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Krishna et Radhu (hindouisme)

Textes choisis
(Islam)
Au Nom de Dieu, le tout Miséricorde,
le Miséricordieux
Louange à Dieu, Seigneur des univers
le Tout miséricorde, le Miséricordieux
le Roi du jour de lallégeance.
Cest toi que nous adorons,
Toi de qui le secours implorons.
Guide-nous sur la voie de rectitude
la voie de ceux que tu as gratifiés,
non pas celle des réprouvés,
non plus que de ceux qui ségarent.
Le Coran, Sourate 1, « Ouverture »,
Éditions Sindbad, 1990.
Méditation de Tchenrézi
Jusquà léveil, je prends refuge
En le Bouddha, le dharma et la sangha sublime.
Par le mérite engendré par ma pratique du don
et des autres perfections,
Puissé-je réaliser léveil pour le bien des êtres.
Au-dessus de moi et de tous les êtres de lunivers :
Un lotus blanc et un disque de lune.
Sur eux la lettre HRI doù apparaît le noble Tchenrézi.
Son corps clair et blanc émet des rayons
de cinq couleurs ;
Il sourit et nous regarde avec compassion.De ses quatre mains, les deux premières sont jointes,
Des deux autres, la droite tient un rosaire de cristal,
la gauche un lotus blanc.
Soies et joyaux le parent,
Une peau de biche couvre son épaule,
Le Bouddha de Lumière infinie couronne sa tête.
Il est assis dans la posture adamantine,
Devant un disque de lune immaculée.
Il réunit lessence de tous les refuges.Seigneur au corps blanc que nentache nul défaut
De votre tête, le parfait Bouddha est lornement.
Sur les êtres vous portez un regard compatissant,
Devant vous, Tchenrézi, je mincline.À la suite de cette prière sans distraction,
Le corps du noble Tchenrézi produit de la lumière :
Elle dissipe les apparences karmiques impures et
la compréhension erronée.
Le monde extérieur devient le Champ de béatitude,
Le corps, la parole et lesprit des êtres
Deviennent le corps, la parole et lesprit
du Seigneur Tchenrézi.
Les apparences, les sons et les cognitions
sont unis à la vacuité.OM MANI PÉMÉ HOUNG
Mon corps et celui des autres sont
le corps de Tchenrézi,
Les sons émis sont la mélodie des six syllabes,
Lactivité mentale est le domaine de la grande sagesse.
Par le mérite de cette méditation et de cette récitation,
Puissions-nous, moi-même et ceux qui me sont liés,
Dès que nous aurons laissé ce corps impur,
Renaître miraculeusement dans le Champs de béatitude,
Puis, dès après cette renaissance,
parcourir les dix terres,
Et, par émanations, faire le bien des êtres
dans les dix directions.Bokar Rimpotché, Tchenrézi :
Nature de la divinité, Claire Lumière, 1990.
par Djalâl-od-Dîn Rûmî
Lamour est ce qui donne la joie aux créatures
Lamour est ce qui cause la joie infinie.
Ce nest pas la mère qui nous donna la vie,
cest lamour.
A cette mère, cent louanges et miséricordes !* * *
La voie de lamour est un mystère,
il ny est point de querelle
Il ny a là dautres qualités que le sens profond.
Il nest point permis à lamoureux de discuter
Cest de non-existence quil sagit,
et non pas dexistence.* * *
Je possède un amour plus pur que leau limpide.
Un tel amour est licite pour moi.
Lamour des autres toujours est changeant,
Mon amour et mon Bien-Aimé à moi sont éternels.* * *
Cest lamour qui détient la pierre philosophale
de la lumière
Cest un nuage porteur de cent mille éclairs.
Dans le secret de mon être, se trouve
la mer de sa gloire :
Toutes les créatures sont noyées dans cette mer.* * *
Le cur de lhomme est une chandelle
prête à se consumer
La déchirure due à la séparation
davec le Bien-Aimé est prête à coudre.
Ô toi qui ignores la patience et la brûlure
Lamour est une chose qui doit venir,
on ne peut lapprendre.
Lamour est venu et il est comme le sang
dans mes veines et ma peau
Il ma anéanti et ma rempli du Bien-Aimé.
Le Bien-Aimé a pénétré dans toutes les parcelles
de mon corps
De moi ne reste plus quun nom, tout le reste est lui.* * *
Un amour est venu, qui a éclipsé tous les amours.
Je me suis consumé, et mes cendres sont devenues vie.
De nouveau, mes cendres par désir de ta brûlure
Sont revenues et ont revêtu mille nouveaux visages.
* * *
Bien que dans lamour il faille avancer pas à pas,
Seul est un pas véritable celui qui vient de léternité.
Dans la demeure de la non-existence,
on peut avoir beaucoup dexistences.
Ouvre les yeux : partout est la non-existence.
* * *
Ô toi dont lamour est lessence
du monde de lémerveillement
Ce quapporte ton amour, cest le bouleversement
Combien de temps minterrogeras-tu
sur létat de mon cur brûlé
Alors que, tu le sais bien,
tu le connais mieux que moi-même.
* * *
Au moment où mon essence se transformera
en océan universel
La beauté des atomes sera pour moi lumineuse.
Cest pourquoi je brûle comme la chandelle,
afin que, dans la voie de lamour,
Tous les instants pour moi deviennent un seul instant.
* * *
Je suis amoureux de lamour
et lamour est amoureux de moi.
Le corps est amoureux de lâme,
et lâme amoureuse du corps.
Parfois je tends les deux mains vers son cou,
Parfois il tire, comme les belles, le pan de ma robe.
* * *
Si tu es amoureux, reste près de lamoureux,
Jour et nuit, reste dans le cercle des amoureux.
Alors, quand tu auras trouvé ce cercle,
Laisse le monde, et demeure
auprès du Créateur du monde.
Djalâl-od-Dîn Rûmî, Rubâiyat,
Albin Michel, 1987.
par swâmi Vivekânanda
Le bhakti-yoga est la recherche véritable et sincère du Seigneur, une recherche qui commence, continue et se termine dans lamour. Un seul instant de folie damour intense pour Dieu nous apporte la liberté éternelle. « Bhakti, nous dit Nârada dans les Bhakti-sûtras, est un amour intense pour Dieu ». « Quand un homme parvient à cet amour, il aime tout et ne hait rien ; il est satisfait à jamais » ; « Cet amour ne peut être réduit à aucun intérêt mondain », parce que tant que subsistent les désirs de ce monde, cet amour ne peut exister en nous.
« Le bhakti-yoga est plus grand que le karma(-yoga), plus grand que le (râja-)yoga, parce que ceux-ci visent un but, alors que la bhakti est son propre fruit, son propre moyen, et son propre but. » [...] Il ny a pas autant de différence entre la connaissance (jnâna-yoga) et lamour (bhakti-yoga) quon ne ly imagine parfois... Finalement ils convergent et se rencontrent au même point. Il en est de même du râja-yoga, qui, suivi comme moyen de libération..., nous amène également au même objectif. [...]
La meilleur définition du bhakti-yoga est peut-être celle de cette strophe : " Que cet amour constant que vouent les personnes sans discrimination aux objets éphémères de la vie des sens, soit celui aussi qui ne quitte jamais mon cur, mon cur qui te cherche ! " (Vishnu Purâna). Nous pouvons voir quel amour fou que les hommes sans discernement peuvent accorder aux objets des sens, largent, les vêtements, leurs femmes, enfants, amis et possessions. Quel attachement intense ils ont pour toutes ces choses ! Cest ainsi que le sage nous dit dans la prière citée : " Que je néprouve cet attachement, ce désir intense, que pour toi ! " Cet amour, dirigé vers Dieu, sappelle bhakti. La bhakti nest pas destructrice ; elle nous apprend quaucune de nos facultés ne nous a été donnée en vain, que cest par elles que nous atteignons naturellement la libération. La bhakti ne tue pas nos tendances, elle ne va pas à lencontre de notre nature, mais lui donne une orientation supérieure et plus puissante. Quil est naturel daimer les objets des sens ! Nous ne pouvons pas nous en empêcher, car ils sont tellement vrais pour nous. Nous ne voyons normalement rien de vrai dans les choses supérieures, mais lorsquun homme a perçu quelque chose de vrai au-delà des sens, au-delà de lunivers sensible, il peut avoir un désir ardent ; mais cette aspiration doit être dirigé vers le supra-sensible, qui est Dieu. Et quand ce même amour qui auparavant était dirigé vers les objets des sens est tourné vers Dieu, il sappelle bhakti. [...]
Le bhakti-yoga nous apprend comment aimer sans arrière-pensées, comment aimer Dieu et aimer ce qui est bien parce que cest juste et non pas pour aller au ciel, ou pour avoir des enfants, ou la richesse ou toute autre chose. Il nous apprend que lamour lui-même est la plus belle récompense de lamour : que Dieu lui-même est lamour. Il nous apprend à rendre hommage à Dieu dans tous ses attributs : le Créateur, lOmniprésent, lOmniscient, le Souverain Tout-Puissant, le Père et la Mère. La louange suprême qui peut exprimer Dieu, la conception la plus élevée que lesprit humain peut avoir de lui, est quil est le Dieu de lamour. Là où il y a lamour, cest lui : " Où quil y ait de lamour, le Seigneur y est présent. " Lorsque le mari embrasse sa femme, il est là dans le baiser ; lorsque la mère embrasse lenfant, il est là dans le baiser ; lorsque deux amis se donnent la main, lui, le Seigneur, est présent comme le Dieu de lamour. Lorsquun grand homme aime et veut aider lhumanité, le Seigneur est là à répandre sa générosité sans mesure de par son amour pour lhumanité. Là où souvre le cur, là il est manifesté. Voilà ce quenseigne le bhakti-yoga.
Swâmi Vivekânanda, « Conférences
sur le bhakti-yoga ». Traduit de l'anglais.
Source : The Complete Works of Swami Vive-
kananda, III, Advaita Ashrama, Calcutta, 1991.
par Ibn Arabi
Dans lamour divin, Dieu nous aime pour nous et pour lui-même. Lamour quil nous porte pour lui-même est fondé sur ce hadîth saint : « Jétais un trésor (caché) et je nétais pas connu. Or, jai aimé être connu. Je créai donc les créatures afin que je me fasse connaître à elles. Alors elles me connurent. » Il ressort de cette nouvelle que Dieu nous a créés pour lui-même afin que nous le connaissions. Le verset suivant trouve ici son application : Je nai créé les djinns et les hommes que pour quils madorent (Coran, 51). En conséquence, il nous a créés pour lui seul.
Lamour que Dieu a pour nous est exprimé à travers lenseignement quil nous donne de nous comporter adéquatement pour parvenir à la félicité en nous préservant des agissements non conformes à notre finalité et à notre nature.
Dieu gloire à lui a produit les créatures afin quelles le glorifient. Il les a destinées à prononcer sa gloire et sa louange et à se prosterner devant lui. Cest ainsi que nous arrivons à le connaître. Voici comment il en parle : Les sept cieux et la terre célèbrent sa gloire ainsi que tout ce qui sy trouve. Il ny aucune chose qui ne le glorifie par sa louange (Coran, 17). Devant sa réalité propre et ce quil produit, la louange lui revient donc. [...]
Quant à lamour que Dieu nous porte pour nous-mêmes, il nous la fait connaître pour notre bien en cette vie et dans lautre. Il nous a prodigué les preuves de sa science pour que nous le connaissions et non pour que nous lignorions. Il nous accorde aussi la subsistance et nous comble de faveurs, bien que nous y soyons inattentifs malgré la science que nous en avons et linformation que nous détenons que tous les bienfaits qui nous poussent à agir viennent de son seul acte créateur et doivent lui être attribués. Ajoutons que Dieu a dispensé ces largesses pour nous seuls afin que nous en tirions profit et que nous nous comportions en conséquence sans que nous soyons préoccupés pour garantir la tranquillité dâme.
Pourtant, devant tous ces bienfaits dont nous sommes comblés, nous ne lui sommes pas reconnaissants, bien que la raison doive nous obliger à remercier celui-là même qui nous en a gratifiés et bien que nous sachions que Dieu seul est le bienfaiteur. [...]
Lamour que Dieu a pour ses serviteurs ne comporte ni origine ni finalité, car il nest pas destiné à recevoir les réalités contingentes et accidentelles. De la sorte, lamour quil prodigue à ses serviteurs, du premier au dernier, selon un processus sans fin, est dans son essence le principe même de leur être. Cest pourquoi lamour que Dieu a pour eux est en rapport intime avec son Être qui reste indissociable deux, quelle que soit leur condition virtuelle ou actuelle, car Dieu est avec eux dans leur condition dêtre actuelle comme il lest dans leur condition dêtre virtuelle, étant donné quils sont connus de lui qui les contemple et les aime sans cesse. Aucun principe nouveau que Dieu ne possède déjà ne peut lui être attribué. Plus même ! Dieu na jamais cessé de les aimer comme il na jamais cessé de les connaître en sorte que, dans la parole divine suivante prononcée par le Prophète : « ...jai aimé être connu... », Dieu nous fait connaître comment le processus amoureux de création intervient en soi tel quil convient à la divine Majesté, Dieu ne pouvant être appréhendé par lintelligence que comme agent et créateur.
Ibn Arabi, Traité damour, IV,
Albin Michel, 1986.
par Nârada
Voici la voie de bhakti, la voie de la piété, de lamour de Dieu. Le bhakti, cest lamour intense pour Dieu, cest la nectar de limmortalité, la conscience de notre nature éternelle. Ceux qui sont parvenus à cette amour suprême sont parfaits, immortels, accomplis ; ils ont franchi le désir, la douleur, la haine, la gaieté, légoïsme. Baignés dans lamour divin, ils connaissent la joie profonde, le silence intérieur et la réalisation du Soi.
Le bhakti nest pas du ressort du désir égoïste, mais du renoncement au désir ; ce renoncement est manifesté en consacrant à Dieu ses activités séculières et religieuses, en se dévouant profondément et totalement à lui, et en abandonnant tout ce qui éloigne de lui. Ainsi abandonne tout ce qui soppose au Seigneur et accomplis plutôt les actes profanes et sacrés qui favorisent la piété. Observe les prescriptions des Écritures même après le progrès spirituel : sinon, tu risques de perdre tout ce que tu as accompli. [...]
Lamour de Dieu sexprime en différentes formes : selon le disciple de Parasara, le bhakti cest la ferveur dans ladoration ; selon le sage Garga, cest chanter les louanges de la gloire et la splendeur divines ; et selon le sage Sandilya, le bhakti se trouve dans la jouissance du Soi véritable. Mais le sage Nârada pense que la consécration totale de toutes ses actions au service de Dieu constitue le bhakti, et le chagrin profond si Dieu est oublié.
Les sages anciens enseignèrent les façons dencourager le bhakti. Lamour de Dieu se réalise par le renoncement des objets des sens, le détachement du monde, ladoration incessante du Seigneur, lécoute et la récitation des splendeurs du Seigneur, même dans la vie de tous les jours : mais les voies les plus sûres sont la grâce des Saints qui ont réalisés lamour divin, et le don, aussi infime quil soit, de la grâce divine elle-même. La connaissance des Saints savère difficile, mais lorsquon les atteint, leur regard est profond et toujours efficace. Cest la grâce divine qui permet de connaître ces Grands Âmes. Entre Dieu et son vrai dévot, il ny a point de distinction : cultive donc lamour de Dieu, lamour de Dieu seul.
Lamour de Dieu est un, mais multiples sont ses formes : la glorification des qualités et attributs divins, lexaltation de sa beauté, ladoration, le constante souvenance, le service par amour, lamour tel celui dun ami, dun enfant, dune épouse, labandon à la volonté divine, limmersion absolue en lui, langoisse dêtre séparé de lui.
Quel est celui qui traverse le monde des illusions ? Celui qui a renoncé aux attaches au désir ; celui qui cherche les Grands Âmes et se met à leur service ; celui qui a renoncé même à son ego, qui désire se retirer du monde et extirpe les liens à ce monde ; celui qui surpasse les trois qualités essentielles des phénomènes (les guna) et qui quitte ses sécurités fondées sur les seules possessions ; celui lui qui renonce aux fruits de ses actions, consacrant ses activités à Dieu, se libérant ainsi du dualisme, renonçant même aux injonctions des Védas afin de se livrer entièrement et perpétuellement à lamour de Dieu ; cest lui qui traverse le monde des illusions, locéan du samsâra ; et cest lui qui en conduit dautres avec lui.
Les mots ne peuvent exprimer la nature essentielle de lamour divin ; il ressemble au plaisir dune caresse pour un muet, cet amour qui se manifeste à ceux qui en sont dignes. Cet amour surpasse tout ce qui peut être écrit ; au-delà du désir, il sagrandit sans cesse, il est plus subtil que le subtil ; on ne peut le connaître quen lexpérimentant. Le dévot qui sen réjouit ne perçoit rien, ne voit rien, névoque rien, ne pense à rien, sauf à son Dieu seul. [...]
Cherche avec patience la libération de la douleur, du plaisir, du désir, et du gain ; ne gaspille pas même la moitié dun instant, mais cultive la non-violence, la vérité, la pureté, la compassion, la foi dans le Seigneur et la vie spirituelle. Le Seigneur et lui seul devrait être adoré, en tout temps, en chaque geste, sans hésitation.
Dieu se révélera sûrement à ceux qui linvoquent ; il remplira de sa présence divine ceux qui lui sont passionnés. Seul lamour de Dieu est la plus haute vérité : jadis, maintenant et à jamais.
Ainsi enseignent tous les maîtres du bhakti, la voie de lamour divin. Celui qui accepte cet enseignement sublime de Nârada et le met en pratique, celui-là sera certainement comblé de lamour de Dieu, et il trouvera et atteindra le Seigneur Bien-Aimé.
Nârada, Bhakti-Sûtras
Traduit et adapté de l'anglais. Source : I.K. Taimni,
Self-Realization through Love, Madras, 1975.
par Ibn Arabi
Bien-aimé, tant de fois tai-je appelé,
et tu ne mas pas entendu !
Tant de fois me suis-je à toi montré
et tu ne mas pas vu !
Tant de fois me suis-je fait douces effluves,
et tu nas pas senti,
nourriture savoureuse, et tu nas pas goûté.
Pourquoi ne peux-tu matteindre
à travers les objets que tu palpes ?
Ou me respirer à travers les senteurs ?
Pourquoi ne me vois-tu pas ?
Pourquoi ne mentends-tu pas ?
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Pour toi mes délices surpassent
toutes les autres délices,
et le plaisir que je te procure
dépasse tous les autres plaisirs.
Pour toi je suis préférable à tous les autres biens.
Je suis la Beauté, je suis la Grâce.
Bien-Aimé, aime-moi,
aime-moi seul, aime-moi damour.
Nul nest plus intime que moi.
Les autres taiment pour eux-mêmes ;
Moi je taime pour toi,
et toi tu tenfuis loin de moi.
Bien-Aimé, tu ne peut me traiter avec équité,
car si tu te rapproches de moi,
cest parce que je me suis rapproché de toi.
Je suis plus près de toi que toi-même,
que ton âme, que ton souffle.Ibn Arabi, La sagesse des prophètes,
Albin Michel, 1974.
Amour divin - Amour humain : Introduction
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Dernière mise à jour : 01-09-06.