, contemplation naturelle et désir de Dieu. Photographe paysagiste et d'illustrations, titulaire d'un DEA d'art byzantin, Fabian DA COSTA enseigne l'esthétique de la photographie à l'université Stendhal de Grenoble.

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Michel EVDOKIMOV, Ouvrir son coeur. Un chemin spirituel. Desclée de Brouwer, 2004. 160 p. / 40,60$C

Il y a plusieurs manières d’ouvrir son cœur. Le cœur est ouvert pour qui est amoureux. Le cœur est blessé pour qui est douloureux... Il recèle des abîmes vertigineux, en ouvrant sur les profondeurs du moi. Il est le lieu de la personne dans ses composantes affectives, physiques, morales. Mais au-delà de toutes ces dimensions, le coeur est aussi l’espace de la rencontre spirituelle avec Dieu. Partant du message biblique, du témoignage des mystiques ou des écrits de Pascal, le père Michel Evdokimov propose une première initiation à cette spiritualité du cœur née dans la tradition du christianisme oriental, et largement popularisée aujourd’hui dans les communautés ou les groupes de prière. Si Dieu invite l’homme à ouvrir son cœur, il vient aussi guérir ceux qui ont le cœur brisé, blessé par la difficulté de vivre ou la traversée du mal. A la suite des Récits du Pèlerin russe, Michel Evdokimov présente plus spécifiquement la prière du cœur et le chemin de méditation qu’elle propose. C’est l’occasion de parler de l’hésychasme, de la Philocalie et de l’expérience des Pères du désert, luttant pour « prier sans cesse ».

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Isaac le Syrien, Oeuvres spirituelles - II, 41 Discours récemment découverts, Bellefontaine (SO 81), 2003. 482 p. /  52,40$C

Isaac le Syrien naquit vers le milieu du VIIe siècle dans une région correspondant à l'actuel Qatar, dans le Golfe persique. Il se fit moine,
peut-être à Bet Abé, et y fut sacré évêque de Ninive, aujourd'hui près de Mossoul en Irak. Il déposa sa charge au bout de cinq mois seulement pour des raisons connues de Dieu seul, puis il se retira dans la solitude sur la montagne, parmi les autres anachorètes, où il s'appliqua à l'étude des Écritures divines. En rédigeant des enseignements pour ses disciples, Isaac avait un dessein précis : traiter de ce qu'il appelle le labeur de la prière, cette conversation avec Dieu, celle qui se célèbre dans le cœur, mais qui progresse aussi à travers des formes extérieures: psalmodie, méditation, contemplation de l'icône de la croix. Expliquer et propager la pratique de ce que nous appellerions aujourd'hui la prière intérieure, véritable labeur, don venant de Dieu, telle est bien l'intention principale d'Isaac dans ses discours. Il a une vive perception de la nécessaire progression de l'expérience spirituelle à travers le temps.
Ce nouveau recueil de ses écrits, découvert il y a peu d'années par Sebastian Brock et traduit pour la première fois en français, rejoint le lecteur dans sa recherche de Dieu la plus profonde. « Le commencement de toute vie en Dieu, mon frère, c'est d'avoir une foi forte dans le parcours de ta conduite (ascétique). Elle te permettra d'extraire toute la douceur que l'Esprit a déposée dans les livres saints » (Discours 1).

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Alexandre Schmemann, Vous tous qui avez soif ! Entretiens spirituels, Ymca Press/F.X. De Guibert (L'Oeil)

Homélies dominicales prononcées à la radio à destination de la Russie.

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PRIÈRE

Livre des Psaumes. Traduction des Psaumes par les moines du monastère orthodoxe de l’Abbaye Saint-Michel-de-Bois-Aubry. Éditions Orthodoxes La Transfiguration, 2004. 260 p. Relié en spirale. / 20,00$C

Le Psautier est la base de la Prière des heures et on retrouve des versets psalmiques à différents moments de tous les offices liturgiques et de la Divine Liturgie. Le Livre des Psaumes est conçu en tant que livre de prière, soit personnelle, soit communautaire. La numérotation des psaumes suit celle de la Septante et le Psautier est divisé en cathismes et stances selon l’usage liturgique dans l’Église orthodoxe. Deux textes permettent une meilleure appréciation de l’importance du psautier dans l’Église chrétienne. À la fin du livre les thèmes des psaumes sont classés selon une lecture chrétienne.

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Archimandrite Sophrony, La prière, expérience de l’éternité, Cerf/Sel de la Terre, 2e éd. 2004. 187 p. / 31,00$C

Quel est le sens de la vie, la vocation de l’homme? Devenir une « personne », répond l’archimandrite Sophrony (1896-1993). Une « personne », c’est-à-dire un être uni et semblable au Christ, porteur à la fois de toute la plénitude divine et de l’humanité entière, avec ses souffrances et ses joies. Mais comment entrer ainsi dans l’amour de Dieu, dans sa Lumière révélée au Mont Thabor ? Par le repentir et l’humilité, la conversion incessante de tout l’être, corps, âme et esprit. « Art des arts », don de la vie surabondante de l’Esprit Saint, la prière est la clé de cette transfiguration intérieure. Face-à-face avec l’Être éternel, elle est la source de la paternité spirituelle et de la vraie théologie, connaissance qui est communion dans l’existence avec Dieu. Mais, « création toujours jaillissante », elle est aussi un chemin de croix, un combat infini dans le cœur entre la Lumière divine et les ténèbres du vieil homme, la force libératrice du Christ et le pouvoir asservissant des passions. C’est de cette « voie étroite » aux confins du visible et de l’invisible, entre chutes et élévations, désespoir et joie pascale, que nous parle le père Sophrony. Non pas de l’extérieur ou à partir d’un savoir livresque, mais de l’intérieur, à partir de sa propre expérience spirituelle.

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Nicolas VÉLIMIROVITCH (Saint Nicolas de Jitcha), Prières sur le lac, L'Âge d'Homme, 2004. 200 p. / 39,50$C

Écrites en 1921-1922, sur les rives du lac d'Ohrid, ville dont il était alors l'évêque, les Prières sur le Lac, l'une des oeuvres majeures de l'évêque NICOLAS, abordent presque tous les thèmes relatifs à la vie spirituelle, depuis la conversion de l'esprit et du coeur jusqu'à la vision de Dieu et la déification, en insistant notamment sur la présence active de Dieu en chaque être, le Christ étant venu pour libérer l'homme, tout en respectant fondamentalement sa liberté, et le rendre dès maintenant à sa condition véritable à laquelle il est appelé par Dieu ; les traces de la présence de Dieu dans tout être induisent, en particulier, à l'apport spécifique des religions non chrétiennes. Poète, écrivain, prédicateur, surnommé le "Chrysostome serbe", l'évêque NICOLAS est l'une des grandes figures de l'orthodoxie serbe du 20e siècle. Il a été canonisé en mai 2003.

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Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, Livre des Heures, 2e édition, 2005. 298 p. Env. 60,00$C

Pour cette seconde édition du Livre des Heures, on précise notamment que les modifications apportées ont pour objectif la conformité avec la traduction de la Divine liturgie de saint Jean Chrysostome approuvée par l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et qui doit faire l’objet d’une édition dans un proche avenir. On constate que : " nous avançons progressivement vers un consensus plus large au sein des paroisses qui célèbrent la liturgie byzantine en français, avec comme unique désir de glorifier le Seigneur d’une seule voix et d’un seul cœur  ".

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SAINTS ET SAINTETÉ

Sainte Marie de Paris 1891 – 1945, Une Sainte des Temps Modernes. Textes rassemblés par Paul Ladouceur. Éditions Orthodoxes La Transfiguration, 2004. 200 p.   18,00$C

En janvier 2004 le Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople a inscrit à la liste des saints de l’Église orthodoxe les noms de mère Marie Skobtsov, ainsi que de trois de ses compagnons : le père Dimitri Klépinine, Élie Fondaminski et Youri Skobtsov. Animés par un amour inconditionnel du Christ et inspirés par mère Marie, tous témoignèrent avec elle de leur amour du prochain avant et durant les jours sombres de l’occupation allemande de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Tous périrent aux camps de concentration en Allemagne. Ce livre présente l’" être de feu " que fut mère Marie, sa vie, sa mission, son entourage, ses poèmes, son message : une sainte des temps modernes, une sainte dont nous avons besoin aujourd’hui.

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Père Ioannichié BALAN, Le père Cléopas. Traduit du roumain. L'Âge d'Homme,  2004. 210 p. / 40,60$C

Une introduction à la vie et à l'enseignement du père CLÉOPAS (1912-1998), l'un des grands spirituels roumains du 20e siècle (SOP 234.6). Moine, ermite, père spirituel du monastère de Sihastria, il aimait à dire de sa vocation que le père spirituel "doit être la lumière qui éclaire le monde par sa vie et par ses paroles". Par ses charismes, le père CLÉOPAS attira des dizaines de milliers de pèlerins qui le quittaient l'âme allégée, apaisée, vivifiée. Il n'avait pas fait école autour de lui, mais ses nombreux disciples favorisèrent la poursuite du renouveau monastique et de la vie spirituelle en Roumanie, en dépit des persécutions sous le régime communiste, devenant à leur tour des témoins vivants du Christ. Publié en langue roumaine, en 1999, par l'un de ces disciples, ce livre a été traduit en français par le père MARC (Alric), recteur de la paroisse franco-roumaine Saint-Joseph de Bordeaux, qui a vécu plusieurs années auprès du père CLÉOPAS, à Sihastria.

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Père Joseph de Vatopaidi, L’Ancien Joseph l’Hésychaste, Préface de l'Archimandrite Éphrem, higoumène du monastère de Vatopaidi (Mont-Athos), Cerf, 2002. 210 p. / 34,20$C

L’Ancien Joseph l’Hésychaste (1898-1959) est l’une des figures majeures de la spiritualité orthodoxe au XXe siècle. Il est considéré comme l’équivalent grec du célèbre Starets Silouane. Il fut, au Mont-Athos au XXe siècle, le principal restaurateur du mode de vie hésychaste, en particulier de la « prière de Jésus » (encore appelée « prière du cœur »). Ses disciples ont, après sa mort, répandu, par leur activité et leur rayonnement, son enseignement et sa pratique au Mont-Athos, puis dans toute la Grèce, à Chypre et jusqu’en Amérique du Nord.

Introduction du traducteur : Joseph l'Hésychaste est un très grand personnage de la spiritualité grecque contemporaine puisqu'il est mort en 1959. Rien ne semblait le destiner à un tel succès. Il était issu du peuple, pauvre, peu éduqué, il avait une foi très profonde et prenait très au sérieux ce que les Pères disaient. Progressivement, ayant une droiture intérieure, il a voulu concrétiser dans sa vie ce que disaient les Pères ; par les Pères d'ailleurs, il entend souvent les saints. Il lisait beaucoup, ce qui l'intéressait, ce n'était pas tant le discours théologique au sens où on l'entend en Europe mais plutôt en Orient, c'est-à-dire de la participation à la vie de l'Esprit. Il a essayé de mettre cela en pratique dans son existence, dans un premier temps, aux environs d'Athènes, après avoir travaillé un peu, puis il s'est rendu au Mont Athos. Il était très radical avec un caractère entier, très simple. Il s'est aperçu que cela ne se passait pas ainsi. Il a eu beaucoup de déceptions et a souffert de son existence au Mont Athos.

Joseph l'Hésychaste s'est retrouvé dans une communauté monastique des plus radicales du " désert " du Mont Athos, la zone sud la plus désertique où les moines vivent de la façon la plus ascétique. Après cette phase de recherche, il a compris grâce aux ascètes qu'il ne pourrait progresser que par l'humilité et, en particulier, s'il avait un Père spirituel. c'est-à-dire quelqu'un ayant vécu ce processus de vie dans l'Esprit, et qui, l'ayant vécu, peut guider quelqu'un d'autre. C'était pour lui quelque chose de fondamental. Il a vécu ce processus comme saint Séraphin de Sarov, d'ailleurs.

Très rapidement son succès a fait qu'autour de lui se sont agrégés quelques disciples, et après une vie d'ascèse et de privations, connaîtront un plein épanouissement spirituel et se retrouveront à la tête de plusieurs monastères. A l'heure actuelle, on peut dire que la spiritualité du Père Joseph domine au Mont Athos. Beaucoup de monastères se sont reconstitués autour de la spiritualité du Père Joseph qui était hésychaste, c'est-à-dire qu'il vivait dans la solitude, qu'il avait une foi extrême et qu'il vivait dans la prière absolue, la prière de Jésus en particulier. Voilà pourquoi cet homme est très important ; il n'est pas le seul bien sûr à être à l'origine de cette flamme qui jaillit actuellement du Mont Athos, il y a une pléiade de grands spirituels, mais il a été un élément très important du renouveau actuel de la spiritualité athonite.

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Joseph l’Hésychaste, Lettres spirituelles, Préface de l’Archimandrite Ephrem, monastère de Philothéou (Mont-Athos), L’Age d’Homme, Lausanne, 2005. 281 p. / 42,70$C

L’Ancien Joseph l’Hésychaste (1898-1959) est l’une des figures majeures de la spiritualité orthodoxe au xxe siècle. Il fut, au Mont-Athos, le principal restaurateur du mode de vie hésychaste, en particulier de la " prière de Jésus ". Ses disciples peu nombreux, mais remarquables ont, après sa mort, répandu, par leur acti­vité et leur rayonnement, son enseignement et sa pratique dans tout le Mont-Athos, puis dans toute la Grèce, à Chypre jusqu’en Amérique du Nord. Un ouvrage précédent (Père Joseph de Vatopaidi, L’Ancien Joseph l’Hésychaste, Éditions du Cerf, Paris, 2002) a fait connaître aux lecteurs francophones sa vie et son enseignement. Le présent ouvrage, célèbre dans tout le monde orthodoxe et déjà traduit en de nombreuses langues, contient l’essentiel de son œuvre écrite : quatre-vingt-une lettres, destinées à des moines et à des fidèles vivant dans le monde, et une longue lettre adressée à un ermite hésychaste, constituant un petit traité de vie spirituelle. Vrai père spirituel, l’Ancien Joseph savait s’adresser à chacun en fonction de ses conditions de vie, de son propre état intérieur et de ses propres besoins. Dans ces Lettres qui traitent de tous les aspects de la vie spirituelle et contiennent une multitude de conseils prati­ques, chaque lecteur pourra trouver aussi une nourriture adaptée à sa propre situation et proportionnée à son désir de progresser dans " la vie en Christ ". 

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Père Arsène. Présence de Dieu au coeur de la souffrance. Cerf / Le Sel de la Terre, 2004. 368 p. / 55,60$C

" Racontez comment vous êtes venus à la foi, les épreuves que vous avez traversées, les rencontres qui ont laissé l’empreinte de Dieu dans vos cœurs. " Voilà ce que le père Arsène, hiéromoine rescapé du goulag, demandait à ses enfants spirituels. Leurs confessions et mémoires intérieurs forment ce deuxième tome de récits sur l’une des figures de sainteté les plus mystérieuses de l’Orthodoxie russe contemporaine. Père Arsène est un livre multiple. D’abord, un étonnant morceau d’histoire qui nous fait vivre au quotidien la clandestinité chaude et angoissante des communautés chrétiennes sous la terreur stalinienne, la cruauté sans nom de la déportation, les horreurs de la guerre contre l’Allemagne nazie. Ensuite, une fabuleuse galerie de portraits hauts en couleurs, où se côtoient femme adultère, officier de police au grand cœur et autre Don Camillo relégué en Sibérie. Des personnages qui, au-delà des apparences et de tout jugement, nous révèlent les passions humaines les plus viles et les vertus évangéliques les plus nobles. Enfin, un bouleversant témoignage sur la puissance de la foi et de la prière : comment elles peuvent aider à supporter l’insupportable sans désespérer, transfigurer la réalité la plus dure et sordide en s’abandonnant à la Providence divine, manifester en toutes circonstances la présence protectrice de la Mère de Dieu. Touchant de simplicité et de profondeur, Père Arsène est un livre de feu et d’amour, qui ouvre le cœur, le dilate, l’illumine de joie et de réconfort. Nous vivons, souffrons, pleurons, sourions et nous réjouissons avec les personnages. Nous assistons, en direct, au jaillissement de la Lumière pascale au cœur des ténèbres de la mort. Et peu à peu, au fil des pages, l’évidence s’impose à nous : à Dieu tout est possible. Surtout l’impossible. Le corps desséché, couvert de plaies purulentes, transpercé de plus de trente éclats d’obus, le soldat Serge tourne la tête et admire la pureté fragile d’une marguerite qui, par la grâce, devient le signe de l’indestructible beauté et miséricorde divine… Ce livre constitue le prolongement d'un premier volume paru sous le titre Père Arsène. Passeur de la foi, consolateur des âmes, en 2002.

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Irina Goraïnoff, Séraphim de Sarov, Sa vie, Entretien avec Motovilov et Instructions spirituelles, Bellefontaine (SO 11), 3e éd., 2004. 214 p. / 38,00$C

Le saint starets Séraphim de Sarov (1759-1833) est devenu très populaire, même en Occident. Bien avant la canonisation officielle, la vox populi avait béatifié cet homme chaussé d’écorce de bouleau, vieillard aux traits sévères et fins, aux yeux d’un bleu limpide, disant à ceux qui venaient à sa rencontre: « Bonjour, ma joie! » et ajoutant : « Le Christ est ressuscité! » Ami des enfants et des bêtes, bon pour les repentis et exigeant pour les endurcis, préférant la solitude mais acceptant finalement les visites pour le bien de ses hôtes, sans parler des innombrables miracles qu'il a opérés et des nombreuses visions dont il a bénéficié, il a tout pour séduire, mais, ce qu'il a cherché avant tout, c'est ramener à Dieu ses frères et sœurs en humanité. Il aimait répéter ces paroles du Christ : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai le repos. Prenez mon joug sur vous… car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger (Mt 11,28-30). » « Des milliers de malheureux accourus à Sarov voyaient au bout de leur pénible route terrestre s'entr'ouvrir le portail lumineux du Royaume des Cieux ». « Quand l'homme contemple au-dedans de lui cette lumière éternelle, il oublie tout ce qui est charnel, s'oublie lui-même et voudrait se cacher au plus profond de la terre afin de ne pas être privé de ce bien unique – Dieu ».

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ICÔNES

Michel QUENOT, Du Dieu-homme à l'homme-dieu. De l'icône du Christ à l'icône des saints, Cerf, 2004. 224 p. (avec 150 illustrations). 147,50$C

"Loin de relever de l'accessoire, la sainteté concerne chaque personne au plus haut degré. Gorgée de sens, elle pointe vers ce qu'il y a de plus précieux en l'homme, ce qui l'élève et en fait un être à part au coeur de la création", écrit dans l'introduction à cet ouvrage, illustré de cent cinquante reproductions de fresques et d'icônes, Michel QUENOT, auteur déjà de plusieurs études sur l'icône, et qui cette fois propose d'"entrer dans la dynamique de la sainteté et [de] découvrir des géants spirituels" par le biais de l'icône qui "convie à la rencontre dans le face-à-face" permettant de tisser "un lien profond, organique et personnel avec les saints qui deviennent des amis proches".

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Michel QUENOT, Icône et Cosmos, Un autre regard sur la création. Éditions Saint-Augustin, 2003. 204 p. Ill. couleurs. Relié. 128,40$C

Tout en prenant conscience de la dégradation de la planète, l'homme en poursuit l'exploration - et l'exploitation - avec une fièvre inquiète et inquiétante. Dans ce contexte, l'icône, porte ouverte sur le Royaume, dirige notre regard vers le Christ cosmique qui invite l'homme à retrouver la place centrale qui est la sienne au coeur de la création. Cette large réflexion débouche sur une vision renouvelée du cosmos. Par les images d'icônes et de fresques du monde chrétien orientale, Michel Quenot, auteur renommé sur tous les aspects de l'icône, nous guide dans une exploration original de la création à la fois sacrée par son origine divine et profanée par celui qui a eu pour mission d'en être le gardien. Modeste contribution dans le débat sur l’état de la terre et sur la crise de l’environnement avec son lot de problèmes écologiques, ce travail dégage par touches successives, à partir d’un indispensable état des lieux, l’apport d’une théologie de l’icône qui inclut les divers aspects de la vie. Au désenchantement de l’homme, taraudé par sa propre corruptibilité et par celle du monde ambiant en décomposition, l’icône annonce l’émergence d’un homme renouvelé, d’un Ciel nouveau et d’une Terre nouvelle.

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Anastasia Drandaki, Images de la spiritualité grecque, Icônes de la collection Rena Andreadis, Skira, 2004. 135 p. / 64,20$C
La collection d'icônes réunies par Madame Rena Andreadis rassemble des œuvres du XIVe au XVIIIe siècle provenant de Crète, des îles ioniennes et de Grèce continentale...Ce livre est le catalogue d’une exposition regroupant environ trente-cinq icônes majeures choisies parmi celles qui furent réunies par Rena Andreadis et produites sur le territoire de la Grèce actuelle après la chute de Constantinople (1453). Le terme d'icône, qui vient du mot grec signifiant simplement image, a pris le sens particulier d'une représentation religieuse, peinte sur fond or, vénérée par les chrétiens d'Orient. Après 1453, cet art survivra de façon brillante dans les territoires grecs occupés par les Vénitiens et s'enrichira au contact de l'art italien.

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Alfredo Tradigo, Icônes et saints d'Orient, Repères iconographiques, Hazan, 2004. Ill. coul. 384 p. / 53,50$C

Véritable « encyclopédie » de l'icône, ce livre exceptionnel constitue une introduction générale aux icônes par le biais des différents types d'icônes. Tous les principaux types et styles des icônes à travers les âges y figurent : l'iconostase et le cycle du calendrier liturgique byzantin ; les icônes des principaux figures de l'Ancien Testament ; les épisodes de l'Évangile et les grandes fêtes liturgiques ; le Christ ; la Mère de Dieu ;  les saints : apôtres, martyrs, pères de l'église, moines et ermites, saints russes. Un index des sujets traités et un glossaire facilitent l'utilisation du livre comme livre de référence. Abondamment illustré - environ 350 illustrations couleurs.

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La Redécouverte de l’icône. La vie et l’œuvre de Léonide Alexandrovitch Ouspensky. Préface de Mgr Antoine Bloom ; biographie par L. A. Ouspensky ; photographies du Père Simon Doolan ; commentaires du Père Simon Doolan, Cerf, 2001. 94 p. / 83,40$C

Léonide Ouspensky (1902-1987), venu s’établir en France à la suite de la révolution russe, s’y fit connaître comme un peintre de talent avant de découvrir l’icône et de lui consacrer toute sa vie. Alors que l’iconographie orthodoxe, influencée par l’art naturaliste occidental, était depuis le XVIIIe siècle en pleine décadence, il s’attacha à en redécouvrir les sources authentiques, et fut dans le monde orthodoxe l’initiateur d’un retour à la Tradition. Cette redécouverte de l’icône se fit pour Ouspensky sur le plan théologique, par l’étude approfondie des fondements dogmatiques de l’icône : son livre majeur, Théologie de l’icône, publié une première fois aux éditions du Cerf en 1980 puis traduit en anglais, italien, grec, roumain, polonais et édité en russe, a été et reste en la matière une référence majeure, et son rayonnement est immense bien au-delà du monde orthodoxe. Mais cette redécouverte se fit aussi sur le plan pratique, par l’étude minutieuse des œuvres anciennes les plus représentatives. Pendant plus de quarante ans, Léonide Ouspensky enseigna, à Paris, l’iconographie à des élèves venus du monde entier, dont certains fondèrent des écoles dans leur pays d’origine et contribuèrent ainsi à y instaurer ou à y restaurer une iconographie de qualité. Ouspensky a lui-même peint de nombreuses icônes qui se caractérisent par la perfection de leur technique, la pureté de leur style (qui évoque souvent celui du grand iconographe russe du XIVe siècle, saint André Roublev) et la profondeur de leur expression théologique et spirituelle. Ces icônes sont aujourd’hui dispersées dans diverses églises et collections particulières. Le Père Simon Doolan, qui fut pendant plusieurs années à Paris l’élève de Léonide Ouspensky et qui enseigne et pratique actuellement l’iconographie aux États-Unis, a sélectionné, photographié et commenté plus d’une centaine d’œuvres particulièrement représentatives : des icônes, mais aussi des sculptures sur bois et sur pierre ainsi que des œuvres en métal repoussé, nous donnant ainsi un large aperçu des diverses facettes du talent d’Ouspensky. Ce beau livre comblera non seulement les nombreux élèves et admirateurs du grand iconographe, qui ne connaissent qu’une petite partie de son œuvre, mais encore tous ceux qui, dans le monde chrétien, s’intéressent à l’art de l’icône et sont à la recherche de ses formes les plus authentiques.

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Léonide Ouspensky et Vladimir Lossky, Le Sens des icônes, Cerf, 2003. 202 p. (" Beaux livres "). 145,50$C

Ce livre, qui constitue un complément indispensable à La théologie de l’icône de Léonide Ouspensky, n’est pas nouveau : il a été publié en 1952 simultanément en anglais et en allemand. Des obstacles posés à la fois par l’éditeur américain et par un éditeur français relativement à l’iconographie de l’ouvrage, avaient empêché jusqu’à présent sa publication en langue française. Ces obstacles ayant été levés, on dispose maintenant de cet excellent traité avec un texte français qui est, pour les textes de V. Lossky, le texte original et, pour les textes de L. Oupsensky, le fruit d’une traduction de l’original russe fidèlement réalisée par son épouse Lydia Alexandrovna. Le volume s’ouvre par un article de V. Lossky sur " la Tradition et les traditions ", qui est bien connu puisqu’il figure depuis longtemps dans le célèbre recueil À l’image et à la ressemblance de Dieu, en cours de réédition par les éditions du Cerf. Le chapitre suivant, intitulé " Le sens et le langage des icônes " est dû à L. Ouspensky ; c’est une magistrale introduction à l’icône, à la fois théologique, historique et artistique. Après un court chapitre sur " La technique de l’icône ", présentant concrètement les étapes de la réalisation d’une icône et les matériaux utilisés, le même auteur nous propose une remarquable analyse de l’iconostase type. Dans la suite, les deux auteurs se relaient pour nous présenter les principaux types d’icônes — du Christ, de la Mère de Dieu, des saints puis des fêtes. Ces présentations sont relatives aux icônes reproduites dans les chapitres correspondants, qui sont analysées du point de vue de leur composition mais aussi de leur histoire et de leur contenu théologique. Ces icônes ont été spécialement choisies par L. Ouspensky pour leur caractère représentatif et leur facture traditionnelle, dans des musées mais aussi chez des marchands ou dans des collections privées, où il les a fait photographier. Les commentaires ont été spécifiquement adaptés à ces icônes ; cela explique que l’on ait dû garder pour cette édition les illustrations originales dont certaines ne sont pas à la hauteur des standards actuels en matière de reproduction ; la qualité reste cependant globalement très bonne grâce aux efforts techniques déployés par l’éditeur. Écrit à deux voix parfaitement harmoniques par l’un des plus grands iconographes et par l’un des plus grand théologiens du siècle dernier, ce beau livre constitue un véritable manuel de théologie de l’icône appliquée, incontournable à la fois pour ceux qui veulent s’initier au monde de l’icône et pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances dans ce domaine.

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Léonide Ouspensky, La Théologie de l’icône, Cerf, 2e éd., 2003. 530 p. (" Patrimoines - Orthodoxie "). 104,80$C

La réédition de La Théologie de l’icône de Léonide Ouspensky est un heureux événement. Ce magistral traité, qui est devenu un classique et a été traduit en de nombreuses langues, reste, depuis sa première ébauche parue en 1960 et sa première édition complète parue en 1980, la meilleure introduction historique et dogmatique à la théologie de l’icône, écrite par celui qui fut un théologien de qualité, ami intime de Vladimir Lossky, mais aussi l’un des plus grands iconographes du siècle dernier. L’iconologie était jusque-là envisagée soit d’un point de vue purement historique, soit d’un point de vue purement esthétique, et dans les deux cas, malgré une prétention de neutralité scientifique ou philosophique, elle n’évitait pas les dérives consistant souvent dans le premier cas dans une complaisance (aujourd’hui très à la mode) envers l’iconoclasme et dans le second cas dans une confusion de l’icône avec un objet d’art. Léonide Ouspensky a été au XXe siècle le fondateur d’une iconologie qui a su redonner à l’icône son véritable sens en la resituant dans son véritable contexte, celui de la Tradition orthodoxe, et par rapport à ses véritables fondements, dogmatiques et ecclésiaux. Après un premier chapitre qui souligne que l’icône est née dans l’Église et se fonde sur l’Incarnation, l’auteur étudie le devenir de l’icône au long des siècles jusqu’à notre époque, en insistant fortement sur les périodes de crises qui ont finalement eu pour avantage de permettre à l’Église d’expliciter de plus en plus les fondements dogmatiques de l’icône : lors des deux périodes d’iconoclasme (VIIIe-IXe s.), au moment de la controverse hésychaste (XIVe s.), lors des conciles de Moscou (XVIe s.). Tout cela permet progressivement au lecteur de prendre conscience de la signification dogmatique, ecclésiale et cultuelle de l’icône et l’aide à distinguer une icône orthodoxe d’une œuvre d’art à motif religieux (le livre présente, à cet égard quelques illustrations caractéristiques) ou d’une représentation qui est iconographique dans sa forme mais dont le contenu n’est pas orthodoxe (par exemple les représentations du Père, ou les icônes de la " Sainte Famille " qui fleurissent aujourd’hui dans le monde catholique). Un dernier chapitre intitulé " De l’unité ", qui ne figurait pas dans l’édition précédente et qui est l’ultime œuvre écrite de l’auteur, dénonce la confusion qui est faite aujourd’hui entre religion chrétienne et Église, et les confusions qui en résultent au niveau de l’iconographie. De nombreuses reproductions viennent, tout au long du livre, illustrer le propos de l’auteur. Ce livre est indispensable à tous ceux qui veulent pénétrer dans le monde des icônes et en comprendre la signification profonde : non seulement ceux qui, étrangers à l’Église orthodoxe, sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à l’icône, mais encore les orthodoxes eux-mêmes qui, à la suite d’une influence massive de l’art occidental dans l’iconographie de leurs églises à partir du XVIIIe siècle, ont souvent perdu le sens de ce qu’est une icône dont le contenu et la facture sont conformes à la Tradition.

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Christoph Schönborn, L'Icône du Christ, Fondements théologiques, 4e éd. revue avec une nouvelle postface, Cerf, 2003. 256 p. / 51,30$C

Les études sur l'iconologie, l'histoire et le symbolisme des icônes abondent. Mais un domaine important restait peu étudié : l'univers spirituel et théologique dans lequel est né l'art de l'icône. Pour aider à comprendre le sens de ces « mystérieuses planches », Christoph Schönborn retrace le long chemin qu'a parcouru le thème de l'image du Christ du premier concile de Nicée (325) jusqu'à la querelle des images aux VIIe et VIIIe siècles. L'auteur introduit à la méditation des Pères de l'Église grecs (Athanase, Cyrille d'Alexandrie, Maxime le Confesseur) sur la Sainte Face du Christ, vrai Dieu, vrai homme. Puis il retrace l'histoire de la crise iconoclaste et sa solution dans l'œuvre de saint Maxime. Ce dernier voit dans le Christ l'icône de la charité de Dieu.
Ouvrage fondamental, devenu un classique (quatre éditions françaises), « L'Icône du Christ » aborde radicalement les questions théologiques de l'image et de la ressemblance de Dieu, de la participation de Dieu à l'humanité, du dialogue avec Dieu dans la liturgie et la prière.

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Dernière mise à jour : 12-11-05.